1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Parlement européen : Loiseau renonce à briguer la présidence du groupe centriste
2 min de lecture

Parlement européen : Loiseau renonce à briguer la présidence du groupe centriste

La cheffe de file des eurodéputés macronistes renonce à briguer la présidence du groupe politique qui réunira les forces politiques centristes au sein du Parlement européen.

Nathalie Loiseau, le 25 mars 2019
Nathalie Loiseau, le 25 mars 2019
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Sylvain Zimmermann & AFP

Nathalie Loiseau renonce à briguer la présidence du groupe politique qui réunira les forces politiques centristes au sein du Parlement européen, a-t-on appris jeudi 13 juin auprès de son entourage. 

La cheffe de file des eurodéputés macronistes, contestée après des propos critiques à l'égard de ses alliés européens, "a fait un choix en responsabilité pour s'assurer que la délégation Renaissance aura les postes qui permettront d'avoir la plus grande influence" à Bruxelles, a expliqué à l'AFP un membre de son équipe.

Obtenir la présidence aurait en effet nécessité de renoncer à d'autres responsabilités importantes comme des présidences de commissions parlementaires au sein du nouveau Parlement, dont la session constitutive aura lieu le 2 juillet.

La liste pro-Macron menée aux élections européennes par Nathalie Loiseau a remporté 21 sièges, ce qui en fait la plus importante délégation du groupe politique "Renew Europe", bâti sur les fondations de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe (ALDE).

Des débuts difficiles

À lire aussi

Ce groupe aura un rôle charnière au Parlement européen, où il sera le troisième derrière celui des conservateurs du Parti Populaire Européen (PPE, droite) et des sociaux-démocrates (S&D). Et les nouveaux arrivants français comptent bien y jouer les premiers rôles. Les macronistes avaient obtenu cette semaine une victoire symbolique en obtenant que le mot "libéral", trop connoté en France, disparaisse dans la nouvelle dénomination du groupe.

Mais la volonté de Nathalie Loiseau d'en prendre la présidence se heurtait à des résistances de la part d'autres délégations, qui ont pris de la vigueur après des fuites de propos qu'elle a tenus lors d'un "off" avec des journalistes à Bruxelles. Ses critiques envers le candidat du PPE à la présidence de la Commission, Manfred Weber, qualifié d'"ectoplasme", mais surtout envers des membres de l'ALDE, étaient censées ne pas être publiées, ou en tout cas sans attribution.

Mais elles ont été rapportées dans le quotidien belge Le Soir, puis dans plusieurs autres journaux, suscitant une controverse. Nathalie Loiseau, qui y jugeait notamment que "tout est à faire" dans ce groupe habitué à jouer les seconds rôles au Parlement européen, avait affirmé "ne pas reconnaître" les propos qui lui étaient attribués, dans un courriel adressé à ses collègues et vu par l'AFP. 

L'entourage de Nathalie Loiseau a estimé que les réactions à ces fuites n'expliquaient pas la décision de l'ex-ministre, mais que "cela n'a pas facilité les choses". 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/