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Présidentielle 2022 : le "quoi qu’il en coûte électoral" ne fait que débuter

ÉDITO - Le budget de l’état, hors-covid, est alourdi de 14 milliards d’euros de plus tous les ans. Et pour l’instant, il n’y a aucune économie en face de ces nouvelles dépenses.

Emmanuel Macron, le 3 septembre 2021 à Marseille
Emmanuel Macron, le 3 septembre 2021 à Marseille
Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Présidentielle 2022 : le "quoi qu'il en coûte électoral" ne fait que débuter
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Présidentielle 2022 : le "quoi qu'il en coûte électoral" ne fait que débuter
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Olivier Bost - édité par Thomas Pierre

En ce moment, "Emmanuel Macron, à chaque fois qu’il sort de l’Elysée, lâche des centaines de millions d’euros", s’étrangle un député de la commission des finances. Et cette ambiance d’euphorie touche la campagne pré-électorale et tous les prétendants à l'Élysée. 

Anne Hidalgo promet 100 milliards pour augmenter les profs. Les Républicains propose un programme avec des dépenses en hausse. Marine Le Pen a dans ses cartons un chèque de 100.000 euros pour chaque couple qui fait des enfants.

C’est donc du grand n’importe quoi. Dans cette ambiance, la Cour des comptes, jusque-là plutôt sympa avec le gouvernement, change de ton. Son président, Pierre Moscovici, l’a dit mercredi à l’Assemblée nationale. En résumé, le soutien de l’économie pendant la crise a été bien fait. La relance, c’est bien aussi. Mais attention, ça dérape sur les dépenses ordinaires. 

Des dépenses ordinaires en hausse

Et ça, ça n’a rien à voir avec la crise. L’éducation, la sécurité, la justice, l’hôpital, l’armée… Tous les effectifs et les salaires sont en hausse, et nous ne connaissons pas encore le montant du plan jeune, ou du prochain plan d’investissement : France 2030. 

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Et tout ça, même si c’est très bien et indispensable, ça restera, une fois la crise passée. Le budget de l’état, hors-covid, est déjà alourdi de 14 milliards d’euros de plus tous les ans. Et pour l’instant, il n’y a aucune économie en face de ces nouvelles dépenses. 

Et nous ne connaissons pas encore le budget 2022. Il sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine, et il sera scruté de près par les obsédés de la dette. En 2017, le dernier budget de François Hollande avait été jugé "insincère". Il n’y a pas plus infamant pour un gouvernement. L’année prochaine, l’optimisme, la croissance et les miracles ne vont pas suffire pour nous ramener dans le droit chemin.

"Il faudra faire des choix"

Le réveil sera-t-il donc difficile ? Passé l’euphorie de la campagne, au lendemain de la présidentielle, il y a un gros risque de mal de crâne. Comme il est hors de question d’augmenter les impôts, il faudra bien trouver des économies à faire sans casser la reprise économique.

"Oui, il faudra faire des choix", explique une source à Bercy. "D’autant plus", nous a expliqué un responsable de la majorité, "qu’il y a des craintes de voir la note de la France dégradée". 
"Cela devrait empêcher le ministre de l’Économie Bruno Le Maire de dormir", en plaisante même cette source. Une baisse de la note de la France, cela veut dire qu’emprunter pourrait commencer à nous couter de l’argent. C’est ce qui avait plombé Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2012. 

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