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Grand débat national : la CGT n'ira pas à Matignon vendredi

Une ultime réunion, avant le lancement du grand débat national, va se tenir à Matignon le 11 janvier, avec les partenaires sociaux. La CGT a déjà précisé qu'elle ne s'y rendra pas.

Philippe Martinez, le 19 novembre 2017

Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Marie-Pierre Haddad & AFP

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"Non". Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, n'ira pas, vendredi 11 janvier, à Matignon pour discuter du grand débat national à venir organisé par l'exécutif en réponse au mouvement des "gilets jaunes".
 
De leur côté, Laurent Berger (CFDT), François Hommeril (CFE-CGC) et Philippe Louis (CFTC) se rendront à ce rendez-vous prévu à 9 heures, ont indiqué leurs services respectifs à l'AFP. Yves Veyrier (Force ouvrière) n'avait pas encore répondu. 

"Le Premier ministre nous a reçus le 10 décembre en disant : 'J'ai sûrement fait des erreurs, j'écoute pas assez, aujourd'hui dites-moi ce que vous voulez et je vous écouterai', a expliqué Philippe Martinez, sur LCI. On a dit ce qu'on avait à dire et le 31 décembre, Emmanuel Macron a dit : 'Je ne change rien'", lors de ses vœux

Ouvert à des "débats citoyens"

Le secrétaire général de la CGT a ajouté : "Il a même dit - je pense que la CGT était visée - 'ceux qui considèrent qu'on peut travailler moins et gagner plus, qu'ils ne comptent pas sur moi'". En revanche, Philippe Martinez s'est dit ouvert à "des débats citoyens" dans les départements et les localités pour mettre "noir sur blanc des revendications (...) en matière de services publics, de mobilité, de salaires". 

Mais il n'appelle pas à rejoindre le mouvement des "gilets jaunes", alors que fin décembre, il avait donné des signaux de rapprochement. "Ce mouvement n'a pas de coordination nationale. Quel interlocuteur on a au niveau national pour discuter ? Aucun, d'ailleurs ils n'en veulent pas", a-t-il dit. 

À écouter aussi

La CGT "ne peut pas se rallier à des individus qui réclament la suppression des cotisations sociales (qui) sont notre sécurité sociale", a ajouté Philippe Martinez, qui considère toutefois ce mouvement comme étant "social" par d'autres revendications, comme celles portant sur la justice fiscale et l'augmentation des salaires. 

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