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François Hollande renonce : Pierre Moscovici salue "une décision exceptionnelle"

INVITÉ RTL - Le commissaire européen était aux commandes de la campagne présidentielle de François Hollande en 2012.

Pierre Moscovici
Pierre Moscovici
Crédit : AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
François Hollande renonce : Pierre Moscovici salue "une décision exceptionnelle"
05:45
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin

Cinq ans plus tôt, il portait à bout de bras la campagne du candidat Hollande. Jeudi 1er décembre, l'ancien ministre Pierre Moscovici a appris, comme l'ensemble des Français, la décision historique de François Hollande de ne pas candidater à sa propre succession à la présidence de la République. "C'est une décision qui a dû être très difficile à prendre pour lui", estime Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances de 2012 à 2014, qui note "des choses honorables dans ce quinquennat". Proche du président sortant, Pierre Moscovici dit avoir "senti ou pressenti qu'il ne serait pas candidat"

"Depuis quelques temps, je voyais bien que l'échéance approchait et que la préparation ne se faisait pas", confie-t-il. Comme il le rappelle, François Hollande reste le chef de l'État pour les six prochains mois. "Il est maintenant affranchi de la pesanteur électorale, il n'a plus qu'une tâche qui est de représenter la France, diriger le pays. C'est peut-être le moment pour lui d'être plus libre qu'il n'a pu être dans les temps précédents et de laisser une marque", estime-t-il. 

Toute son attention sur les programmes européens

Pierre Moscovici estime que François Hollande a pris cette décision en son âme et conscience. "Au fond, l'on avait beaucoup commenté le thème du président normal. Pour être président, il ne faut pas être tout à fait normal, et la décision qui a été prise hier est une décision exceptionnelle. En même temps il y a quelque chose de normal là-dedans, c'est-à-dire quelque chose d'humain" de la part du président qui a privilégié "le raisonnement strictement politique et non pas tel ou tel conseil affectif ou personnel". 

En avril prochain, l'ancien ministre votera pour l'intérêt du pays. "Aujourd'hui, je ne vois pas qui sont les candidats à la primaire", confie celui qui ne trouvait "de légitimité automatique" qu'en François Hollande. Son ami désormais écarté de la primaire, le commissaire européen s'attardera sur les idées des aspirants à la présidence. "Ce qui va m'intéresser, c'est quel va être le contenu européen des programmes des différents candidats de la primaire" annonce-t-il, estimant qu'"on ne peut pas être socialiste si l'on n'est pas profondément réformiste". Tous devront ainsi le convaincre par "un programme européen ambitieux". 

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Pierre Moscovici dit vouloir se livrer à son tour à un exercice de lucidité, mais continue toutefois à croire en une refonte de sa famille politique. "L'élection paraît difficile pour les socialistes, reconnaît-il, mais les récentes consultations électorales ont montré que ce qui était prévu n'arrivait pas toujours." Son objectif premier n'est pas dissimulé : que la France "n'élise pas une présidente d'extrême droite". "Le danger populiste, protectionniste, n'est pas écarté. On a besoin de garder une France qui soit ouverte sur le monde, une économie ouverte, une société ouverte qui porte des valeurs", conclut l'ancien ministre.

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