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"Gilets jaunes" : Édouard Philippe devient la cible de toutes les critiques

Depuis plusieurs jours, une certaine rigidité est reprochée au Premier ministre. Et pour ne rien arranger, ses relations avec Emmanuel Macron se seraient dégradées.

Édouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 16 octobre 2018
Édouard Philippe à l'Assemblée nationale, le 16 octobre 2018
Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
"Gilets jaunes" : Édouard Philippe cible de toutes les critiques
00:03:30
"Gilets jaunes" : Édouard Philippe cible de toutes les critiques
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Olivier Bost & Léa Stassinet

Outre les contradictions publiques remarquées entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe notamment sur les chaudières au fioul, le désaveu sur Laurent Berger, le Premier ministre est la cible de beaucoup de critiques. Depuis quelques jours, les piques se multiplient dans la presse contre lui. 

On lui reproche en premier lieu une certaine rigidité, sur le fond comme sur la forme, une rigidité qui en rappelle une autre d’ailleurs. "Il est plus juppéiste que jupitérien", lâchait, sous le sceau de l’anonymat un "poids lourd" de la majorité dans le Journal du Dimanche le week-end dernier. "D'abord, ils se sont attaqué à son cabinet, maintenant c’est lui. C’est toujours plus facile que le président", constatait alors l’un de ses proches.

À une question sur la "gestion" de la crise par Matignon, un "historique" de La République en Marche, selon les mots du Figaro, balançait encore hier : "Parler de 'gestion' c’est déjà sympa". Une petite phrase assassine qui, comme la première, ressemble à s’y méprendre à du Richard Ferrand, grince-t-on autour du Premier ministre, en référence au président de l’Assemblée nationale. "Il est dur en ce moment", concède d’ailleurs l’un des interlocuteurs de ce dernier. "Il est catastrophé par le côté autiste de ce pouvoir", poursuit-il.

Un Premier ministre pas assez visible

Et quand ce ne sont pas des petits phrases lâchées sous le sceau de l’anonymat, ce sont des anecdotes, comme celle rapportée par Le Parisien-Aujourd’hui en France hier : alors qu’on annonçait, mardi, au cours de la réunion des députés REM, la venue d’Édouard Philippe au conseil national du parti ce weekend pour y prononcer un discours, un grommellement se serait fait entendre dans une partie de la salle. En cause : le fait que le Premier ministre n’ait toujours pas choisi de prendre sa carte au parti.

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Autre reproche fait au locataire de Matignon : sa trop faible visibilité. Son absence du terrain notamment au cours du premier week-end de mobilisation des "gilets jaunes". Certes il travaillait à son bureau selon son cabinet, mais sa défense n’a que peu convaincu une majorité elle-même mise sous pression. 

Des tensions entre lui et le chef de l'État

Quant à la relation entre les deux têtes de l’exécutif, beaucoup croient savoir, devinent, qu’elle se serait dégradée. En fait, "ils ne se parlent pas" m’a confié un proche du pouvoir jeudi 29 novembre. "Le gouvernement de la France, aujourd’hui, c’est 4 personnes", soupirait cette semaine un visiteur du soir d’Emmanuel Macron, affligé par le caractère de plus en plus technocratique de la macronie.

"Il y a lui, Édouard Philippe, Alexis Kohler (le secrétaire général de l’Élysée, ndlr) et Benoît Ribadeau-Dumas (le directeur de cabinet du Premier ministre, ndlr). On ne mesure pas à quel points les deux invisibles dominent les deux premiers". Un manque de communication qui expliquerait beaucoup des zigzags de l’exécutif depuis quelques jours. "Macron change d’avis tout le temps !", plaidait jeudi un ami du Premier ministre. "L’interview sur RTL (allusion aux premières annonces faites par Édouard Philippe il y a 10 jours déjà, au micro d’Elizabeth Martichoux, ndlr) nous a quand même coûté un demi-milliard, pour rien… mais je ne pense pas qu’il l’ait faite sans le feu vert du président", poursuit-il. 

Le plus

L’ancien président du Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré, s’interroge en privé sur les risque de démarrer l’examen de la réforme constitutionnelle dans le contexte actuel. Il est censé démarrer le 14 janvier à l’Assemblée nationale. Le sujet pourrait apparaître comme décalé, surtout au moment redouté où de nouvelles taxes entreront en vigueur.

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