1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Plainte des syndicats de magistrats : Dupond-Moretti ne démissionnera pas
1 min de lecture

Plainte des syndicats de magistrats : Dupond-Moretti ne démissionnera pas

INVITÉ RTL - L’Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature ont porté plainte en décembre contre le garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République (CJR) pour "prise illégale d’intérêt".

Éric Dupond-Moretti, le 14 février 2021
Éric Dupond-Moretti, le 14 février 2021
Crédit : Nicolas Kovarik / Agence 1827 pour RTL
Le Grand Jury d'Éric Dupond-Moretti
59:24
Le Grand Jury d'Éric Dupond-Moretti
59:24
Benjamin Sportouch & Marie-Pierre Haddad

L'Inspection générale de la justice, saisie d'une enquête administrative contre trois magistrats du parquet national financier (PNF) ayant valu à Éric Dupond-Moretti des accusations de conflit d'intérêt, a remis ses conclusions à Jean Castex.

Après des semaines de polémique à l'automne, dans une affaire où il était soupçonné d'être juge et partie, Éric Dupond-Moretti avait annoncé qu'il laisserait Jean Castex décider des suites à donner à cette enquête administrative, lancée le 18 septembre à l'encontre de ces magistrats du parquet anticorruption, dont son ancienne cheffe Éliane Houlette. 

L’Union syndicale des magistrats et le Syndicat de la magistrature ont porté plainte en décembre contre le garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République (CJR) pour "prise illégale d’intérêt". Les deux principaux syndicats de magistrats lui reprochent, une fois devenu ministre, d’avoir ordonné à l’inspection générale de la justice de mener des enquêtes disciplinaires sur des magistrats dont Éric Dupond-Moretti ou ses clients s’étaient plaints avant sa nomination au gouvernement.

Éric Dupond-Moretti pourrait être mis en examen devant la CJR. Si tel est le cas, compte-t-il rester ministre ? "Quelques heures" après avoir été nommé ministre, rappelle Éric Dupond-Moretti, "des représentants des syndicats et non pas des magistrats ont parlé de guerre. Au fond, ils mettent en cause ma légitimité politique (...) Ma légitimité, je la tiens du président de la République qui m'a nommé sur propositions du premier ministre", explique-t-il.

À lire aussi

Le 24 octobre dernier par un décret de déport au Journal Officiel, le garde des Sceaux a été officiellement écarté de toutes les affaires en lien avec vos anciennes activités d’avocat, au profit de Matignon et du premier ministre.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/