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Procès en appel du RN : Marine Le Pen martèle qu'"il n'y a pas de système généralisé", son audition se poursuit mercredi

L'interrogatoire de Marine Le Pen a débuté, ce mardi 20 janvier, au procès en appel des assistants parlementaires européens. Durant de longues heures, la patronne du RN s'est efforcée de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti. Elle sera de nouveau entendue mercredi.

Marine Le Pen, au tribunal correctionnel de Paris, le 20 janvier 2026

Crédit : Bertrand GUAY / AFP

Sophie Neumayer & Julien Fautrat & Gabriel Joly & La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Aux premières heures de son interrogatoire au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National, décisif pour sa candidature en 2027, Marine Le Pen s'est efforcée, ce mardi 20 janvier, de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti.
  • Pugnace, méticuleuse, Marine Le Pen s'est montrée ferme à la barre pour contrer les éléments de l'accusation. Son interrogatoire est prévu jusqu'à mercredi soir.
  • En première instance, Marine Le Pen a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle.
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"Il n'y a pas de système généralisé", martèle Marine Le Pen

"Il y a autant de cas qu'il y a d'assistants... il n'y a pas de système généralisé", martèle Marine Le Pen face à la présidente. 

"Catherine Griset avait des fonctions qui étaient dépendantes des miennes quand elle est devenue assistante parlementaire locale, avant que je sois présidente", poursuit-elle. 

Et d'insister : "Quand je deviens présidente, elle continue à faire le travail. C'est impossible de faire la différence en réalité". 

"je ne connais pas leur nom", dit Marine Le Pen à propos des assistants parlementaires embauchés en 2015

Marine Le Pen : "Je pense que 80% des assistants parlementaires, en septembre 2015, je ne sais pas qui ils sont".  Et d'ajouter : "Je ne connais pas leur parcours, je ne connais pas leur nom, je ne sais pas d'où ils viennent".

Marine Le Pen jure qu'elle n'a "jamais donné une instruction à un député pour embaucher un assistant"

"Je n'ai jamais donné une instruction à un député pour embaucher un assistant, jamais", claironne Marine Le Pen. "Je veux bien accepter mes responsabilités mais je ne veux pas accepter les responsabilités qui ne sont pas les miennes".

"Je crois bien que Marine sait tout cela" : le mail compromettant pour la défense de Le Pen

Lors de l’enquête, un mail qui compromet Marine Le Pen a été saisi par les enquêteurs. On peut y lire ; "Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs". Ces mots ont été écrit par un eurodéputé au trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just. "Je crois bien que Marine sait tout cela", lui répond-il, comme le rappelle la présidente de la cour d’appel.

"Si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’aurais pas répondu avec désinvolture. Wallerand de Saint Just sait bien que je ne demanderai jamais à un député de prendre des assistants pour travailler pour le Front national", balaye Marine Le Pen.

Marine Le Pen "conteste l'idée qu'il existe un système qui se poursuit"

"Le terme 'système' me gêne car on dirait qu'on parle de manipulation", dit la cheffe des députés RN à l'Assemblée nationale. "Soit la personne [proposée pour être assistante parlementaire] ne pose pas de problème et je ne dis rien car je ne suis pas DRH , soit je sais que cette personne peut nuire à l'ensemble de la cause et là je peux mettre mon veto", schématise-t-elle.

"Je conteste l’idée qu’il existe un système qui se poursuit", répète-t-elle.

Marine Le Pen relaxée simultanément dans une affaire de diffamation envers une femme voilée

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé dans le même temps Marine Le Pen, qui était accusée d'injure publique par une ancienne étudiante que la cheffe de file de l'extrême droite avait associée à l'"islam radical" du temps où elle était voilée.


"Si une telle pratique fait l'objet de débats dans notre société, associer une personne à la pratique rigoriste d'une religion ne revêt pas un caractère injurieux", a statué le tribunal lors du délibéré en présence de la plaignante de 30 ans, apparue en veste à carreaux et sans voile.

Marine le Pen estime qu'il devait être "compliqué de dire non à Jean-Marie Le Pen"

Questionnée à propos d'une réunion à laquelle elle assiste à partir de 2010, en compagnie de son père et du système de gestion des enveloppes supervisé par Jean-Marie Le Pen, l'ex-candidate à aux élections présidentielles de 2012, 2017 et 2022 juge qu'il "est utile de faire une distinction entre les premières mandatures et les dernières".

