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Les femmes bannies du quartier Chapelle-Pajol à Paris

REPLAY - "Le Parisien" rapporte que dans le quartier les femmes n'ont plus droit de cité et n'osent plus sortir de chez elles.

Générique 3 La Revue de Presse La rédaction de RTL
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Les femmes bannies du quartier Chapelle-Pajol à Paris Crédit Image : FRED DUFOUR / AFP | Crédit Média : RTLnet | Durée : | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Imaginez, plusieurs centaines de mètres carrés de bitume abandonnés aux seuls hommes, et où les femmes n’ont plus droit de cité. Cafés, bars et restaurants leur sont interdits. Comme les trottoirs, la station de métro, les squares. Ce quartier, c'est le quartier Chapelle-Pajol dans l'est de Paris et c'est un reportage effarant du Parisien ce matin. Depuis plus d’un an, le quartier situé à cheval sur les Xe et XVIIIe arrondissements a totalement changé de physionomie explique le journal. Des groupes de dizaines d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants, passeurs, tiennent les rues, harcelant les femmes.

Les jeunes filles, à force de se faire insulter, ont renoncé à sortir seules, à porter une jupe ou un pantalon trop près du corps. "Nous avons toutes droit à un traitement insupportable", dit Nathalie, 50 ans, dont trente dans ce quartier, où elle a noté un climat "inédit" ces derniers mois. "Moi je ne me mets même plus à ma fenêtre, je ferme les volets", dit une voisine de 38 ans.

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Mais les habitantes du quartier ont décidé de se révolter et ont lancé une vaste pétition intitulée Les femmes, une espèce en voie de disparition au cœur de Paris. Elles ont aussi décidé d’organiser prochainement une marche exploratoire. Ensemble, elles parcourront tous les lieux du quartier où elles sont indésirables. Puis, rendront compte aux pouvoirs publics de leurs observations. C'est hallucinant et c'est à lire dans le Parisien.

L'avenir d'un pays en jeu

"Non je n'irai pas voter, de toutes façons tous les candidats sont issus du même système !" Conversation entre trois copines qui expriment la même défiance envers les postulants à la présidentielle. "Mais non lui rétorque son patron, il faut absolument faire barrage, c'est comme en France, fallait voter Macron au second tour pour empêcher Marine Le Pen  d'être élue". La scène se passe à 5.000 km de Paris, à Téhéran et est rapportée par Georges Malbrunot l'envoyé spécial du Figaro en Iran. L'élection présidentielle a lieu ce vendredi. Toute ressemblance avec d'autres scrutins passés ne serait pas fortuite.

L'élection met aux prises deux candidats : Hassan Rohani, le président modéré sortant avec face à lui, le conservateur Ebrahim Raïssi, protégé du guide suprême, qui voit dans le rapprochement avec l'occident le risque d'une invasion culturelle. La campagne a été rythmée par des débats télévisés très houleux. "Si vous n'allez pas voter, a dit Rohani à propos de son rival, il érigera des murs dans les rues pour séparer garçons et filles". Raïssi, turban noir des descendants du prophète sur la tête, s'est présenté pendant toute la campagne comme le candidat des laissés pour compte. "Quand Rohani parle à l'intellect des électeurs, Raïssi, lui, s'adresse à leurs tripes", résume Malbrunot.

Les élections en Iran également dans les Échos : "L'ouverture ou le retour en arrière". "Retour vers le passé ?", s'interroge Libération. "Iran un scrutin décisif", en une de La Croix, qui place l'économie au cœur du scrutin et qui rappelle que Rohani a pour lui d'avoir cherché à tirer son pays d'un long isolement en signant l'accord sur le nucléaire en 2015. La levée des sanctions a notamment permis le redémarrage de l'exploitation pétrolière, le taux de croissance est passée de 0,4 à 6,9% depuis 2015, l'inflation de 40 à 8%.

La com de Macron passée au crible

Au lendemain du premier Conseil des ministres du quinquennat, un constat s'impose, ainsi résumé en une de la Nouvelle République du Centre-Ouest : "Un gouvernement en marche et aux ordres !" "Silence dans les rangs", écrit Michel Guilloux dans l'Humanité. "Le premier Conseil des ministres a donné le ton : qu'aucune tête ne dépasse, qu'aucune fausse note ne vienne troubler la partition, que rien ne vienne contrarier un tant soit peu la manière absolutiste qu'entend donner l'heureux élu à son règne".

Culture du secret et papier glacé, la communication selon Macron. Ça, c'est la couverture de M le magazine du Monde qui raconte la "superproduction Emmanuel Macron, parole rare, pas de off ni de déjeuners, tout l'inverse de François Hollande. Aux manettes de cette boite de prod, une petite bande qui s'est connue en soutenant naguère DSK, bande à laquelle est venue s'ajouter Mimi Marchand, la reine des paparazzis.

"Communication très verrouillée pour éviter le moindre faux pas avant des législatives cruciales", explique Les Échos. "Ce quinquennat s'ouvre sous le règne d'une communication ultra contrôlée", note Laure Bretton dans Libération. Tellement contrôlée que l'Élysée a même choisi les journalistes autorisés à accompagner le chef de l'État au Mali, ce qui suscite ce matin un vent de fronde de la presse. Lire dans le Monde la lettre ouverte au Président signée par une quinzaine de rédactions donc RTL pour signifier à Emmanuel Macron qu'il n’appartient en aucun cas à l’Élysée de choisir ceux qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu’en soit le thème. Ce choix relève des directions des rédactions et des journalistes qui la composent. Décidément le candidat des médias n'est plus ce qu'il était !

Le business des photographes people

Deux jours après l'ouverture du Festival de Cannes, je vous conseille la lecture du supplément week-end des Échos, entièrement consacré au festival et au cinéma. Reportage notamment sur le business des photographes. Comment tirent-ils leur épingle du jeu à l’heure ou les stars verrouillent leur com et publient leur propre photo sur les réseaux sociaux. Le magazine rappelle qu'en 1983 les photographes avaient posé leur appareil et fait grève pour la montée des marches d'isabelle Adjani pour dénoncer ses caprices.

Un peu plus loin le magazine donne la parole à des personnalités passionnées de cinéma. Parmi elles, Françoise Nyssen présentée comme la patronne des éditions Actes Sud, entre temps devenue ministre de la Culture. Son premier ciné ? Ben Hur. Son film préféré ? Nous nous sommes tant aimés. Sa palme préférée ? Le Vent se lève. Un beau résumé de cette semaine politique !

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Les femmes bannies du quartier Chapelle-Pajol à Paris
Les femmes bannies du quartier Chapelle-Pajol à Paris
REPLAY - "Le Parisien" rapporte que dans le quartier les femmes n'ont plus droit de cité et n'osent plus sortir de chez elles.
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2017-05-19 11:22:00
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