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LFI, PS, EELV et PCF : que devient la Nupes ?

DÉCRYPTAGE - La Nupes poursuivra-t-elle son alliance lors des prochaines élections ? Toutes les options sont sur la table et seront largement débattues lors des quatre universités d'été des partis de gauche.

Adrien Quatennens, à l'Assemblée le 3 août 2022
Adrien Quatennens, à l'Assemblée le 3 août 2022
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Marie-Pierre Haddad

Des gauches réconciliées ? Rien n'est moins sûr... Les insoumis, les écologistes, les socialistes et les communistes tiennent leurs universités d'été ce weekend. Ensemble ? Non. Pour l'instant, la Nupes a une vie cantonnée au banc de l'hémicycle. 

L'accord scellé pour les élections législatives entre la France insoumise, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti socialiste et le PCF a permis à une arrivée en force de la gauche à l'Assemblée. Avec la rentrée politique, une nouvelle page va s'écrire pour la Nouvelle union populaire, écologique et sociale.

Deux mois après la mise en place de cet accord qualifié "d'historique" par ses négociateurs, où en est cette alliance ? A-t-elle vocation à devenir pérenne ? Les premières semaines de législature ont entretenu ce fin équilibre, mais la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon pourrait l'avoir fragilisé en une déclaration. 

Merci, mais non merci

Les élections européennes n'auront lieu qu'en 2024, mais elles sont déjà dans le viseur de l'un des stratèges du mouvement, Manuel Bompard. Artisan de l'accord pour les législatives, le député LFI des Bouches-du-Rhône propose une liste commune pour la prochaine échéance électorale. Dans Le Figaro, il déclare "que c’est l’objectif qu’on doit se fixer. Il y a une attente, on ne peut pas retourner chacun dans notre coin".

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Pourquoi pas ? Cet accord s'annonce plus délicat que le précédent, tant les positions de la France insoumise sur l'Europe divergent de celles du Parti socialiste, des écologistes et des communistes. Pour l'instant, Manuel Bompard a récolté une fin de non-recevoir de la part de ses partenaires. 

Le chef de file des écologistes Julien Bayou a répondu à l'AFP : "Si Manuel Bompard y tenait, il en aurait parlé en petit comité. En parler dans la presse est la meilleure manière que ça ne se fasse pas". Et de poursuivre que "les européennes sont dans deux ans. Chez EELV, la question ne sera débattue qu'au second semestre 2023...". Mais rien ne semble encore figé. La numéro 2 du parti Sandra Regol indiquait sur Sud Radio, qu'EELV n'opposait pas un "refus catégorique" à la main tendue des Insoumis.

Au Parti socialiste, le député Jérôme Guedj s'est montré favorable à la proposition de la France insoumise. "L'union est toujours un combat, surtout sur les sujets qui fâchent. Raison de plus pour essayer d'y parvenir", a-t-il expliqué. Un autre député socialiste confiait à l'AFP qu'aux "européennes, ça va être difficile. Si on est divisé, on donnera une mauvaise image, les Verts seront en tête, et LFI et le PS, on va s'auto-annuler". Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a fermé le débat en rappelant que les "désaccords sont connus sur l'Europe et les questions internationales avec LFI et le PCF".

Quelle proximité entre les 3 pôles ?

La Fondation Jean-Jaurès a dévoilé, ce jeudi 25 août, une étude faite sur 1.700 personnes représentatives de la population française et déclarant une proximité avec l'un des trois principaux pôles de la Nupes (La France insoumise, le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts). 

Ainsi, "à 82%, les proches du PS et d'EELV souhaitent voir leurs parlementaires négocier avec le gouvernement", alors que 55% des proches de LFI "souhaitent que leurs parlementaires s'opposent au gouvernement", analyse Antoine Bristielle, directeur de l'Observatoire de l'opinion de la Fondation Jean-Jaurès auprès de l'AFP.

A propos de l'appartenance de la France à l'UE, seuls 58% des proches de LFI la considèrent comme une bonne chose. Contre 81% pour les proches du PS et d'EELV. Mais "seulement 10% des proches de LFI considèrent que l'appartenance à l'UE est une mauvaise chose, soit à peine plus que les proches du PS (3%) et d'EELV (7%)", note l'étude. 

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