Lorsqu'elle n'était pas présidente, "c'est toujours Jean-Marie Le Pen qui est un peu le dirigeant du groupe, c'est lui qui est le chef. Cela devait être très certainement compliqué de dire non à Jean-Marie Le Pen mais tout le monde était d’accord pour la mutualisation des assistants parlementaires", dit-elle, estimant que c'est lui qui est à l'origine de ce système.

Marine Le pen dénonce "une succession de cas très différents"

"De façon claire, ces faits, vous les contestez ?", demande la présidente. Réponse de Marine Le Pen : "Je crois que c'est  "une succession de cas en réalité très différents les uns des autres, qui durent, ce qui me concerne, sur douze ans, puisque j'ai été douze ans eurodéputée." Elle ne reconnaît ainsi pas formellement les faits.

"ce système m'est apparu assez tardivement" : Marine Le Pen rejette la faute sur son père

"Je mentirais si je disais que je savais. j'ai découvert cette capacité de groupement [des assistants parlementaires européens] quand elle a été mise en œuvre par Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch", ajoute Marine Le Pen,  ajoutant que "ce système du groupement m'est apparu assez tardivement".

"Nous ne nous étions jamais posé la question... Cela ne nous est pas apparu comme une difficulté", précise-t-elle. "Pendant 15 ans, on a toujours eu les mêmes interlocuteurs et il y a eu des contrôles et des demandes d’information".

La leader du RN incrimine le parlement européen, qui "ne pouvait pas ne pas savoir"

"Le Parlement européen ne nous a jamais conseillé ni reproché le travail de nos assistants parlementaires. Il était au courant de la mutualisation des assistants pendant 10 ans", dit-elle. "Le Parlement européen ne pouvait pas ne pas savoir. Pour moi, la situation ne posait pas problème".

L'audience reprend dans une salle pleine à craquer

La présidente est de retour et annonce la reprise de l'audience dans une salle comble. Il a même été difficile de caser tous les journalistes sur les bancs.

L'audience est suspendue, reprise à 13h30 avec l'audition de Marine Le Pen

L'audience est suspendue et reprendra cet après-midi avec l'audition de Marine Le Pen. Un moment crucial pour la course à la présidentielle de 2027, alors qu'elle a été condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate.

L'audience est reprise, Marine Le pen est arrivée sur place

L'audience est reprise. À noter que Marine Le Pen est déjà arrivée dans la salle d'audience, avec un costume bleu marine.

Marine le pen attendue à la barre de la cour d'appel

Au cinquième jour du procès en appel dans l'affaire des assistants des eurodéputés FN, Marine Le Pen est attendue à la barre, ce mardi 20 janvier.

Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris, la leader d'extrême droite doit être interrogée mardi après-midi, ainsi que toute la journée de mercredi, par la cour présidée par la magistrate Michèle Agi, puis les représentants du parquet et les avocats des différentes parties prenantes.

"Il n'y a pas de système généralisé", martèle Marine Le Pen

"Il y a autant de cas qu'il y a d'assistants... il n'y a pas de système généralisé", martèle Marine Le Pen face à la présidente. 

"Catherine Griset avait des fonctions qui étaient dépendantes des miennes quand elle est devenue assistante parlementaire locale, avant que je sois présidente", poursuit-elle. 

Et d'insister : "Quand je deviens présidente, elle continue à faire le travail. C'est impossible de faire la différence en réalité". 

"je ne connais pas leur nom", dit Marine Le Pen à propos des assistants parlementaires embauchés en 2015

Marine Le Pen : "Je pense que 80% des assistants parlementaires, en septembre 2015, je ne sais pas qui ils sont".  Et d'ajouter : "Je ne connais pas leur parcours, je ne connais pas leur nom, je ne sais pas d'où ils viennent".

Marine Le Pen jure qu'elle n'a "jamais donné une instruction à un député pour embaucher un assistant"

"Je n'ai jamais donné une instruction à un député pour embaucher un assistant, jamais", claironne Marine Le Pen. "Je veux bien accepter mes responsabilités mais je ne veux pas accepter les responsabilités qui ne sont pas les miennes".

"je me moque de savoir quel est son emploi" : Le Pen dit ignorer que odoul était assistant parlementaire quand il travaillait au siège

À l'époque, Julien Odoul ne vient pas dans les couloirs me dire qu'il est assistant parlementaire, je ne le sais pas et je ne peux pas préjuger du fait qu'il soit à mon cabinet. Je ne peux pas préjuger qu'il n'y a pas un travail entre Mylène Troszczynski et lui", poursuit-elle.

