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"Jérémie, mais qu’est-ce que tu fais ?" : la commission sur l'audiovisuel public dérape, son président appelle à la "dignité" et au "respect"

Un échange tendu au sein de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public, mercredi 4 février, a suscité de vives réactions. La suspension des auditions, décidée par son président Jérémie Patrier-Leitus, a été vivement contestée par le rapporteur Charles Alloncle.

Le député UDR Charles Alloncle (à gauche) et le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus (à droite), respectivement rapporteur et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public à l'Assemblée nationale à Paris, le 2 février 2026.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Jérémy Descours - édité par Jérémy Billault

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"Mais Jérémie, franchement, qu'est-ce que tu fais là ? J’avais encore plein de questions à poser." Ces propos de Charles Alloncle, rapporteur de la commission parlementaire sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public, ont largement circulé sur les réseaux sociaux.

Mercredi 4 février, le député UDR a en effet vivement contesté la suspension des auditions, décidée quelques instants plus tôt par le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus. 

Mis en cause personnellement par Charles Alloncle qui l'accusait d'entretenir des liens avec la société Mediawan, l'élu Horizons avait interrompu brusquement les échanges, provoquant la réaction de son rapporteur.

Jérémie Patrier-Leitus s'était alors immédiatement défendu : "Vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j’avais des liens avec Mediawan, ce qui est absolument faux", avait-il justifié.

La mise au point du président de la commission

En ouverture de la commission, ce jeudi 5 février, le président a tenu à mettre les choses au clair avant l'audition de la ministre de la Culture, Rachida Dati. "Pour être utile et pour mener ce travail sérieux, important et exigeant de contrôle de l'audiovisuel public, de son impartialité et de son fonctionnement, notre commission d'enquête doit se dérouler dans un cadre digne et respectueux", a insisté Jérémie Patrier-Leitus.

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L'élu a précisé que les membres de la commission devaient cette "dignité" et ce "respect" à la fois aux "personnes auditionnées" mais aussi "aux Français qui regardent et qui se désolent bien trop souvent du triste spectacle que nous pouvons donner".

"Hier, j'ai considéré que la dignité et le respect n'étaient plus garantis"

Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, le 5 février 2026

"Hier, j'ai considéré que la dignité et le respect n'étaient plus garantis puisque Monsieur le rapporteur a porté des accusations graves à mon endroit", a-t-il poursuivi tout en ajoutant avoir discuté, depuis, avec Charles Alloncle. 

"Je respecte sa fonction, il respecte la mienne. Il sait que je lui garantis de poser toutes les questions qu'il souhaite sans aucune forme de censure. Cela exige de sa part le respect d'une règle essentielle et non négociable : fonder les questions sur des faits et non sur des suspicions de soupçon". 

Enfin, Jérémie Patrier-Leitus a rappelé son souhait que "cette commission d'enquête aille à son terme car elle mène un travail utile" et a appelé à la "responsabilité collective pour garantir le cadre digne et sérieux de nos travaux et le respect des règles".

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