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Jean-Louis Borloo bientôt président du conseil d'administration de Huawei France ?

L'ancien ministre s'est vu proposer de prendre la tête du Conseil d'administration de Huawei France. Sa nomination pourrait être confirmée le 15 juillet.

Jean-Louis Borloo va électrifier l'Afrique, le 6 mai 2013
Jean-Louis Borloo va électrifier l'Afrique, le 6 mai 2013 Crédit : AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
et AFP

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo a reçu une "proposition" pour prendre la tête du Conseil d'administration de Huawei France et la question sera tranchée lors d'une réunion le 15 juillet, a-t-il déclaré ce vendredi 28 juin.

"Il n'y a strictement rien de fait", a indiqué M. Borloo, infirmant partiellement une information du magazine Challenges annonçant sa nomination. "Le conseil d'administration est le 15 juillet et on en débattra à ce moment-là. Mais la question se pose, une proposition m'a été faite", a ajouté l'ex-ministre de l'Écologie de Nicolas Sarkozy, en soulignant qu'il a "été pendant deux ans administrateur" de l'équipementier chinois, jusqu'à fin 2018.

"Ken Hu (le vice-président de Huawei, ndlr) sera à Paris le 8 et je vais en parler avec lui", a-t-il précisé. Huawei France a refusé de confirmer dans l'immédiat.

Huawei accusé de toutes parts

L'ancien maire de Valenciennes, également ministre de la Ville et de l'Emploi de Jacques Chirac, remplacerait François Quentin, qui a quitté son poste en décembre 2018. Jean-Louis Borloo est depuis 2015 à la tête de sa fondation Energies pour l'Afrique qui vise à électrifier le continent. 

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Huawei est actuellement en pleine tourmente, ses équipements étant soupçonnés de permettre à Pékin d'espionner les communications des pays qui les utiliseraient, des accusations que l'entreprise chinoise rejette catégoriquement. 

Les États-Unis ont exclu Huawei du déploiement de la 5G sur leur sol et interdit aux administrations l'achat de ses produits et services. Ils tentent depuis de convaincre leurs alliés occidentaux d'en faire autant. 

Lundi 24 juin, une responsable du ministère de l'Économie a cependant indiqué que la France n'avait "rien de précis à reprocher" à Huawei. Deux jours après, le Sénat a adopté à main levée, en première lecture, une proposition de loi LREM visant à sécuriser le futur déploiement de la 5G, sans viser un équipementier en particulier. 

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