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Gendarme touché par un cocktail Molotov à Paris : une enquête ouverte pour "tentative d'homicide"

Après la blessure d'un gendarme suite à un jet d'engin explosif samedi en marge de la manifestation contre la vie chère à Paris, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour "tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique". À ce stade, aucune personne n'a été interpellée.

Des gendarmes ciblés par un engin incendiaire à Paris, le samedi 31 octobre.

Crédit : Sameer AL-DOUMY / AFP

Plana Radenovic & Justine Audollent

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Samedi 31 octobre, à la fin de la manifestation contre la vie chère à Paris, un gendarme a été touché par un engin incendiaire à porte de Charenton alors que des "jets d’objets explosifs ont visé une quinzaine de gendarmes ainsi que des policiers". Après les faits, lors d'un point presse, Laurent Nuñez a dénoncé "une tentative de meurtre". 

Une enquête a été ouverte ce dimanche 1er novembre "du chef de tentative d'homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique", a appris RTL auprès du parquet de Paris. "Un recensement des blessés est en cours (les blessures occasionnées seraient des brûlures au second degré et des acouphènes, mais cet état des lieux est à préciser) et les premières plaintes seront déposées ce jour (aucune déposée à ce stade)", est-il précisé.

Pour l'instant, aucune personne n'a été interpellée pour les faits en question mais les "investigations se poursuivent pour identifier les auteurs", est-il indiqué.

Une "brûlure intense"

Samedi, après les faits, le gendarme touché a raconté la scène sur RTL. "On a reçu plusieurs engins incendiaires assez conséquents, avec des flammes quand même hautes et persistantes tant au niveau du sol qu'au niveau des militaires parce que malheureusement, plusieurs ont été touchés, dont moi", a-t-il décrit. 

Précisant ne pas avoir vu arriver l'engin qui l'a blessé aux pieds, il a expliqué sentir une "brûlure est immédiate, intense" qui s'est "intensifiée dans le temps parce qu'elle est durable, parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter." "On a le temps de la sentir monter, on a le temps de sentir que l'équipement commence à être atteint et à sentir que la chair commence à piquer", a-t-il ajouté. Cette blessure n'a pas valu d'incapacité temporaire de travail (ITT) au gendarme.

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