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La primaire de la gauche n'est-elle qu'un congrès du PS ?

INVITÉS RTL - Pour débattre de cette question : Stéphane Rozès, président de la société CAP, enseignant à Sciences-PO et HEC, et Philippe Moreau-Chevrolet, président d'MCBG Conseil.

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La primaire de la gauche n'est-elle qu'un congrès du PS ? Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Yves Calvi et Léa Stassinet

À 10 jours du premier tour de la primaire de la gauche (le 22 janvier prochain, ndlr) a lieu le premier débat entre les sept candidats. Un débat à suivre en direct sur RTL à partir de 21 heures. Mais cette primaire sert-elle vraiment à désigner le futur candidat de la gauche à l'élection présidentielle ou n'est-elle, finalement, qu'un ersatz d'un congrès du Parti socialiste

"C'est tout l'enjeu du débat de ce soir", explique Stéphane Rozès, politologue. "À la base, cette primaire était organisée pour François Hollande, chacun devait se positionner vis-à-vis de son bilan". Mais François Hollande n'est pas là, et la gauche a respecté la tradition, qui selon Stéphane Rozès, veut que "de la dispute naissent les lumières". 

La plupart des candidats ont intégré qu'ils allaient perdre la présidentielle.

Philippe Moreau-Chevrolet
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Pour lui, "la tendance naturelle a été de déporter cette primaire, qui n'est pas une primaire pour désigner un candidat à la présidentielle mais qui ressemble davantage à une affaire de famille". Un avis que partage l'ancien journaliste désormais communicant Philippe Moreau-Chevrolet, pour qui cette primaire est une affaire de famille. "La plupart des candidats ont intégré qu'ils allaient perdre la présidentielle". Pour le président de MCBG Conseil, "on est en train de désigner celui qui va dominer le Parti socialiste", pour l'après 2017. 

"Aucun candidat ne fait campagne", poursuit Philippe Moreau-Chevrolet, qui juge "incompréhensible" le virage de Manuel Valls. "Il passe de la figure ultra autoritaire républicaine à la victime du système qui a été obligée de prendre des mesures auxquelles il ne croyait pas. On a du mal à acheter cette image-là. Mais pour Stéphane Rozès, tout reste ouvert, tout se jouera ce soir pour Manuel Valls. 

Un premier débat crucial

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Le débat s'annonce donc décisif. "Jusqu'à présent, on disait que les débats ne faisaient pas un candidat. Mais François Fillon a gagné une stature grâce aux débats. On attend peut-être que Benoît Hamon fasse la même chose, on a envie que le système se reproduise à gauche", avance Philippe Moreau-Chevrolet. 

Qui va regarder ? Qui va voter ? C'est la question que tout le monde se pose. "Qui seront les électeurs suffisamment motivés pour départager le futur candidat du PS, sachant que ce candidat n'arrivera qu'en 4e ou 5e position au premier tour de la présidentielle ?", s'interroge le président de MCBG Conseil. "S'il n'y a qu'un ou deux millions d'électeurs à la primaire, ce sera faible". 

L'avenir du PS menacé ?

"L'échec de François Hollande c'est de penser que le paysage politique fait le pays mais c'est l'inverse. En ne prenant pas les problèmes du pays à bras le corps, en ne les résolvant pas, la gauche connaît le péril de sa disparition", explique Stéphane Rozès. Il prévient : "Si le PS n'est pas au second tour de l'élection présidentielle, la gauche sera remise à plat. Ses sensibilités n'ont pas disparues, mais elle n'aura plus d'organe structurant". 

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