2 min de lecture Présidentielle 2017

Pour Gattaz, "voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c'est ruine, désespoir et désolation"

Le président du Medef se prononce clairement en faveur de François Fillon dans une interview accordée au "Parisien", sans toutefois appeler à voter pour le candidat de la droite.

Pierre Gattaz le 14 mars 2016 à Matignon.
Pierre Gattaz le 14 mars 2016 à Matignon.
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Pierre Gattaz, le président du Medef, estime que François Fillon est le meilleur candidat à la présidentielle, celui "du plein-emploi", explique-t-il dans une interview au Parisien, sans toutefois appeler à voter pour lui. Ce qui est important, ce sont les mesures. Et celles qui sont le plus détaillées, ce sont celles de Fillon, même si celles de Macron vont dans le bon sens", indique-t-il au quotidien

Si François Fillon satisfait le patron des patrons, ce n'est pas vraiment le cas des autres candidats. "Je regarde les programmes économiques. Et celui de Marine Le Pen est dangereux. Mais il n'y a pas qu'elle : voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c'est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée", lance-t-il.

"Prenez les dépenses publiques : l'institut d'études Coe-Rexecode estime qu'avec Marine Le Pen elles vont augmenter de 125 milliards d'euros, avec Benoît Hamon de 150 milliards d'euros et avec Jean-Luc Mélenchon de 175 milliards d'euros. Qui va payer ? Soit on continue de s'endetter comme des fous, alors qu'on a 2.000 milliards d'euros de dettes, soit on augmente encore les impôts alors qu'on est déjà champion d'Europe des prélèvements obligatoires", explique Pierre Gattaz.

Macron va dans le bon sens pour Gattaz

Pierre Gattaz est toutefois plus indulgent avec Emmanuel Macron. S'il note des "choses intéressantes" dans son programme, il regrette que le candidat d'En Marche n'aille pas "au bout des réformes". "Celle du CICE [le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, ndlr), qui devient un allègement de charges, est un tour de passe-passe qui revient à un coût plus élevé en matière de fiscalité sur le travail", détaille Pierre Gattaz. "Il ne va pas assez loin, notamment sur la baisse des charges et l'ISF, qu'il ne supprime qu'à moitié".

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