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Loi "sécurité globale" : Le Drian "ne voit pas le risque" d’une toute puissance policière

INVITÉ RTL - Ancien membre du Parti socialiste, le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre qu'il avait pesé dans la réécriture du controversé article 24 du projet de loi "sécurité globale".

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Le Grand Jury de Jean-Yves Le Drian Crédit Image : Nicolas Kovarik/Agence 1827/RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Benjamin Sportouch et Marie-Pierre Haddad

Au lendemain de l'adoption en première lecture par l'Assemblée d'un texte pénalisant la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre, des manifestations ont eu lieu le 21 novembre à l'appel notamment de syndicats de journalistes pour le retrait de ce qu'ils jugent être une "atteinte à la liberté d'expression" et à "l'État de droit". 


Lors du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI dimanche 22 novembre, Jean-Yves Le Drian a cité une phrase de Montesquieu : "Il est parfois nécessaire de changer certaines lois mais le cas est rare, et lorsqu'il arrive, il ne faut y toucher que d'une main tremblante". "Le lieu où on règle le tremblement, c'est le Parlement", a-t-il poursuivi

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a reconnu que la proposition de loi "sécurité globale" et en particulier l'article 24 avait déclenché des "doutes et quelques malentendus". Mais cela ne remet en aucun cas en cause la légitimité du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Il a "eu la responsabilité et le bon sens de poser la question. Il fallait la mettre sur la table", estime-t-il. 

Le Drian a-t-il pesé dans la réécriture de l'article 24 ?

Est-ce qu'il n'y a pas le risque d'une toute-puissance policière ? "Non", répond le ministre, qui laisse entendre avoir pesé pour la réécriture de l'article controversé. "Certaines voix ont été entendues, y compris au Parlement. Il y a une unité du gouvernement. Il y a débat, le premier ministre tranche", explique-t-il.

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Jean-Yves Le Drien estime par ailleurs que le locataire de la place Beauvau est "pris par sa détermination à faire respecter l'ordre républicain". Gérald Darmanin "est soucieux du fait que les agents publics ne soient pas soumis à la vindicte des réseaux sociaux. Il a raison. L'homme de gauche que je suis est à l'aise avec l'ordre républicain", a-t-il ajouté.

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