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Présidentielle 2022 : "Nous aurons un grave incident ou un meurtre", prédit Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a fait une drôle de sortie ce dimanche, prévoyant "un grave incident dans la dernière semaine de la présidentielle".

Jean-Luc Mélenchon, le 16 mai 2021
Jean-Luc Mélenchon, le 16 mai 2021
Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP
William Vuillez
William Vuillez
Journaliste

C'est une phrase qui fait beaucoup réagir. Interrogé dans l'émission Questions politiques (France Inter/Le Monde/Franceinfo), ce dimanche 6 juin, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre".

Le chef de file des insoumis et candidat à la présidentielle a d'abord indiqué souhaiter qu'Emmanuel Macron "se représente", car "on aura de quoi dire" sur son "bilan". "Dans tous les pays du monde, ils ont inventé un type comme ça, qui sortait de rien, et qui était porté par un système oligarchique", a dit Jean-Luc Mélenchon pour évoquer Emmanuel Macron.

"De même que vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtreÇa a été Merah en 2012 (auteur jihadiste des tueries de Toulouse et de Montauban, notamment dans une école juive), ça a été l'attentat la dernière semaine sur les Champs Elysées (en 2017, un jihadiste avait assassiné le policier Xavier Jugelé), avant on avait eu Papy Voise (Paul Voise, un retraité agressé chez lui à Orléans en avril 2002), dont plus personne n'a jamais entendu parler après. Tout ça, c'est écrit d'avance", lance alors Jean-Luc Mélenchon.

"Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau, nous aurons l'événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d'inventer une guerre civile, voilà, c'est bateau tout ça", conclut le député LFI.

"Au-delà de la honte"

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Cette sortie complotiste de Jean-Luc Mélenchon a suscité une série de réactions indignées. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils militaire a été tué par Mohammed Merad, a dénonçé des propos "inadmissibles", réclamant du "respect pour les victimes". "Quand on manie ainsi la démagogie, on ne peut prétendre à devenir président de la République", a fustigé la cheffe du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault. "On est vraiment au-delà de la honte", a aussi réagi la LREM Aurore Bergé sur Twitter.

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