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"Sans surprise mais avec un enthousiasme considérable" : Édouard Philippe annonce être candidat à sa réélection aux municipales du Havre

À la tête du Havre depuis seize ans, l'ancien Premier ministre a confirmé qu'il était candidat à sa réélection au Havre, ce mercredi 28 janvier.

Édouard Philippe a officialisé sa candidature pour sa réélection au Havre le 28 janvier 2026

Crédit : Lou BENOIST / AFP

Marie-Pierre Haddad

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Maire du Havre depuis 2010, Édouard Philippe brigue un troisième mandat. L'ancien Premier ministre a officialisé sa candidature, ce mercredi 28 janvier, lors d'un meeting pour lancer sa campagne. "Je viens vous dire sans surprise mais avec un enthousiasme considérable, un appétit gigantesque, une conscience claire des enjeux, une envie que je ne masque pas, une reconnaissance immense pour toutes celles et ceux qui s'engagent et m'accompagnent, que oui évidemment je serai candidat aux élections municipales", a-t-il lancé devant 700 personnes. 

"Il y aura des gens qui passeront leur temps à se poser la question de savoir comment on peut parler de la politique nationale à propos de cette campagne havraise. Je leur dis : 'Messieurs, bon courage'. (...) La politique nationale a ses charmes, la politique locale a les siens et je succomberai plutôt aux seconds qu'aux premiers", a-t-il prévenu. 


Installé par son mentor Antoine Rufenacht dans la ville portuaire, Édouard Philippe avait été élu dès le premier tour lors des élections municipales de 2014. En 2020, alors Premier ministre et en pleine crise covid, il avait candidaté à sa réélection et été réélu au second tour avec avec 58,83 % des voix, face au communiste Jean-Paul Lecoq. Adversaire qu'il va retrouver pour le scrutin des 15 et 22 mars. 

Ces élections municipales n'auront pas seulement un impact au niveau local et constituent un double enjeu pour Édouard Philippe. Aussi candidat à l'élection présidentielle, le patron du parti Horizons a lié les résultats du scrutin local à la course élyséenne. En décembre 2025, il affirmait sur LCI : "Si j'échouais à convaincre les Havrais (...), je ne serais pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français." 

"Rien n'est jamais gagné, il faut être prudent", reconnaît en privé un membre d'Horizons. Et pour cause, en 2020, le candidat communiste Jean-Paul Lecoq avait obtenu 41,17% des voix. Un score au moment où celui qui était Premier ministre était au sommet de sa popularité. Quelques années plus tard, lors des législatives de 2024, Édouard Philippe avait voté "pour un candidat communiste" pour faire barrage au Rassemblement national. "Je préfère un élu avec qui je travaille dans l'intérêt du Havre, même avec des différences, et qui me paraît relever d'une exigence démocratique que je partage", expliquait Édouard Philippe. 

En 2026, les deux candidats affronteront aussi Franck Keller, candidat sous l'étiquette RN / UDR.

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