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"Islamo-gauchisme" à l'université : Frédérique Vidal maintient l'enquête et se défend

Après la polémique créée par l'annonce d'une enquête sur "l'islamo-gauchisme" dans les universités, la ministre de l'Enseignement supérieur tente de se défendre et dénonce un "procès d'intention".

Frédérique Vidal à l'Assemblée nationale le 12 janvier 2021 (illustration)
Frédérique Vidal à l'Assemblée nationale le 12 janvier 2021 (illustration) Crédit : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

"Nous avons besoin d'un état des lieux sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets". Frédérique Vidal a défendu son projet d'enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université. Dans le Journal du Dimanche, la ministre de l'Enseignement supérieur souhaite "qu'on relève le débat", et se défend, assurant vouloir une enquête "au sens sociologique du terme".

La ministre tente ce dimanche de se dépêtrer de la polémique créée à la suite de ses propos tenus le 14 février sur "l'islamo-gauchisme", qui selon elle, "gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable". Mardi, Frédérique Vidal avait également demandé au CNRS "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme.

Des déclarations qui ont suscité l'indignation du monde académique, au point que 600 universitaires (enseignants, chercheurs...) ont réclamé samedi la démission de la ministre dans une tribune publiée par le journal Le Monde, qui selon eux, fait "planer la menace d'une répression intellectuelle".

Frédérique Vidal dénonce "un procès d'intention"

Pour sa défense, Frédérique Vidal réfute l'idée de vouloir mettre en place une "police de la pensée" et dénonce un "procès d'intention". Cette dernière assure au contraire vouloir "protéger le pluralisme des idées à l'université". Se disant également universitaire, "j'ai toujours défendu la liberté académique et les chercheurs". "Si les universitaires qui ne me connaissent pas ont pu se sentir froissés, ce n'était pas mon intention. Chacun doit pouvoir s'exprimer, c'est aussi dans le désaccord qu'on avance", a souligné la ministre.

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Frédérique Vidal atteste vouloir "une approche rationnelle et scientifique du sujet. Il faut quantifier les choses, sortir du ressenti et du présupposé", afin de savoir si les libertés académiques et de la recherche ne sont pas "entravées dans le travail des chercheurs et des enseignants-chercheurs".

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