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"Gilets jaunes", Rassemblement national : Bernard Tapie, l'engagement politique jusqu'au bout

Dès le début de son engagement en politique, Bernard Tapie a lutté contre le Front national. Une ligne de conduite qu'il a continué d'appliquer jusqu'aux dernières élections régionales.

Bernard Tapie, le 4 avril 2019
Bernard Tapie, le 4 avril 2019
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Marie-Pierre Haddad

"Il faut croire en son destin". En 2018 dans l'émission Au Tableau sur C8, Bernard Tapie livrait ses conseils et ses souvenirs. L'homme d'affaires est décédé, ce dimanche 3 octobre, à l'âge de 78 ans. Sport, politique, business... aucun domaine ne lui aura échappé. Même s'il ne jouait plus de rôle sur la scène politique, l'homme d'affaires a toujours gardé cette volonté de peser dans le débat, en continuant à livrer jusqu'au bout son analyse de la société française. 

En politique, "ayez confiance en vous", lançait l'ancien ministre de la Ville de François Mitterrand. "Et tentez. Vous raterez de temps en temps mais tentez. Il n'y a rien de pire qu'une vie où on n'a rien essayé", ajoutait-il. 

Connu pour son franc parler, Bernard Tapie n'hésitait pas à confier certains regrets sur sa carrière politique. "Si c'était à refaire, je ne le referais pas. Mais maintenant que je l'ai fait, je ne le regrette pas", expliquait-il. 

Barrage au Rassemblement national

Le parcours politique de Bernard Tapie a été marqué par ses attaques envers le Front national. Des électeurs qualifiés de "salauds" en 1992, puis de "stupides" deux ans plus tard. En 2018, l'homme d'affaires assumait : "Je le pense. On ne peut pas dire qu'un dirigeant politique est quelqu'un de pas bien et que ceux qui votent [pour lui] ne sont pas comme lui".

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Trois ans plus tard, lors des élections régionales de 2021, Bernard Tapie a donné une nouvelle fois de la voix pour faire barrage au Rassemblement national, en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. "En région PACA, ce n'est pas le Rassemblement national, c'est le Front national !", lançait-il à nos confrères de France 3.

"J'ai combattu le Front national pendant des années, le front avec Jean-Marie Le Pen. Aujourd'hui, il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre que le front devenu Rassemblement national n'est pas le même, c'était l’impression que j’avais, sauf que lorsqu'on voit la composition de la liste du RN en PACA, il y a de quoi s'inquiéter", indiquait-il. 

Le mouvement des "gilets jaunes"

En 2019, tout en affirmant ne pas vouloir revenir sur la scène politique, Bernard Tapie commentait la crise des "gilets jaunes", lors d'un entretien accordé au Parisien. "Derrière la spontanéité de ceux qui au départ ont montré leur inquiétude, leur impatience, leur colère, légitimes, se greffent au mouvement des gens qui n'ont rien à y foutre et se mettent un gilet jaune. Quant aux partis politiques, toujours à la remorque de l'opinion, ils se sont mis à les soutenir mais aussi à les infiltrer".

L'ancien ministre de François Mitterrand pronostiquait que "la colère restera, se manifestera d'une autre manière, encore pire que maintenant". Bernard Tapie avait mis à disposition les locaux de La Provence pour les "gilets jaunes". Une prise de position qui avait alors lancé l'hypothèse d'un rôle de l'homme d'affaires pour structurer le mouvement. 

Ils "sont pour la transformation d'une manifestation en une association, une fédération ou un parti politique", racontait-il. "On ne va pas les affubler de personnalités comme moi, déjà porteuses d'un passé. J'espère simplement que ça débouchera sur un projet. Moi, je suis à Paris, chez moi tranquillement", concluait-il.

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