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"Poser la question de l'autonomie stratégique de la France" : face aux velléités expansionnistes de Trump, Sébastien Lecornu promet un débat au Parlement sous quinze jours

La capture de Nicolas Maduro au Venezuela et les revendications de Donald Trump au Groenland suscitent l'inquiétude des Européens. Le premier ministre assure qu'un débat aura lieu au Parlement pour "poser la question de l'autonomie stratégique de la France".

Sébastien Lecornu, à l'Assemblée nationale le 4 décembre 2025

Crédit : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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La rédaction numérique de RTL & AFP

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Sébastien Lecornu s'est engagé mercredi à ce que le débat promis au Parlement sur l'opération militaire américaine au Venezuela ait lieu "sous quinze jours" et qu'il soit l'occasion de poser la question de "l'autonomie stratégique" de la France.

Ce débat sur une opération qui a conduit à la capture du président venezuelien Nicolas Maduro, "je m'y suis engagé hier, le plus rapidement possible, c'est-à-dire sous quinze jours", a affirmé le Premier ministre au Sénat, en réponse à une question de la cheffe de file des sénateurs communistes Cécile Cukierman.

Le coup de force de Donald Trump au Venezuela a suscité l'inquiétude des pays occidentaux, accentuée par de nouvelles menaces américaines sur le Groenland.

"Pourquoi la réaction européenne n'a pas été aussi rapide et aussi forte qu'attendu ?"

Le chef du gouvernement français a souhaité que ce débat soit "un moment où il faut se poser des questions sur notre autonomie stratégique, voir pourquoi la réaction européenne n'a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu'attendu, pour dire les choses de manière (...) prudente".

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Il a redit que "tout contrevient au droit international" dans l'opération américaine au Venezuela mais "ce n'est pas parce que tout est illégal (...) qu'il ne faut pas se réjouir qu'un autre avenir soit possible pour le peuple vénézuélien", en appelant à de nouvelles élections.

Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment par la gauche, pour sa première réaction samedi après l'opération américaine. Il s'était borné à appeler à une "transition pacifique" et "démocratique" au Venezuela, avant de dénoncer lundi une "méthode (...) ni soutenue ni approuvée" par la France.

Quelle "cohérence" pour la France dans le rapport au droit international ?

"Le vrai sujet, c'est notre crédibilité. Au fond, est-ce qu'on est prêt une bonne fois pour toutes à être fort?", a demandé le Premier ministre, en répondant cette fois au chef de file des sénateurs écologistes Guillaume Gontard.

"Et ça, c'est quelque chose qui n'est pas que gouvernemental. C'est une oeuvre collective qui se fait, à mon avis, sur plusieurs fondements, plusieurs principes", a-t-il développé, en évoquant notamment la "cohérence" de la France "dans le rapport au droit international" et sa "crédibilité" avec un budget de la défense qui n'est toujours pas voté pour 2026.

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