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Dmitri Medvedev déclare ne pas exclure une possibilité d’enlèvement du chancelier allemand Merz, comme l’a fait Trump avec Nicolas Maduro au Vénézuela.
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Dmitri Medvedev, ancien président russe et figure centrale de la communication offensive du Kremlin, a suscité la polémique. Dans une interview à l’agence Tass, il a affirmé ne pas exclure une opération russe visant à kidnapper le chancelier allemand Friedrich Merz, à l’image de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis.
Le vice-chef du Conseil de sécurité nationale russe a même qualifié ce scénario d’"excellent rebondissement dans ce carnaval d’événements", reprenant ses mots pour évoquer l’opération américaine au Venezuela. Il est allé plus loin en accusant Friedrich Merz d’être un "néonazi" et en estimant qu’il existerait en Allemagne des motifs de poursuites à son encontre, ajoutant que "ce ne serait pas une perte", car "les citoyens souffrent pour rien".
S’il n’occupe plus de fonction exécutive de premier plan depuis plusieurs années, Dmitri Medvedev reste une voix centrale du discours russe. Considéré comme l’un des relais les plus agressifs de Vladimir Poutine, il a multiplié les déclarations outrancières, notamment depuis le début de la guerre en Ukraine. Sous sanctions de l’Union européenne et des États-Unis depuis avril 2022, il a assumé un ton volontairement provocateur.
Sur le réseau social X, il a récemment dénoncé l’attitude de Washington, estimant que "l’équipe Trump agit de manière dure et cynique pour faire valoir les intérêts de son pays", ajoutant que "la loi du plus fort prime clairement sur la justice ordinaire".
À Berlin, la réaction n’a pas tardé. Le porte-parole du gouvernement allemand a fermement condamné les propos de Dmitri Medvedev, tout en soulignant que la sécurité du chancelier faisait l’objet de mesures renforcées. Les autorités allemandes ont affirmé prendre cette menace au sérieux, même si aucune information concrète ne laisse penser à un risque imminent.
Ces déclarations s’inscrivent dans une campagne de dénigrement plus large menée par la Russie contre Friedrich Merz. À l’automne déjà, le ministre russe des Affaires étrangères avait affirmé que le chancelier allemand se considérait comme appartenant à une "race à part", évoquant de prétendus gènes hérités de ses ancêtres.
Derrière ces attaques personnelles, le véritable point de crispation reste le soutien affirmé de l’Allemagne à l’Ukraine. Berlin a débloqué trois milliards d’euros supplémentaires d’aide militaire à Kyiv. Friedrich Merz a également plaidé depuis plusieurs mois pour que l’Union européenne utilise les avoirs russes gelés afin de financer l’effort de guerre ukrainien.
Une position qui a profondément irrité Moscou. Lors du dernier sommet européen de décembre, le chancelier allemand n’est toutefois pas parvenu à imposer cette ligne, en raison notamment du blocage de certains États membres, dont la Belgique.
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