1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Grand débat national : Jouanno met en garde le gouvernement dans une lettre
1 min de lecture

Grand débat national : Jouanno met en garde le gouvernement dans une lettre

Chargée d'organiser le grand débat national voulu par Emmanuel Macron, Chantal Jouanno pose ses conditions à l'exécutif, dans une lettre que s'est procuré RTL.

Chantal Jouanno, le 9 décembre 2018
Chantal Jouanno, le 9 décembre 2018
Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Grand débat national : Jouanno met en garde le gouvernement dans une lettre
01:05
Olivier Bost & Marie-Pierre Haddad

Emmanuel Macron annule un déplacement à Biarritz pour s'occuper du grand débat national, annoncé la semaine dernière. Le président de la République devait prononcer un discours dans le cadre de la présidence française du G7, mais il préfère rester à l'Élysée pour une réunion qui vise à clarifier les règles de cette consultation

Il faut dire que ça se complique... Comme l'atteste une lettre adressée à Matignon, que RTL a pu se procurer. Chantal Jouanno en est à l'origine, elle qui est censée tout organiser. Elle exprime désormais ouvertement ses doutes. Ce n’est pas encore la grande confiance.


Au lendemain de sa rencontre avec Édouard Philippe, Chantal Jouanno, la présidente de la commission nationale du débat public, met en garde le gouvernement. Elle rappelle que sa commission est indépendante.

Pas un débat sous le contrôle de l'Élysée

Et aussi que c’est elle et elle seule qui organise les débats et qui rédige les conclusions. Elle prévient : "Les réunions qui seront organisées n’ont pas vocation à se transformer en meeting politique". Ni pour le gouvernement, prévient-elle, ni pour aucun autre parti politique.

À lire aussi

Une précision importante alors que La République En Marche a déjà fait savoir qu’elle voulait participer au débat. Voilà la majorité prévenue ! Les ministres qui assisteront aux réunions aussi sont mis en garde. Ils sont priés de ne pas faire de discours, de s’asseoir, d’écouter et de répondre aux citoyens le cas échéant.


Enfin, comme pour s’assurer qu’il ne s’agit pas là d’un débat pipé d’avance, la commission demande au gouvernement de s’engager clairement sur la manière dont il répondra aux attentes et aux propositions qui se seront exprimées. "La défiance à l’égard de la sincérité" est forte, prévient Chantal Jouanno. En clair, il ne faut surtout pas un débat sous le contrôle de l'Élysée et qui ne sert à rien.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/