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Femmes harcelées à Paris : la Ville ne veut pas jeter "l'anathème sur les réfugiés"

L'adjointe à la mairie de Paris appelle à faire la différence entre les réfugiés politiques et les migrants économiques, après l'appel de femmes contre le harcèlement de rue dans le XVIIIe arrondissement de la capitale.

Dominique Versini, adjointe à la mairie de Paris en charge de la solidarité et de la lutte contre les exclusions
Dominique Versini, adjointe à la mairie de Paris en charge de la solidarité et de la lutte contre les exclusions
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Paris : Dominique Versini demande "qu'on ne jette pas l'anathème sur les réfugiés"
07:13
Marie Demeulenaere

Une manifestation de femmes a eu lieu dans un quartier du nord du XVIIIe arrondissement à Paris, jeudi 19 mai. Celles-ci s'indignent de ne plus pouvoir sortir dans la rue sans devoir faire face à des groupes d'hommes qui les épient et les harcèlent. Les accusations se sont rapidement portées sur les migrants installés dans le quartier, mais l'adjointe à la mairie de Paris en charge de la solidarité et de la lutte contre les exclusions, Dominique Versini, appelle à une distinction importante.

Cette distinction doit se faire selon elle entre les femmes hébergées au centre de La Chapelle, à un autre endroit du XVIIIe arrondissement, et ceux qui errent dans le quartier Pajol, "qui sont des migrants mais économiques, qui participent à la vente à la sauvette, et qui sans doute ont des comportements indécents voire plus à l'égard de femmes", explique-t-elle. 

"Des gens aux parcours terribles"

Contre ces dernières personnes, qui participent de la délinquance, c'est la préfecture de police qui est tenue d'intervenir. "La maire de Paris a demandé au préfet de police qu'il y ait une action beaucoup plus volontariste et peut-être la création d'un groupement de lutte contre la délinquance", affirme Dominique Versini, qui annonce également que le maire du XVIIIe arrondissement, Éric Lejoindre, doit rencontrer le procureur de la République de Paris, François Molins, "cette semaine". 

Dominique Versini s'attelle a faire intégrer l'idée selon laquelle "le centre humanitaire qui est Porte de La Chapelle, où il y a énormément de jeunes femmes travailleuses sociales d'Emmaüs et de jeunes femmes bénévoles qui viennent s'occuper des migrants humanitaires, ne soit pas confondu, et qu'on ne jette pas l'anathème sur les réfugiés qui sont des gens qui ont vécu des parcours terribles (...)".

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