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"Le doute s'installe, même au sommet de l'État" : faut-il avancer le second tour de la présidentielle au 25 avril 2027 ?

À six mois de 2027, la date du second tour de la présidentielle suscite de nouvelles interrogations même si l'exécutif assure qu'il n'est pas question, à ce stade, de changer le calendrier.

Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux médias le 21 octobre 2026.

Crédit : Benoit Tessier / POOL / AFP

Thomas Despré - édité par La rédaction numérique de RTL

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Bougeront-elles ou pas ? Après les violences du 17 octobre, le débat sur les dates de la présidentielle refait surface. Certains, à commencer par Bruno Retailleau, demandent que le vote soit avancé. 

La raison ? L'organisation du second tour le dimanche 2 mai, soit au lendemain des traditionnels cortèges syndicaux du 1er-Mai. Une très mauvaise idée, selon le candidat des Républicains.

"Si on connaît les mêmes débordements... La veille du second tour de l'élection présidentielle, est-ce que vous imaginez les Françaises et les Français, le lendemain, aller aux urnes pour voter ? Je ne le pense pas", explique-t-il.

Pour Bruno Retailleau, c'est la sincérité même du scrutin qui est en jeu. C'est pourquoi il a pris la plume pour demander à Sébastien Lecornu de revenir sur cette date.

Le mandat de Macron se termine le 13 mai

Mais est-il toujours possible de modifier ces dates - les dimanche 18 avril et 2 mai 2027 ? En théorie, un changement resterait possible. D'abord parce que, officiellement, les électeurs n'ont pas encore été convoqués par décret. Mais aussi parce que l'exécutif avait, en réalité, une autre possibilité.

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Car selon la Constitution, la présidentielle doit être organisée "entre vingt et trente-cinq jours" avant la fin du mandat d'Emmanuel Macron, toujours fixée au 13 mai. Il existait donc une autre option : organiser le scrutin une semaine plus tôt, avec un second tour le 25 avril. Une hypothèse qui avait été écartée à l'époque en raison des vacances scolaires.

"Le sujet a déjà été débattu"

Mais selon les informations de RTL, le doute s'installe désormais jusque dans les plus hautes sphères de l'État. "Il faut réexaminer la question", glissait ce mardi matin un ministre, lui aussi inquiet de nouvelles violences.

Du côté de l'exécutif, en revanche, on temporise. Réponse auprès d'RTL d'un proche d'Emmanuel Macron : "Le sujet a déjà été débattu. Et il n'est pas prévu de revenir sur la question".

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