"Il ne faisait pas 8h de travail par jour pour moi, je ne lui demande que très peu de choses. Sur cette période, c'est un conseiller spécial qui peut avoir une activité à côté", ajoute Marine Le Pen. "Pour moi il a un emploi, je me moque de savoir quel est son emploi, je ne regarde pas, je m'en moque". Selon elle, il a surtout travaillé pour Philippe Martel, son ex-directeur de cabinet.

L'audition se tend pour Marine Le Pen

Relancée à plusieurs reprises sur le cas de Julien Odoul, Marine Le Pen tente d'expliquer qu'elle  ne savait pas quand son contrat a été signé avec Mylène Troszczynski. "Vous ne pouviez pas ignorer que depuis la rentrée 2014 il travaillait au sein de votre cabinet", lui rétorque la présidente. "Il ne peut pas vous avoir échappé que vous ne l'avez pas recruté pour travailler à votre cabinet, il y est de façon constante et il n'a pas pu vous échapper vous l'avez vu passer à peu près à la même époque comme assistant parlementaire".

Ce matin, Julien Odoul expliquait avoir rencontré la cheffe du parti de l'époque, avant qu’il ne signe son contrat d’assistant parlementaire. "Je ne m’en souviens pas", répond Marine Le Pen, sans convaincre la présidente.

Le cas de julien odoul de nouveau étudié

Auditionné ce matin, Julien Odoul revient au cœur des débats, alors que Marine Le Pen est toujours entendue. "Je n'ai jamais demandé à Mylène Troszczynski de l'embaucher", dit-elle, au sujet de l'eurodéputée à laquelle il était officiellement rattaché, lorsqu'il travaillait au siège du parti. "Pourtant, il travaillait largement pour vous", souligne la présidente.

L'audience reprend à la cour d'appel

L'audience reprend à la cour d'appel, avec une dizaine de minutes de pause supplémentaire par rapport à ce qui avait été annoncé.

L'audience est suspendue pour 20 minutes

L'audience est suspendue pour 20 minutes à la cour d'appel de Paris.

"Je crois bien que Marine sait tout cela" : le mail compromettant pour la défense de Le Pen

Lors de l’enquête, un mail qui compromet Marine Le Pen a été saisi par les enquêteurs. On peut y lire ; "Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs". Ces mots ont été écrit par un eurodéputé au trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just. "Je crois bien que Marine sait tout cela", lui répond-il, comme le rappelle la présidente de la cour d’appel.

"Si j’avais reçu un mail comme celui-là, je n’aurais pas répondu avec désinvolture. Wallerand de Saint Just sait bien que je ne demanderai jamais à un député de prendre des assistants pour travailler pour le Front national", balaye Marine Le Pen.

Elle "conteste formellement" avoir dit aux eurodéputés que certains de leurs assistants seraient pour le parti

"Je conteste de la façon la plus formelle avoir dit aux députés : 'Vous aurez le droit à un assistant et le reste, ce sera pour le parti', je le conteste formellement", martèle Marine Le Pen.

"Ce que j'ai dit, c'est : 'Vous avez été élu grâce au FN et vous seriez bien aimables de prendre, dans les rangs du FN, des militants'. C'est naturel de leur demander de prendre des gens qui partagent leurs idées et j'y vois un intérêt car la meilleure formation pour un cadre du parti est d'être assistant parlementaire", explique-t-elle.

Marine Le Pen "conteste l'idée qu'il existe un système qui se poursuit"

"Le terme 'système' me gêne car on dirait qu'on parle de manipulation", dit la cheffe des députés RN à l'Assemblée nationale. "Soit la personne [proposée pour être assistante parlementaire] ne pose pas de problème et je ne dis rien car je ne suis pas DRH , soit je sais que cette personne peut nuire à l'ensemble de la cause et là je peux mettre mon veto", schématise-t-elle.

"Je conteste l’idée qu’il existe un système qui se poursuit", répète-t-elle.

Le cas de Thierry Légier, assistant parlementaire et garde du corps, abordé

Condamné en première instance, Thierry Légier est évoqué à l'audience. "Il a toujours été agent de sécurité auprès de Jean-Marie Le Pen et à tiers-temps sur moi-même. Le dis le Parlement européen était informé qu'il était agent de sécurité et bout de 25 ans, ça a semblé poser problème", détaille Marine Le Pen. Quand le parti a demandé si M. Léger, agent de sécurité, pouvait être payé comme assistant parlementaire, "le Parlement a répondu tout à coup brutalement non et on y a mis fin", ajoute-t-elle.

