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Marine Le Pen, lors de son procès en appel à Paris le 20 janvier 2026
Crédit : Benoit PEYRUCQ / AFP
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Une prestation capitale pour son avenir politique. Marine Le Pen a été appelée à la barre, ce mardi 20 janvier, dans le cadre du procès en appel des assistants parlementaires du Front national (ex-Rassemblement national). Lors de l'audience préliminaire, la leader d'extrême droite avait déclaré n'avoir "aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit". Des propos que la présidente lui a demandé d'expliciter.
"Le Parlement européen ne nous a jamais conseillé ni reproché le travail de nos assistants parlementaires pendant 10 ans", a-t-elle déclaré. "Le Parlement était au courant de la mutualisation des assistants", a-t-elle poursuivi. Et de répéter : "Le Parlement européen ne pouvait pas ne pas savoir."
"Pour moi, la situation ne posait pas problème. Pour que je pose la question encore eût-il fallu que j'imagine qu'il y avait un problème, j'imaginais que le Parlement européen ne pouvait ignorer cela", a-t-elle affirmé. Elle a ainsi remis, comme au premier jour du procès en appel, la faute sur Bruxelles
La cheffe de file des députés du Rassemblement national assure qu'elle a connu "tardivement" le système de groupement des assistants parlementaires. "J'ai découvert cette capacité de groupement quand elle a été mise en œuvre par Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch", a-t-elle dit, rejetant ainsi la faute sur son père.
"Il était compliqué de dire non à Jean-Marie Le Pen mais tout le monde était d’accord pour la mutualisation des assistants parlementaires", a-t-elle poursuivi. Et de défendre : "C’était comme ça, c’était peut-être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient." La présidente du groupe RN à l'Assemblée a néanmoins reconnu que "beaucoup de choses" auraient pu être faites de manière "plus rigoureuse".
"Le terme 'système' me gêne car on dirait qu'on parle de manipulation", a encore dit la cheffe des députés RN à l'Assemblée nationale. "Soit la personne [proposée pour être assistante parlementaire] ne pose pas de problème et je ne dis rien car je ne suis pas DRH , soit je sais que cette personne peut nuire à l'ensemble de la cause et là je peux mettre mon veto", a-t-elle schématisé.
Marine Le Pen dit ainsi "conteste(r) l’idée qu’il existe un système qui se poursuit". "Les cas des assistants parlementaires doivent être analysés les uns après les autres car il m'apparaît qu'ils recoupent des réalités très différentes", a-t-elle soutenu à la barre.
"La masse salariale du Front national ne cesse d'augmenter, en 2014, 2015, 2016. Si vraiment il y avait eu une volonté en quelque sorte d'alléger le FN, ça se verrait de partout. Ça ne se voit absolument nulle part". L'interrogatoire de Marine Le Pen est prévu jusqu'à mercredi soir.
En première instance, Marine Le Pen a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle.
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