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Nouveau gouvernement : quelle place pour l'écologie ?

Amélie de Montchalin et Agnès Pannier-Runnacher devront, sous la supervision d'Élisabeth Borne, piloter la transition écologique.

Amélie de Montchalin (gauche) et Agnès Pannier-Runacher (droite) arrivent pour la passation de pouvoir le 20 mai.
Amélie de Montchalin (gauche) et Agnès Pannier-Runacher (droite) arrivent pour la passation de pouvoir le 20 mai.
Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP
Nouveau gouvernement : quelle place pour l'écologie ?
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Jean-Marc Jancovici - édité par Étienne Bianchi

L'annonce du nouveau gouvernement vendredi 20 mai a permis de savoir qui allait gérer l'écologie. C'est Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique, et Agnès Pannier-Runnacher, ministre de la Transition énergétique, qui, sous la supervision d'Élisabeth Borne, devront s'en charger. Mais ce dossier est-il toujours d'actualité ? 

Depuis de nombreux gouvernements, on considère que l'environnement est une compétence sectorielle, c'est-à-dire qu'il y a un ministre qui est chargé de s'en occuper. Et s'il s'en occupe bien, l'environnement va bien. Alors qu'en fait, malheureusement, dans le monde qui nous entoure, ce n'est pas ça du tout.

D'abord, l'environnement, c'est notre maison commune. Nous habitons tous sur un gros vaisseau spatial qui s'appelle la planète Terre. On est tous dedans et c'est dans ce vaisseau spatial qu'on fait notre agriculture, notre économie, notre réforme des retraites et notre fonction publique. C'est également là que l'on fait notre diplomatie ou encore que l'on fait de l'enseignement. 

Urgence écologique

Alors est-ce qu'être nommé ministre, cela veut dire que l'on connaît quelque chose à l'environnement ? Non. Être nommé ministre n'a jamais été réussir un test de connaissance ou réussir un examen. Ce n'est pas parce qu'on est ministre que l'on sait soigner une dent ou même vendre de bons fromages. Être ministre, c'est juste être nommé ministre

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Aujourd'hui, on ne saura pas traiter l'urgence écologique sans être capable de comprendre le problème à traiter. On ne peut pas traiter correctement un problème que l'on ne comprend pas.

Il est absolument indispensable que l'ensemble du gouvernement comprenne les réalités physiques de ce monde. C'est ce que l'on appelle la formation à l'environnement. Boris Cyrulnik appelait notamment l'ensemble du gouvernement à suivre 20 heures de formation en ce qui concerne les enjeux écologiques, et donc les enjeux physiques, chimiques et biologiques. 

Langage commun

En ce qui concerne l'écologie, c'est important aussi de trouver un langage commun. C'est important de comprendre qu'on respire tous la même atmosphère, même si on n'est pas au ministère de l'Environnement et que l'on boit tous de l'eau.

Donc, c'est absolument indispensable que ce langage transversal qui est la compréhension de l'environnement, il soit mieux appréhendé par la totalité des ministres, quel que soit leur portefeuille.

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