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Natacha Polony, invitée du Grand Jury, le 1er novembre 2026.
Crédit : Nicolas Kovarik / RTL
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Elle entend répondre à "un triple effondrement : économique, de l'école et de l'autorité de l'État". Natacha Polony a regretté dimanche 1er novembre que "la souveraineté du peuple n’a pas été entendue depuis des décennies", au vu de l'ampleur des manifestations de ces dernières semaines, dans Le Grand Jury RTL – Public Sénat – Ouest-France – M6, alors qu'elle a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle.
L'essayiste à tendance souverainiste, directrice de la revue L’Audace !, avait expliqué ces derniers mois vouloir "rassembler les orphelins de la politique" et "perturber l'entre-soi" du pouvoir. Pour elle, on fait face depuis le début de la contestation lycéenne, mais également ensuite le 17 octobre, à "un mouvement d'ampleur qui nous raconte quelque chose de l'état de ce pays".
"Nous sommes dans une démocratie et les choses doivent se régler dans les urnes. Mais nous sommes coincés dans une démocratie qui fonctionne mal : les attentes des citoyens ont été petit à petit évacuées. Quand vous n'avez pas de débouché politique à une demande, vous aboutissez à une colère qui se manifeste dans la rue".
"Le mouvement lycéen, il fallait immédiatement le prendre en compte. Cela n'a pas été et cela a amplifié la colère", constate l'ex-journaliste, qui estime que l'exécutif a commis une erreur politique - faute de "respecter la jeunesse" - et fustige "le fruit de plusieurs années de dérives".
Vis-à-vis des violences survenues en marge de la mobilisation, elle appelle à "réviser la façon dont les forces de l'ordre luttent contre les nouvelles formes d'attaques, de casse et de pillages", réclamant un "audit".
Si elle estime nécessaire de "tenir compte des alertes" sur les réseaux sociaux plutôt que de les supprimer ou d'en limiter l'accès, elle entend coupler cela à une réponse pénale : "Je suis pour l'adoption de peines plancher", précise-t-elle, voulant prendre exemple sur les Pays-Bas, où selon elle "on applique les peines de prison, même très courtes".
Dix ou quinze jours de prison, cela ne désociabilise pas et cela permet de comprendre que l'on a enfreint la loi.
Natacha Polony, le 1er novembre sur RTL
"Il faut que la sanction arrive immédiatement pour qu'elle soit perçue et comprise. Dix ou quinze jours de prison, cela ne désociabilise pas et cela permet de comprendre que l'on a enfreint la loi", détaille-t-elle. L'objectif ? "Lutter contre le sentiment des Français que l'État est impuissant", après avoir "assisté à un effondrement", le 17 octobre.
"Je suis pour la Ve République : elle fonctionne très bien quand on la respecte. Je prône l'équilibre entre la volonté des citoyens et l'état de droit", martèle-t-elle, tout en déplorant que "des dispositions et pratiques constitutionnelles bloquent les citoyens". Une quinzaine de jours après l'annonce de sa candidature, l'ancienne patronne de Marianne affirme que "174 maires ont promis leurs parrainages" sur les 500 qu'elle doit recueillir pour se présenter officiellement. "Je trouve cela encourageant", considère-t-elle, refusant toute idée de primaire.
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