2 min de lecture

DOCUMENT RTL - "La sensation de brûlure est immédiate" : un gendarme raconte comment il a été touché par un engin incendiaire à Paris

Le gendarme touché par l'engin incendiaire à Paris, ce samedi 31 octobre, a raconté auprès de RTL le moment où il a été ciblé par ce qui s'apparente à un cocktail molotov.

Des gendarmes ciblés par un engin incendiaire à Paris, le samedi 31 octobre.

Crédit : Sameer AL-DOUMY / AFP

"La sensation de brûlure est immédiate" : un gendarme touché par un cocktail molotov à Paris samedi témoigne auprès de RTL

00:01:26

Alexis Lalemant & Arthur Pereira

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Un troisième samedi de mobilisation contre la vie chère marqué par des cortèges maîtrisés, mais aussi de nouvelles scènes de violences à Paris. En fin de journée, ce samedi 31 octobre, un gendarme a notamment été ciblé par un engin incendiaire à Paris, en marge de la manifestation qui s'est déroulée entre la porte de Bagnolet et celle de Charenton. 

Lors d'un point presse tenu peu avant 20 heures, Laurent Nunez a dénoncé "une tentative de meurtre" contre un gendarme à qui il a rendu hommage alors qu'il a été la cible d'engins explosifs incendiaires.

Auprès de RTL, quelques heures après les faits, ce gendarme a accepté de décrire ce qu'il a vécu lors des violences dont il a été la cible. 

"On a reçu plusieurs engins incendiaires assez conséquents, avec des flammes quand même hautes et persistantes tant au niveau du sol qu'au niveau des militaires parce que malheureusement, plusieurs ont été touchés dont moi", relate-t-il.

Une sensation de brûlure "intense"

"La sensation de brûlure est immédiate. Elle est intense et elle s'intensifie dans le temps parce qu'elle est durable, parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter. On a le temps de la sentir monter, on a le temps de sentir que l'équipement commence à être atteint et à sentir que la chair commence à piquer", continue-t-il de décrire. 

À écouter aussi

Le militaire explique qu'il était notamment équipé d'un "pantalon en première couche" qui a été "clairement attaqué" par les flammes. Par dessus, sa "protection de jambes et de tibia a elle aussi a fondu pour la partie plastique et même les sangles ont lâché." 

"Le corps inflammable était tellement gras que j'ai senti aussi cette propagation au niveau de la peau en me demandant à quel moment ça allait arrêter puisque j'ai vraiment eu la sensation d'avoir été collé par cet effet de chaleur, et non pas par le vêtement mais vraiment par cette matière que je dirais grasse.", décrit encore le gendarme auprès de RTL. 

La rédaction vous recommande
À lire aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée