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Loi sur les langues régionales : "Il faut modifier la Constitution", estime un député

INVITÉ RTL - Paul Molac, député du Morbihan à l’origine de la proposition de loi sur les langues régionales, estime nécessaire de "modifier la Constitution", afin de favoriser et développer cet apprentissage.

Paul Molac
Paul Molac
Crédit : Fred TANNEAU / AFP
Loi sur les langues régionales : "Il faut modifier la Constitution", estime le député Paul Molac
07:14
RTL Petit Matin - Julien Sellier
Julien Sellier
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On parle beaucoup ces derniers jours de la bataille des langues régionales. Emmanuel Macron a tenté de rassurer. "Les langues de France sont un trésor national. Toutes, qu’elles soient issues de nos régions en métropole ou de nos territoires d’outre-mer, ne cessent d’enrichir notre culture française", a écrit le Président. Mais le Conseil constitutionnel n'est peut-être pas du même avis, les sages ont censuré en partie la loi Molac, censée favoriser et développer ces langues. 

Ce texte porte le nom de Paul Molac, député du Morbihan et membre du groupe Libertés et Territoires, qui est à l’origine de cette proposition de loi sur les langues régionales. Invité de RTL, Paul Molac estime qu'il faut "modifier la Constitution". "Je ne vois pas d'autre possibilité que celle de compléter l'article article 2". Et d'ajouter : "On va porter le problème sur la place publique".

Le but de la proposition est de donner un cadre, une reconnaissance aux langues régionales. Mais le Conseil constitutionnel invoque l'article 2 de la Constitution, selon lequel "la langue de la République est le français." 

Demain, on pourrait ne plus payer les professeurs

Paul Molac, député du Morbihan et membre du groupe Libertés et Territoires

Dans le système de l'Education nationale, en métropole, huit langues régionales sont enseignées ; et notamment le Breton, le Basque, le Catalan, le Corse ou encore, l'Alsacien.

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"Il est incroyable que le Conseil constitutionnel déclare illégale une méthode pédagogique utilisée dans le monde entier pour apprendre les langues, et en France depuis plus de 50 ans", estime Paul Molac. Et de conclure : "Le Conseil constitutionnel a une vision politique de quelque chose de pédagogique. [...] Il vise les services publics et associés. Demain, on pourrait ne plus payer les professeurs".

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