Pas impliquée dans le choix des assistants de Bruno Gollnisch et de Jean-Marie Le Pen

"Il est tout à fait illusoire de penser que j'aurais pu décider pour Jean-Marie Le Pen le choix de ses assistants parlementaires, il est tout à fait illusoire de penser que j'aurais pu décider à la place de Bruno Gollnisch", déclare Marine Le Pen. "S'agissant des assistants parlementaires, il n'y a pas de décisions à prendre. Ils ont été recrutés avant même que je sois élue".

La figure de l'extrême droite doit se montrer éloquente

La discussion commence à être vive mais Marine Le Pen tente de répondre à toutes les questions de la présidente, d’une voix calme et en utilisant ses bras et ses mains pour convaincre. Elle se sert un verre d'eau, après près d'une heure d'audition, après une petite confusion entre deux dates.

Marine Le Pen relaxée simultanément dans une affaire de diffamation envers une femme voilée

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé dans le même temps Marine Le Pen, qui était accusée d'injure publique par une ancienne étudiante que la cheffe de file de l'extrême droite avait associée à l'"islam radical" du temps où elle était voilée.


"Si une telle pratique fait l'objet de débats dans notre société, associer une personne à la pratique rigoriste d'une religion ne revêt pas un caractère injurieux", a statué le tribunal lors du délibéré en présence de la plaignante de 30 ans, apparue en veste à carreaux et sans voile.

"le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient", assure Marine Le pen

"La validation en réalité est une validation politique et que je me suis réservée ensuite pour faire en sorte de surveiller que les assistants parlementaires que nous embauchons n'aient pas eu des propos ou des agissements qui aient pu nuire au parti", précise Marine Le Pen, soulignant qu'elle est arrivée au Parlement européen en 2004 après déjà "15 ans de présence du FN" dans l'instance.

"C’était comme ça, c’était peut être contestable, condamnable, le fonctionnement n’était peut-être pas idéal, mais tous ces gens travaillaient", se justifie-t-elle.



Marine le Pen estime qu'il devait être "compliqué de dire non à Jean-Marie Le Pen"

Questionnée à propos d'une réunion à laquelle elle assiste à partir de 2010, en compagnie de son père et du système de gestion des enveloppes supervisé par Jean-Marie Le Pen, l'ex-candidate à aux élections présidentielles de 2012, 2017 et 2022 juge qu'il "est utile de faire une distinction entre les premières mandatures et les dernières".

Lorsqu'elle n'était pas présidente, "c'est toujours Jean-Marie Le Pen qui est un peu le dirigeant du groupe, c'est lui qui est le chef. Cela devait être très certainement compliqué de dire non à Jean-Marie Le Pen mais tout le monde était d’accord pour la mutualisation des assistants parlementaires", dit-elle, estimant que c'est lui qui est à l'origine de ce système.

Une audition en trois parties

Comme l'a expliqué Michèle Agi, la présidente de la cour d’appel, l'audition de Marine Le Pen ce mardi et ce mercredi va se dérouler en trois parties : d'abord sur le fonctionnement du parti et de l'assistance parlementaire, puis directement sur ses assistants parlementaires et enfin, sur les faits reprochés au FN (devenu RN), dont elle a été la présidente de 2011 à 2021.

interrogée sur le fonctionnement du FN, elle évoque des "montagnes russes"

"Le fonctionnement d'un parti politique, ce sont les montagnes russes en réalité. Un parti politique permet l’expression du suffrage, il fait de la communication, il a des salariés et des bénévoles", poursuit la cheffe de file des députés RN à l'Assemblée.

Marine Le pen dénonce "une succession de cas très différents"

"De façon claire, ces faits, vous les contestez ?", demande la présidente. Réponse de Marine Le Pen : "Je crois que c'est  "une succession de cas en réalité très différents les uns des autres, qui durent, ce qui me concerne, sur douze ans, puisque j'ai été douze ans eurodéputée." Elle ne reconnaît ainsi pas formellement les faits.

"ce système m'est apparu assez tardivement" : Marine Le Pen rejette la faute sur son père

"Je mentirais si je disais que je savais. j'ai découvert cette capacité de groupement [des assistants parlementaires européens] quand elle a été mise en œuvre par Jean-Marie Le Pen, Marie-Christine Arnautu et Bruno Gollnisch", ajoute Marine Le Pen,  ajoutant que "ce système du groupement m'est apparu assez tardivement".

