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"Le vote obligatoire n'a pas de sens s'il n'y a pas de sanctions", estime un politologue

INVITÉ RTL - Quatre jours après un taux d'abstention record aux élections régionales et départementales, la question de rendre le vote obligatoire refait surface. Pascal Perrineau, politologue et professeur des Universités à Sciences Po, s'interroge sur l'efficacité réelle de cette mesure.

Bureau de vote. (Illustration)
Bureau de vote. (Illustration)
Crédit : THEO ROUBY / AFP
Pascal Perrineau, politologue, était l'invité de RTL Midi
04:53
Pascal Perrineau, politologue, était l'invité de RTL Midi
04:53
Christelle Rebière & Romain Giraud

Y aura-t-il moins d'abstentionnisme pour le second tour des élections départementales et régionales ? Ce n'est pas sûr. D'après un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, seulement 36% des Français ont l'intention d'aller voter ce dimanche 27 juin, soit seulement 3 points de plus qu'au premier tour. Alors, faut-il rendre le vote obligatoire ? Selon Pascal Perrineau, politologue et professeur des Universités à Sciences Po, cette mesure "n'a pas de sens s'il n'y a pas de sanctions."

Le vote obligatoire est appliqué dans trois pays européens, la Belgique, la Grèce et le Luxembourg : "On observe qu'il est un peu efficace au Luxembourg en raison des sanctions financières très élevées. Ce qui est bien différent dans les autres pays qui abandonnent très rapidement les poursuites, ne voulant pas encombrer les tribunaux tellement il y a de monde. On constate d'ailleurs qu'en Belgique, le taux de participation est parfois de seulement 20%", ajoute-t-il. 

Si le vote obligatoire peut s'avérer efficace dans certains cas marginaux, Pascal Perrineau s'interroge surtout sur l'impact que cette mesure aurait sur les citoyens français : "Cette mesure ne serait pas anti-démocratique, infantiliser les Français, les contraindre à faire quelque chose n'est surtout pas la bonne solution !", affirme-t-il. Enfin, sur la question du vote blanc, les comptabiliser poserait "un problème juridique, il faudrait changer la constitution car un homme est élu à la majorité des suffrages exprimés", conclut le politologue.

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