2 min de lecture Mort de Chirac

Jacques Chirac : son "non" à la guerre en Irak, un moment clé de sa vie politique

ÉCLAIRAGE - L'ancien chef d'État restera comme le président français qui, en 2003, a refusé de participer à la guerre en Irak voulue par les États-Unis.

chirac-245x300 Edition Spéciale - Décès de Jacques Chirac La rédaction de RTL
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Jacques Chirac : son "non" à la guerre en Irak, un moment clé de sa vie politique Crédit Image : FRANCE 3 / AFP | Crédit Média : Philippe Corbé/RTL | Date :
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Esther Serrajordia et AFP

Jacques Chirac est décédé ce jeudi 26 septembre, à l'âge de 86 ans. Ses mandats présidentiels resteront marqués par son "non" à la deuxième guerre d'Irak, voulue par les États-Unis.

En février 2003, Jacques Chirac est président depuis 8 ans. Le responsable des inspecteurs de l'ONU, Hans Blix, remet son nouveau rapport sur les armes de destruction massive en Irak et préconise de nouvelles inspections. Colin Powell, le secrétaire d'État américain, affirme lui au Conseil de sécurité de l'ONU que Saddam Hussein ne joue pas le jeu des inspections et qu'il souhaite donc intervenir.

Or, Jacques Chirac est convaincu qu'une guerre déstabilisera la région et souhaite que les inspections se poursuivent. Il confie à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères, le soin de mener la bataille diplomatique à l'ONU.

Le 14 février, la France fait entendre son opposition à la guerre à travers un vibrant plaidoyer du ministre, ce qui lui vaut d'être applaudi, moment rarissime dans les murs de cette institution. 

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Le 18 mars, Jacques Chirac déclare : "L'Irak ne représente pas aujourd'hui une menace immédiate telle qu'elle justifie une guerre immédiate. La France en appelle à la responsabilité de chacun pour que la légalité internationale soit respectée (...). S'affranchir de la légitimité des Nations Unies, privilégier la force sur le droit, ce serait prendre une lourde responsabilité". Le chef de l'État bat alors tous ses records de popularité, avec trois quarts des Français se déclarant satisfaits de son action.

La seconde guerre d'Irak débute toutefois le lendemain, déclenchée par les États-Unis alliés à la Grande-Bretagne. Les relations franco-américaines s'en ressentiront durant plusieurs années mais Jacques Chirac a gagné par ce refus une véritable aura dans de nombreux pays.

Le journaliste Georges Malbrunot, ex-otage en Irak en 2004, lui a d'ailleurs rendu hommage ce jeudi en soulignant qu'il lui devait "probablement la vie". "Il restera dans l'histoire comme celui, clairvoyant, qui a su dire non à la folle aventure américaine en Irak en 2003", a-t-il écrit sur Twitter. 

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