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Emmanuel Macron se tient dans un véhicule blindé Serval lors d'une visite à l'exercice militaire Orion 2026 de Suippes, dans l'est de la France, le 30 avril 2026.
Crédit : Aurelien Morissard / POOL / AFP
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Après quatre mois d'entraînement intensif, l'exercice militaire d'ampleur "Orion 26" a pris fin, ce jeudi 30 avril, dans l'est de la France. Cette manœuvre XXL, l'une des plus importantes organisées ces dernières années par les armées françaises, a mobilisé environ 12.500 militaires, des centaines de véhicules, ainsi que des drones et des moyens aériens et terrestres considérables.
L'exercice, lancé en février, visait à préparer les forces françaises et leurs alliés à des scénarios de guerre de haute intensité, dans un contexte de transformation stratégique accélérée en Europe.
Pour cette journée de clôture, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est rendu sur le terrain, à Mailly-le-Camp (Aube) et Suippes (Marne), afin d'assister aux dernières séquences de combat simulé.
Tout au long de la journée, le chef de l'État a suivi différentes phases de l'exercice : des soldats engagés dans des tranchées simulant des assauts, jusqu'aux manœuvres aériennes.
Le capitaine Bastien, engagé dans l'opération, a souligné au micro de RTL l'intensité rare de ce type de mission : "C'est quelque chose qui est vraiment conséquent. On fait rarement des exercices aussi longs. Nous, on est déployés depuis plus de dix jours puisqu'on a commencé dans la région de Troyes pour finir ici (dans l'Aube, NDLR). Donc, on a fait plus d'une centaine de kilomètres".
Emmanuel Macron a ensuite embarqué à bord d'un hélicoptère de combat pour observer des simulations de frappes air-sol. Il a également assisté à des tirs d'artillerie, notamment de canons Caesar, ainsi qu'à des tirs d'infanterie depuis des positions retranchées.
"Cet exercice nous a montré la crédibilité qu'ont les Européens et la France à pouvoir déployer ensemble une opération de cette ampleur", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Continuez à vous battre pour faire de la France une puissance reconnue par ses alliés et redoutée par ses ennemis. C'est vous qui tenez notre capacité d'engagement. Et à la fin, la victoire".
L'exercice s'est déroulé en quatre phases depuis octobre, allant de la planification opérationnelle jusqu'au déploiement en coalition. Il a notamment mobilisé 30 hélicoptères, 1.800 véhicules tactiques et environ 800 drones de combat.
Six pays européens ont participé à l'opération aux côtés de la France : la Belgique, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, les Pays-Bas et le Luxembourg. Le président s'est aussi rendu au poste de commandement de division, chargé de coordonner les unités engagées face à un ennemi fictif.
Il a pu observer les évolutions technologiques récentes de l'armée de Terre, rendues possibles par les lois de programmation militaire successives.
"Ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est une armée qui avance, qui se transforme, qui se modernise, (...) et qui est là pour répondre aux défis contemporains qui sont les nôtres", a ajouté Emmanuel Macron, saluant "une armée qui est là pour répondre aux défis contemporains".
La visite présidentielle s'est conclue par un hommage aux deux soldats français morts récemment au Liban, dans une atmosphère solennelle, marquée par une Marseillaise entonnée par les militaires présents.
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