"Nous ne nous étions jamais posé la question... Cela ne nous est pas apparu comme une difficulté", précise-t-elle. "Pendant 15 ans, on a toujours eu les mêmes interlocuteurs et il y a eu des contrôles et des demandes d’information".

La leader du RN incrimine le parlement européen, qui "ne pouvait pas ne pas savoir"

"Le Parlement européen ne nous a jamais conseillé ni reproché le travail de nos assistants parlementaires. Il était au courant de la mutualisation des assistants pendant 10 ans", dit-elle. "Le Parlement européen ne pouvait pas ne pas savoir. Pour moi, la situation ne posait pas problème".

Marine le pen est appelée à la barre

Marine Le Pen joue son avenir politique maintenant. Elle est appelée à la barre pour être auditionnée. La presidente reprend les propos liminaires de Marine Le Pen à l'ouverture de l'audience, le 13 janvier.

"Si un délit a été commis et tout le mode s'accorde à dire qu'un délit a bien été commis, je n'en ais pas conscience", répète-t-elle en la citant et lui demandant d'expliciter.

L'audience reprend dans une salle pleine à craquer

La présidente est de retour et annonce la reprise de l'audience dans une salle comble. Il a même été difficile de caser tous les journalistes sur les bancs.

L'audience va bientôt reprendre à la cour d'appel

L'audience doit reprendre à 13h30 avec l'audition de Marine Le Pen, présente depuis vingt minutes. Ce matin, Julien Odoul, député de l'Yonne, a été mis en difficulté, après avoir soutenu qu'il a réellement été l'assistant parlementaire d'une eurodéputée frontiste en 2014-2015. 

Une autre affaire liée à Marine le pen ce mardi au tribunal de paris

Dans un télescopage du calendrier judiciaire, la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris rend ce mardi son délibéré dans une affaire de diffamation dans laquelle Marine Le Pen est également mise en cause. Une ancienne étudiante de l'Institut d'études politiques de Bordeaux la poursuit pour injure publique pour l'avoir associée en mars 2019 dans un tweet à l'"islam radical" en commentaire d'une photographie où elle était voilée.

L'audience est suspendue, reprise à 13h30 avec l'audition de Marine Le Pen

L'audience est suspendue et reprendra cet après-midi avec l'audition de Marine Le Pen. Un moment crucial pour la course à la présidentielle de 2027, alors qu'elle a été condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate.

Julien Odoul plaide difficilement la "négligence"

Malgré le contrat le mettant théoriquement au service de l'eurodéputée, sur les premiers mois, "je n'ai pas travaillé pour Mylène Troszczynski car elle ne me donnait pas de travail", affirme aujourd'hui à la barre Julien Odoul. Sur une période d'un an et demi, il n'aura que douze communications avec sa supérieure théorique. De leur trois appels, le plus long sera d'une durée de quatre minutes et dix-sept secondes. "Rétrospectivement, elle n'avait pas besoin de mes services", dit-il regretter.

Marine Le Pen très studieuse à sa table

Attendue à la barre cet après-midi, Marine Le Pen est très studieuse dans la salle d'audience. Elle a été vue en train d'écrire à sa table, durant l'audition de Julien Odoul.

Julien Odoul reconnaît "un problème" autour de son travail au Parlement européen

Face à l'avocat de la partie civile, Me Patrick Maisonneuve, Julien Odoul reconnaît "un problème" sur l’exécution d’une partie de son travail d’assistant au Parlement européen. "On peut acter que M. Odoul n’a pas travaillé au profit du Parlement européen, tout en acceptant d’être payé par lui", note le parquet général.

Quand un lapsus de la présidente provoque des rires de la salle

En voulant évoquer Philippe Martel, qui avait pris la tête du cabinet de Marine Le Pen en 2013, la présidente se trompe et parle de Charles Martel, qui a repoussé l'invasion arabe à Poitiers au VIIIe siècle. De quoi provoquer des rires dans la salle.

Un échage par mail compromettant rappelé par la présidente

Durant l’enquête, aucune preuve du travail d’assistant parlementaire de Julien Odoul avant la plainte du Parlement européen n'a été révélée. D'ailleurs, le 10 février 2025, il demandait par mail à Marine Le Pen : "Serait-il possible que je vienne à Strasbourg demain pour voir comment se déroule une session au Parlement européen et faire la connaissance de Mylène Troszczynski à qui je suis rattaché ?". L'échange vient d'être rappelé par la présidente.

Quelle stratégie de défense pour Marine le pen, entendue à partir de cet après-midi ?

