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INFO RTL - À l'approche des élections municipales, l'État a déjà supprimé une centaine de sites d'information pro-russes

Orchestrés par le réseau Storm-1516, référencé comme l'un principaux réseaux numériques pro-russes sévissant en France, de faux sites internet reprenant au détail près les couleurs et les codes de la presse quotidienne régionales ont vu le jour à l'approche du scrutin.

Une personne tapant au clavier (illustration)

Crédit : HO / CEOP / AFP

Thomas Despré

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Les autorités françaises s'attendent à ce que les élections municipales des 15 et 22 mars soient la cible d'ingérences numériques étrangères, à un an de la présidentielle et dans un contexte de manipulation de l'information croissante. Selon nos informations, l'État a déjà identifié et supprimé "plus d'une centaine" de sites internet de faux médias, pilotés par des réseaux pro-russes, à l'approche du scrutin.

Info-Grand Est, Actu-Bretagne, Sud-Ouest Direct...  Ces sites internet reprenant au détail près les couleurs et les codes de la presse quotidienne  régionales avaient peut-être inondé vos réseaux sociaux ces derniers mois. Problème : derrière ceux-ci, pas de vrais journalistes. Mais seulement un objectif de venir influencer le bon déroulement des campagnes, voire carrément de favoriser des candidats.

Tout cela est orchestré par le réseau Storm-1516, référencé comme l'un principaux réseaux numériques pro-russes sévissant en France. Cette menace est "de plus en plus présente, sophistiquée et persistante", alertent d'ailleurs les services de l'État.

Une réunion hebdomadaire sur la lutte contre ces ingérences numériques avec Beauvau

Voilà pourquoi se tiendra désormais chaque semaine une réunion spécifique consacrée à la lutte contre ces ingérences numériques. D'après les informations de RTL, la première a même eu lieu ce mercredi 3 février, avec autour de la table le ministère de l'Intérieur, qui organise les élections, et également la Commission des comptes de campagne (CNCCFP), chargée de traquer tout financement suspect. Signe que l'heure est à la mobilisation générale.

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Depuis une grosse décennie, "pas un scrutin majeur dans un pays démocratique n'a été épargné" par les ingérences numériques étrangères, souligne à ce titre auprès de l'AFP Marc-Antoine Brillant, le responsable de Viginum, le service chargé de la lutte contre les déstabilisations en ligne.

En 2024, année des élections européennes et législatives dans le pays, 25 tentatives d'ingérences numériques étrangères avaient été détectées par Viginum. Mais, "dans la très grande majorité des cas, elles n'ont pas eu de visibilité, donc pas d'effet sur le débat public".

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