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Le président français Emmanuel Macron fait un geste en s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre grec, après la signature d'accords bilatéraux au palais Maximos, à Athènes, le 25 avril 2026.
Crédit : Aris Messinis / AFP
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En déplacement ce lundi 27 avril au centre hospitalier de Lavelanet, en Ariège, Emmanuel Macron était attendu sur les questions de santé et d'accès aux soins, dans un contexte de lutte contre les déserts médicaux. Une visite hautement symbolique dans cet hôpital, présenté comme le premier établissement d'Occitanie entièrement reconstruit dans le cadre du Ségur de la santé de 2020.
Au fil des échanges avec les soignants, la discussion a bifurqué. Et c'est sur un tout autre sujet, beaucoup plus sensible, que le président a réagi : celui des "Padhue", les praticiens à diplôme hors Union européenne dont les procédures sont parfois interminables pour pouvoir venir soigner en France.
"Les 'Padhue', c'est encore le bordel", a-t-il lâché. "C'est un truc qui me rend dingue ! Ils font de la médecine et le jour où il faut les titulariser, faut repasser un concours ! On a un système qui marche sur la tête !", a déclaré le président de la République selon des propos rapportés.
Lors de cette visite, le chef de l'État n'a pas caché sa frustration face à un système qu'il juge incohérent, presque absurde. "C'est le truc qui me rend dingue. C'est la folie du système français", a-t-il ajoute encore, selon des journalistes présents sur place.
Au 1er janvier 2025, 19.154 médecins, diplômés à l'étranger hors UE et qui exercent officiellement en France, étaient inscrits au tableau de l'Ordre des médecins. 38,8% ont été diplômés en Algérie, 15,1% en Tunisie, 8,6% en Syrie, 7,4% au Maroc, et 4% au Liban..., selon les statistiques disponibles. Un détail qui va rapidement faire basculer l'échange sur le terrain politique.
Questionné sur le sujet par un médecin formé à Oran, en Algérie, Emmanuel Macron l'a invité à "[aller, NDLR] dire ça à tous les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie". Une critique à peine voilée à son ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau qui lui défendait un bras de fer avec l'Algérie.
Pour rappel, Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, avait défendu une stratégie de fermeté vis-à-vis d'Alger, estimant que la France se montrait "faible" face à l'Algérie.
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