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Présidentielle 2022 : un mois après sa défaite, que devient Valérie Pécresse ?

RÉCIT - Les premiers jours ont été difficiles pour Valérie Pécresse. La raison de ce moral en baisse ? Son faible score mais surtout les soucis financiers qui en découlent.

Valérie Pécresse, le 10 avril 2022
Valérie Pécresse, le 10 avril 2022
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Présidentielle 2022 : un mois après sa défaite, que devient Valérie Pécresse ?
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Thomas Despré - édité par Marie-Pierre Haddad

Il y a un mois tout pile, le 10 avril, Valérie Pécresse était éliminée dès le premier tour de l'élection présidentielle, après n'avoir obtenu que 4,8% des suffrages. Un score historiquement bas pour sa famille politique, une humiliation et un défi financier qu'il a fallu immédiatement relever : rembourser une dette personnelle de 5 millions d'euros que l'Etat ne lui remboursera pas. Récit de ces quatre semaines où Valérie Pécresse a tenté de remonter la pente.

Dans son entourage, personne ne vous dira le contraire. Les premiers jours ont été difficiles pour Valérie Pécresse, très difficiles même. "Quand je l'ai vue, je l'ai trouvée pâle, comme si elle était ailleurs", explique une élue qui l'a croisée quelques jours après la défaite. "Elle était physiquement marquée", rajoute un député.

La principale raison de cette déprime n'est pas uniquement due à son score, mais ce sont les soucis financiers qui ont suivi qui l'inquiètent. "C'est vrai qu'avec cinq millions de dette vous ne dormez pas beaucoup", commente un de ses proches. D'autant que derrière cet échec personnel, Valérie Pécresse entraine avec elle son époux, Jérôme, patron d'une des filiales de General Electric. L'argent dans le couple c'est lui. Hors de question pour l'ancienne candidate de lui faire payer ce résultat.

Que le "Pécressethon" en tête

Très vite, cette opération trouve un nom, ce sera le "Pécressethon". Valérie Pécresse y met alors toute son énergie. "Aujourd'hui c'est ça la priorité", explique-t-elle à ses proches qu'elle retrouve le mardi après le premier tour. Et même lorsqu'elle s'envole en Espagne pour se ressourcer en famille et qu'elle prévient qu'elle sera moins joignable, en réalité elle ne lâche pas son téléphone.

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Pas une journée sans un texto ou un appel pour organiser la collecte. Elle va même jusqu'à apparaitre un soir par visioconférence avec des élus du conseil régional qui venaient de lui faire un don de 50.000 euros

Vincent Jeanbrun préside le groupe LR à la région Île-de-France. Au micro de RTL, il explique que "c'était l'occasion de beaucoup d'échanges, de sentiments et de sincérité. Il y a eu beaucoup de gratitude échangée".

Les raisons de la défaite

Aujourd'hui, Valérie Pécresse aurait déjà récolté un peu plus de 2,5 millions d'euros. Est-ce que Valérie Pécresse a déjà analysé les raisons de son échec ? Pas vraiment... C'est même "un sujet plutôt tabou", nous disait un de ses proches. Parce que c'est vrai que jusqu'à présent, cette question financière a pris toute la place. 

"Aujourd'hui personne n'ose l'attaquer parce qu'elle est encore en train de payer. Mais à un moment, ça finira bien par arriver", glisse un député. Alors en attendant, ce sont ses proches qui tentent d'analyser la défaite.

Geoffroy Didier a dirigé sa communication pendant toute la campagne. A RTL, il indique que "c'est trop tôt pour savoir exactement ce qui nous a empêchés de réussir. Certes, il y a eu des erreurs de campagne et des causes exogènes avec la pandémie et la crise en Ukraine qui ont beaucoup mobilisé l'attention des Français".

Si Nicolas Sarkozy nous avait soutenus avant le premier tour, on aurait pu dépasser les 5%"

Un conseiller de Valérie Pécresse

La pandémiel'Ukraine, mais aussi le manque de débat à la télévision, disent-ils. En coulisses, on commence à entendre une petite musique : "Si tous les députés avaient vraiment fait campagne pour elle, plutôt que de négocier des postes avec Macron, on n'en serait pas là", disait un conseiller, encore un peu remonté, à RTL. 

Sans oublier le non-soutien de Nicolas Sarkozy. "S'il nous avait soutenus avant le premier tour, on aurait pu dépasser les 5%". Seul petit mea-culpa de Valérie Pécresse devant son équipe : "Peut-être que nous n'étions au fond pas assez préparés" et de rappeler que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, eux, en étaient à leur troisième campagne. Mais vous voyez l'heure de la grande remise en question n'est pas encore venue.

À la tête de la plus grande région d'Europe jusqu'en 2028

Est-ce qu'elle est désormais de retour ? Oui. Elle est revenue ce samedi 7 mai en région parisienne "avec des couleurs", racontait quelqu'un qui l'a vu hier. "Elle avait besoin de couper, de recharger les batteries. La voilà remontée sur son cheval", ajoute un conseiller. Et elle veut montrer que son agenda n'a rien de celui d'une perdante. Vendredi 13 mai, elle inaugurera la biennale d'architecture à Versailles, le 14 mai, la Maison Cocteau à Milly-la-Forêt, avant une plénière du conseil régional la semaine prochaine.

Alors ce n'est pas le Conseil des ministres, mais c'est déjà ça. "Après tout, c'est ça la politique. Il y a des hauts et des bas. Il faut savoir reprendre le combat", répond Valérie Pécresse à un passant qui l'interrogeait lors des cérémonies du 8 mai.

Et à ceux qui questionnent son avenir politique national, son entourage démine : "Trop tôt pour répondre", mais de rappeler qu'elle reste présidente de la plus grande région d'Europe jusqu'en 2028 et qu'elle compte bien peser dans l'avenir de la droite".

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