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Jordan Bardella sur RTL : "La Pologne subit une invasion"

INVITÉ RTL - Pour le président du Rassemblement national, l'Europe devrait se doter de murs pour stopper certains flux migratoires.

Jordan Bardella
Jordan Bardella
Crédit : RTL
Jordan Bardella invité RTL ce mardi 16 novembre
08:36
Jordan Bardella invité RTL ce mardi 16 novembre
08:36
Aymeric Parthonnaud
Aymeric Parthonnaud

Plusieurs milliers d'hommes, de femmes et d'enfants originaires du Moyen-Orient sont depuis des semaines massés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. C'est une manière pour le dictateur biélorusse Loukachenko de faire pression sur la Pologne, qui abrite l'opposition biélorusse. Et puis faire pression sur toute l'Europe, qui est confrontée à plusieurs crises migratoires. Comment Jordan Bardella règlerait la question si la candidate de son mouvement, Marien le Pen, était à l'Élysée ? 

"En protégeant la frontière, répond le président du RN. Parce qu'une nation, c'est d'abord et avant tout des compteurs et des contours. De la même manière qu'on n'imagine pas un immeuble sans digicode et sans une porte d'entrée à l'entrée des habitations. On n'imagine pas un pays sans portes ni frontières."

Soutient-il l'idée de la construction d'un mur à la frontière polonaise ? "On peut accompagner la construction d'un mur qui protège parce que ce que subit la Pologne s'appelle aujourd'hui une invasion, décrit-il. Quand vous avez des migrants qui arrivent dans une attitude agressive, j'ai vu des vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, qui sont relayées par vos confrères où on a des migrants qui tiennent des tenailles, des armes blanches à la main, qui crient 'Allah Akbar' en s'en prenant à la frontière...".

Un risque terroriste ?

"J'ai entendu l'alerte des services de renseignement lituaniens. Ils ont alerté les Polonais sur l'arrivée depuis l'été par ces filières migratoires d'individus au profil terroriste. (...) En 2015, par exemple - nous avons commémoré les 6 ans des attentats du Bataclan - il y a eu des migrants qui ont utilisé les filières migratoires, utilisé ces filières migratoires pour infiltrer des terroristes, continue Jordan Bardella. Donc, s'il y a le moindre risque que parmi ces filières migratoires, il y ait les statistiques de l'insécurité et du terrorisme de demain, alors je ne prends pas ce risque et je laisse la frontière fermée. Je pense d'abord et avant tout au peuple polonais".

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L'approche humanitaire est souvent opposée à cette approche sécuritaire. Qu'en pense-t-il ? "L'urgence humanitaire est de mettre fin à ces trafics d'êtres humains qui sont organisés aujourd'hui par des puissances étrangères : la Turquie, la Biélorussie... La première des sanctions à prendre contre la Biélorussie et de laisser la frontière fermée et d'organiser avec les Nations unies le raccompagnement de ces migrants dans leur pays de départ, parce que nous n'avons pas la possibilité de les accueillir, parce que les peuples ne souhaitent pas les accueillir et que nous avons vécu beaucoup trop de drames par le passé pour se permettre un tel angélisme", explique Jordan Bardella. 

Des sanctions internationales

Les Européens accusent le Bélarus d'avoir organisé depuis l'été des mouvements migratoires à partir du Moyen-Orient vers les frontières polonaise et lituanienne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l'opposition dans ce pays à la suite d'une élection présidentielle contestée. L'UE va adopter "dans les prochains jours" de nouvelles sanctions contre des personnes et organisations contribuant à l'afflux des migrants, a fait savoir lundi le chef de la diplomatie de l'UE, Josep Borrell, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept à Bruxelles. Ces sanctions toucheront "un nombre important" de personnes et d'entités, a-t-il souligné.

Le même jour, les États-Unis ont, eux aussi, annoncé "préparer" des sanctions supplémentaires contre le Bélarus pour dénoncer l'exploitation "inhumaine" par le régime d'Alexandre Loukachenko des flux migratoires et plus largement "ses attaques persistantes contre la démocratie, les droits humains et les normes internationales".

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