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Manuel Bompard, coordinateur de LFI.
Crédit : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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Le député Raphaël Arnault, dont deux assistants parlementaires sont en garde à vue dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, ne sera "certainement pas" suspendu ou exclu du groupe LFI à l'Assemblée nationale, a déclaré, ce jeudi 19 février, le coordinateur du mouvement Manuel Bompard. "Il n'en est pas question. En vertu de quelles règles un employeur devrait être responsable des actes commis par ses salariés ?", a justifié Manuel Bompard sur Franceinfo. Le coordinateur de la France insoumise a aussi précisé que les deux collaborateurs du député LFI n'étaient pas membres de son mouvement.
Onze personnes dont trois proches de Raphaël Arnault font partie des interpellés dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Une "bataille rangée" s'était déclarée entre "membres de l'ultragauche et de l'ultradroite", selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle le jeune homme s'était retrouvé isolé.
Un homme, suspecté d'avoir un lien direct avec les violences, et sa compagne, accusée de l'avoir aidé à se soustraire à la justice, ont été interpellés mercredi matin, portant à onze le nombre de personnes en garde à vue, a annoncé le procureur de Lyon.
Concernant les deux assistants parlementaires de Raphaël Arnault, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a annoncé sur X avoir suspendu leurs accès aux locaux. Tout en assurant que des "vérifications de sécurité" avaient été effectuées sur les deux noms de Robin C., elle a cependant demandé un réexamen des "contrats de l'ensemble des collaborateurs" et "à ce que soit mis fin immédiatement à de telles pratiques".
"Une grande partie de la classe politique et de la classe médiatique a décidé de bazarder tous les principes d'un État de droit", a jugé Manuel Bompard en réponse aux appels à la démission, y compris à gauche, de Raphaël Arnault, fondateur du groupe d'ultragauche La Jeune Garde, au coeur des suspicions dans l'enquête sur la mort du jeune militant nationaliste et en cours de dissolution pour de précédentes accusations de violences.
Le député LFI des Bouches-du-Rhône a de nouveau fait la distinction entre son soutien à la Jeune Garde "telle qu'elle s'est constituée, c'est-à-dire sur la base de l'autodéfense populaire" et les faits "qui ont été commis et qu'on a vus sur les vidéos, qui sont des faits absolument condamnables".
Il a par ailleurs dénoncé "la lâcheté" d'un "certain nombre de responsables politiques qui font beaucoup de mal à la gauche" en visant le socialiste Olivier Faure, accusé par LFI d'avoir mis "sur le même plan des organisations fascistes et antifascistes".
Dans une note de blog, Olivier Faure écrit "qu'aucun parti ne peut accepter le compagnonnage, même lointain, de ce type d'organisation". Dans une première version circulant sur les comptes X des Insoumis, il avait ajouté à cette phrase, "qu'elle s'appelle La Jeune garde, Génération identitaire ou l'Action française".
"Les fascistes veulent imposer par la force un projet de société raciste, xénophobe (...) Le jour où il n'y aura plus de fascistes, il n'y aura plus d'antifascistes. Par contre, le jour où il n'y aura plus d'antifascistes, malheureusement il y aura encore des fascistes", a conclu Manuel Bompard.
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