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Présidentielle 2022 : quelle vision du féminisme a Valérie Pécresse ?

Placée entre la 2e et la 3e place selon les sondages, la candidate LR montre petit à petit ses cartes. Elle se dit "viscéralement féministe" mais "pas idéologue du féminisme".

Valérie Pécresse (LR) prononce un discours à Besançon, le 13 janvier 2022.
Valérie Pécresse (LR) prononce un discours à Besançon, le 13 janvier 2022.
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Lison Bourgeois

"La loi du silence, c'est fini". La phrase de Valérie Pécresse lancée à Jean-Jacques Bourdin en janvier sur BFMTV a surpris les téléspectateurs. Accusé d'agression sexuelle, le journaliste a semblé étonné des propos de la première invitée de sa nouvelle émission "La France dans les yeux".


Si l'intervention de la candidate aurait été réfléchie avec l'équipe de l'émission, son entourage se défend de tout "coup politique". "Elle a juste fait son devoir et rappelé ses valeurs", dit son directeur de la communication, Geoffroy Didier.

Aujourd'hui, la candidate des Républicains se revendique "viscéralement" féministe. Mais l'admiratrice de Simone Veil nuance rapidement son combat. Elle a ainsi assuré : "Je ne suis pas une idéologue du féminisme ou qui va déconstruire les hommes". La candidate s'identifie donc à une forme de féminisme nuancé qui avance lui-même ses propres contours. 

Engagée contre les violences conjugales

Dans les lignes du journal Le Monde, la candidate Les Républicains s'est positionnée contre les violences conjugales. En compagnie de son porte-parole Aurélien Pradié, Valérie Pécresse s'est engagée dans cette tribune à créer, en cas de victoire, une juridiction pour le traitement des violences au sein de la famille. 

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"Tant qu’il restera une femme, une seule et dernière femme victime de violences conjugales en France, elle nous aura à ses côtés. Nous ferons de cette lutte capitale pour notre société et les valeurs auxquelles nous croyons, la priorité", écrivent les auteurs de la tribune. Valérie Pécresse promet aussi d'accroître de 50% en cinq ans le budget des tribunaux.

La candidate place la santé des femmes au cœur des trois grandes causes de son programme. À travers cette formule, elle promet l'instauration d'un congé pour règles douloureuses ou encore l'abaissement de la  TVA sur les protections hygiéniques.

"La parole des femmes sera entendue"

Si Valérie Pécresse n'hésite pas à affirmer qu'elle gouvernera différemment puisqu'elle connait de l'intérieur les difficultés des femmes, elle refuse d'afficher clairement le costume de féministe. Invitée sur le plateau de BFMTV en décembre, Valérie Pécresse se définit comme "une femme qui tient, une femme qui a le courage, une femme qui fait". 

Elle ajoute même : "Comme le fait Angela Merkel, comme l'a Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, défendre bec et ongles les intérêts de son peuple". Élire une femme présidente devrait selon elle "changer quelque chose" car "la parole des femmes sera entendue, respectée quand elles sont victimes mais aussi [quand elles] ont des choses à dire". 

Valérie Pécresse se vante aussi souvent d’avoir fait émerger en Ile-de-France une génération de femmes politiques "dont certaines se font entendre au niveau national", comme Florence Portelli, Agnès Evren ou Alexandra Dublanche, toutes trois dans son organigramme de campagne.

Une position nuancée qui attire les contestations

Sur France Inter, Sandrine Rousseau a refusé d'identifier Valérie Pécresse comme féministe "car elle a diminué les subventions notamment au Centre Hubertine Auclert à Paris, qui joue un rôle conséquent pour l’égalité femmes-hommes".

Les propos de Valérie Pécresse ont aussi été repris sur le thème des congés paternité. Celle-ci soutient dans Le Journal des Femmes que ces congés puissent être pris au-delà des trois premières années. La candidate avait alors affirmé qu'il serait "socialement mieux vécu par les entreprises de voir les pères s'impliquer dans des problèmes un peu plus compliqués" que changer des couches. Une déclaration qui a été jugée dégradante pour les femmes.

Un thème qui revient régulièrement dans la campagne

Dans la course à la présidentielle, les autres candidates jouent aussi de leurs positions de femme. En mars dernier, Marine Le Pen (RN) s'était présentée comme "une féministe qui n'exprime pas d'hostilité à l'égard des hommes". 

Représentante du Parti socialiste, Anne Hidalgo confiait au micro de RTL : "Je suis une féminisme pour l’universalisme et je me suis engagé toute ma vie pour légalité des droits. Pas pour la suprématie, y compris des femmes sur les hommes".

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