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"Il n'a pas d'état d'âme, il veut qu'on y aille rapidement" : comment le budget vient gripper la relation entre Macron et Lecornu

Le marathon budgétaire se poursuit à l'Assemblée et la perspective d'un accord semble toujours aussi lointaine. L'Élysée s'impatiente, tandis que Matignon préfère temporiser.

Emmanuel Macron à l'Élysée, le 3 septembre 2025

Crédit : Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Il n'a pas d'état d'âme, il veut qu'on y aille rapidement" : le budget vient gripper la relation entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu

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Pauline Théveniaud

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Sébastien Lecornu s'attelle à déminer la colère des agriculteurs, mais en parallèle, le Premier ministre va aussi devoir trancher sur sur le budget. Le gouvernement a beau clamer qu'un compromis est toujours possible, que "le budget est à portée de main", un vote favorable dans l'hémicycle semble toujours aussi improbable. 

Pour l'Élysée, le marathon n'a que trop duré. En coulisses, le palais présidentiel pousse pour un recours au 49-3 ou aux ordonnances, et cela dès la fin de semaine. De quoi gripper la relation entre un président pressé, et son Premier ministre qui préfère temporiser. 

Officiellement, il n'y a pas de tension. Mais entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, ce n'est pas si simple qu'on le dit. Le chef de l'État est pressé d'en finir avec le budget. "Il n'a pas d'état d'âme, il veut qu'on y aille rapidement, dès la fin de la semaine", assure un proche. "Une option est privilégiée", rapporte un autre : les ordonnances. Si le gouvernement tombe, il y aura quand même un budget, avec les ordonnances. Ce n'est pas le cas avec l'article 49-3 de la Constitution. 

Sébastien Lecornu, lui, préférerait prendre encore son temps. Pour le Premier ministre, cela vaut la peine de négocier si c'est pour aboutir à un accord. D'ailleurs, son entourage n'en démord pas. Avant la fin des négociations de fonds, il ne donnera aucune indication sur la méthode retenue pour faire passer le budget. L'enjeu est immense avec le risque de censure. Dans cette affaire, Emmanuel Macron pourrait perdre son troisième Premier ministre en un peu plus d'un an.

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