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Législatives 2022 : d’où vient l’expression "front républicain" ?

Surtout utilisé pour gérer la question du Front national et de la théorie du cordon sanitaire, le terme est aujourd'hui beaucoup moins clair.

Jean-Marie Le Pen en 2002
Jean-Marie Le Pen en 2002
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Législatives 2022 : d'où vient l'expression "front républicain" ?
00:07:28
Législatives 2022 : d'où vient l'expression "front républicain" ?
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Marie Moley & Aurélie Herbemont & Sébastien Krebs - édité par Marine Derquenne

Traditionnellement, le front républicain s'oppose au Front national. En clair, c'est l'union de tous contre l'extrême droite. D'ailleurs, ce terme date d'avant l'existence du FN puisque déjà en 1955 la gauche faisait front commun avec les gaullistes contre les poujadistes. Ce sera ensuite le combat de Jacques Chirac, le fameux cordon sanitaire, pour éviter à tout prix l'élection de représentants du front national. Jusqu'en 2002, où tous les partis appellent à battre Jean-Marie Le Pen à la présidentielle.

Plus récemment, ce front républicain a généralement impliqué aux élections locales des désistements. Par exemple, aux régionales de 2015, Christophe Castaner, socialiste à l'époque, s'était retiré au profit du candidat de la droite, Christian Estrosi, pour éviter l'élection de Marion Maréchal Le Pen.

Le front républicain existe-t-il encore aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le front républicain est beaucoup moins clair. Dans les 62 circonscriptions où la majorité présidentielle a été battue et où le Rassemblement national se retrouve face à la Nupes, il n'y en a que 7 où le candidat macroniste appelle à voter pour la gauche pour faire barrage au RN. Et quand la situation se présente dans l'autre sens, parmi les 108 duels entre la majorité présidentielle et le RN, il n'y a que 8 candidats de la Nupes qui appellent à voter pour Emmanuel Macron. Aucun d'entre eux n'en fait cependant une consigne générale. Par ailleurs, près d'un tiers des macronistes battus ne donnent aucune consigne de vote. 

"Il n'y a plus d'automatisme, et on ne parle plus de la même chose qu'en 2002", explique Aurélie Herbemont. On est désormais sur un front républicain beaucoup plus light. 

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