C'est la prise de parole logiquement la plus attendue de ce procès en appel. Ce mardi après-midi, Marine Le Pen sera entendue par la Cour. Selon les informations de RTL, la leader d'extrême droite devrait camper sur ses positions sur le fond, mais se montrer plus mesurée sur la forme, notamment en réduisant les attaques frontales à destination des juges.

"je regrette" que Mon Eurodéputée "ne m'ait pas donné de travail", assure Julien Odoul

"Vous allez être assistant parlementaire d'une députée qui n'a rien à vous faire faire et vous localise au siège du parti, où elle ne va quasi jamais. Cela ne vous questionne pas ?", demande la présidente à Julien Odoul. "Non, vous avez raison. Au terme de cette année, j'aurais dû l'interpeller ou interpeller Marine Le Pen pour avoir un contrat au siège. Je reconnais qu'il y a un problème avec ce contrat et je regrette que Mylène Troszczynski ne m'ait pas donné de travail", dit-il.

Un poste d'assistant Parlementaire comme une "coquille vide" ?

"Comment vous pouvez prendre la décision de vous-même de travailler pour Marine Le Pen au sein d'un cabinet auquel vous n'êtes pas rattaché ?", questionne la présidente, en référence à son engagement rapide auprès du cabinet de la figure d'extrême droite, malgré ses fonctions à Bruxelles. "J'ai voulu me rendre utile au sein du siège du FN. j'ai voulu me rendre utile à Marine Le Pen", explique Julien Odoul.

"Mylène Troszczynski vous dit de vous rendre utile au sein du parti, Marine Le Pen vous dit que vous êtes pas retenu pour rejoindre son cabinet mais finalement, vous avez travaillé pour elle. Le contrat d'assistant parlementaire est une coquille vide", souligne Michèle Agi. Réponse : "Je suis tout à fait d'accord avec vous, hors contexte je suis d'accord", dit-il, assurant avoir produit des notes de discours pour Marine Le Pen.

Odoul raconte comment il est devenu assistant parlementaire européen

Interrogé par Michèle Agi, la présidente de la cour d’appel, Julien Odoul retrace son parcours politique et explique s'être engagé au FN après les élections européennes de 2014. On lui propose alors de rejoindre le cabinet de Marine Le Pen, sans qu'il soit retenu. Finalement, il envoie son à Mylène Troszczynski, fraîchement élue à Bruxelles, pour un poste assistant parlementaire et signe en octobre de la même année.

Les téléphones finalement autorisés dans la salle d'audience

Ce lundi, la cour avait annoncé des mesures plus strictes prises pour empêcher les enregistrements dans la salle pour les journées de mardi et mercredi, où Marine Le Pen est présente. Les téléphones devaient ainsi être éteints sur les bancs, comme l'a constaté une de nos journalistes.

Les gendarmes ont vérifié à plusieurs reprises si c'était bien le cas de tout le monde, avant que la présidente revoit finalement sa position et autorise la presse à allumer leurs portables, à la reprise de l'audience, espérant que les règles soient respectées.

Julien Odoul appelé à la barre

En attendant que Marine Le Pen soit interrogée cet après-midi, c'est Julien Odoul qui est appelé à la barre. Agé de 40 ans, le député RN de l’Yonne est également conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il a rejoint le FN en 2014, après être notamment passé par le PS et l'UDI.

L'audience est reprise, Marine Le pen est arrivée sur place

L'audience est reprise. À noter que Marine Le Pen est déjà arrivée dans la salle d'audience, avec un costume bleu marine.

Marine Le pen, "optimiste", dit être "engagée dans un combat" pour son innocence

En déplacement à Marseille en fin de semaine dernière, Marine Le Pen a martelé être "engagée dans un combat pour son innocence", tout en soulignant ne pas vouloir plaider "devant la presse".


"Quand on fait appel, par définition, on est optimiste. Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n'a pas entendus", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse avec le député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.

Condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire en première instance

La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres cadres d'avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen. Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.
Lors du premier procès, Marine Le Pen a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche pour l'instant de concourir à la présidentielle.

Marine le pen attendue à la barre de la cour d'appel

Au cinquième jour du procès en appel dans l'affaire des assistants des eurodéputés FN, Marine Le Pen est attendue à la barre, ce mardi 20 janvier.

Sous les grandioses boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris, la leader d'extrême droite doit être interrogée mardi après-midi, ainsi que toute la journée de mercredi, par la cour présidée par la magistrate Michèle Agi, puis les représentants du parquet et les avocats des différentes parties prenantes.

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