1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Écologie : pourquoi des étudiants ne veulent plus travailler pour des entreprises polluantes
2 min de lecture

Écologie : pourquoi des étudiants ne veulent plus travailler pour des entreprises polluantes

Des étudiants d'Agro Paris Tech ont appelé à déserter les métiers de la filière agro-industrielle pour dénoncer la destruction de l'environnement par les entreprises du secteur.

La pollution (illustration)
La pollution (illustration)
Crédit : AFP / Philippe Desmazes
Pourquoi les étudiants ne veulent plus travailler pour des entreprises jugées polluantes ?
00:08:45
pourquoi les étudiants ne veulent plus travailler pour des entreprises jugées polluantes ?
00:08:44
Yves Calvi_
Yves Calvi

Alors que l'année scolaire s'achève bientôt et que les jeunes diplômés postulent à leur premier emploi, de plus en plus d'étudiants boudent les entreprises qu'ils jugent polluantes ou en tout cas peu vertueuses sur le plan environnemental. Dans une vidéo devenue virale, des étudiants d'Agro Paris Tech ont appelé lors de la remise de leur diplôme à déserter les métiers pour lesquels ils ont été formés afin de dénoncer la destruction de l'environnement par la filière agro-industrielle.

Invitée de RTL ce mercredi 18 mai, Léa Falco, étudiante en développement international à Sciences Po, membre du collectif Pour un réveil écologique, explique que "quand on est écolo aujourd'hui et qu'on a la vingtaine, on a deux choix : soit on fait ce qu'ils ont fait, c'est-à-dire on déserte, on se détache un peu du système, soit on prend le chemin opposé, on essaie de rentrer dans le système pour essayer de le transformer de l'intérieur, à la hauteur de nos moyens". 

"Il faut faire évoluer ces entreprises de l'intérieur et de l'extérieur", poursuit l'étudiante. "De l'extérieur grâce à ces jeunes qui s'engagent en dehors du système pour créer une alternative. Et de l'intérieur, ensuite. Ce qu'on conseille aux jeunes, c'est d'étudier leur secteur, de regarder dans quelles entreprises ils veulent travailler et de choisir celle qui a le plus de chances de basculer."

Face à elle, Sophie de Menthon, cheffe d'entreprise et militante de la cause des entrepreneurs à la tête du mouvement Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance), juge pour sa part "désespérant" de "voir que le réveil de ces étudiants est contre l'entreprise, finalement, contre la science et contre les recherches que nous menons". La dirigeante se dit "confrontée à plein d'éléments contradictoires : on nous demande de relocaliser, des usines, de l'industrie, de ne pas polluer, ce qui est normal, et puis, on nous demande de ne rien faire maintenant".

À lire aussi

Plus largement, Sophie de Menthon estime que "l'on n'a pas le droit de juger les entreprises" car "c'est tellement compliqué déjà en interne de comprendre ce qu'on peut faire, ce à quoi il faut renoncer pour être plus écologique". La cheffe d'entreprise regrette à ce propos la fin de la collaboration de Sciences Po avec Total, "une entrepris qui a incroyablement progressé et qui est en train de chercher des énergies renouvelables". "Ce type de discrimination est inutile et décourageante pour les entreprises", estime-t-elle.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/