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À Beyrouth, Marine Le Pen veut "resserrer les liens" franco-libanais

Francophonie, coopération économique et lutte contre le fondamentalisme islamisme seront les thèmes majeurs abordés entre la frontiste et les dirigeants libanais.

Marine Le Pen lors de sa visite au Liban, samedi 19 févier 2017.
Marine Le Pen lors de sa visite au Liban, samedi 19 févier 2017. Crédit : IBRAHIM CHALHOUB / AFP
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Félix Roudaut
et AFP

À quelques semaines de l'élection-reine, Marine Le Pen s’échine à parfaire sa stature de femme d'État et s'éloigner des affaires. C'est pourquoi la candidate d'extrême-droite s'est rendue au Liban, dimanche 19 février, où elle a plaidé pour un resserrement des liens entre la France et le Liban. "Je viens pour la première fois au Liban (...) Nous avons des liens qui méritent d'être resserrés beaucoup", a déclaré la frontiste.

Donnée en tête de la course présidentielle par les enquêtes d'opinion mais battue au second, la députée européenne souhaite "redonner à ces liens historiques, presque familiaux, la solidité qu'ils n'auraient jamais dû perdre." La conseillère régionale des Hauts-de-France doit rencontrer le président Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri ainsi que le ministre des Affaires étrangères Gebrane Bassil avec lesquels elle veut "parler Francophonie (...) coopération économique [et] lutte contre le fondamentalisme islamisme".

Le Liban est le seul pays du Moyen-Orient à être traditionnellement dirigé par un président chrétien, mais les pouvoirs du chef de l'État libanais ont été rognés à la fin de la guerre civile (1975-1990). Le président Aoun est soutenu par le mouvement musulman chiite Hezbollah alors que la communauté chrétienne du Liban a perdu de son pouvoir et est devenue minoritaire au fil des décennies. Marine Le Pen a estimé que le Liban pourrait servir de potentielle "puissance d'équilibre" régionale. 

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Interrogée pour savoir si elle allait plaider en faveur d'un dialogue avec le président syrien Bachar al-Assad, elle a répondu : "Non seulement nous allons évoquer la crise syrienne mais aussi la gigantesque problématique humanitaire des migrants." Le Liban, qui compte quatre millions d'habitants, accueille environ un million de réfugiés syriens et doit faire face aux lourdes conséquences de la guerre qui ravage ce pays voisin depuis mars 2011. "Il semble que la communauté internationale ne fasse pas les efforts nécessaires pour précisément permettre de maintenir ces gens dans des campements humanitaires (...) de manière décente" a jugé la frontiste dont le parti s'oppose à la venue de ces réfugiés en France. 

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