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Une simple discussion qui se transforme en scène de guerre : les révélations de Georges Malbrunot sur l'embuscade au Liban qui a coûté la vie à deux soldats français

Deux soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont morts après une attaque samedi 18 avril dans le sud du Liban, probablement attribuée au Hezbollah. Plus de détails sont connus sur l'origine de ce drame.

Un contingent français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) en patrouille au sud du Liban, le 18 avril 2026

Crédit : MAHMOUD ZAYYAT / AFP

Révélations sur l'embuscade qui a couté la vie à deux Casques bleus français

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Révélations sur l'embuscade qui a couté la vie à deux Casques bleus français

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Georges Malbrunot - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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La France a perdu deux soldats le samedi 18 avril dernier. Le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin ont péri lors d'une attaque dans le sud du Liban attribuée au Hezbollah. 

Les deux militaires français, qui appartenaient à la force des Nations unies au Liban (Finul), faisaient une reconnaissance d’itinéraire. Ils voulaient s’assurer qu’un convoi logistique de la Finul passerait derrière eux sans encombre. À bord de leurs véhicules, ils sont arrivés dans le village d’Al Ghandouriyeh, situé en pleine zone de guerre entre le Hezbollah et l’armée israélienne. 

C'est alors que les soldats ont découvert un engin explosif improvisé placé entre le cimetière et la station-service de la commune. Aussitôt, selon nos informations, le maire du village est arrivé sur place, accompagné d'un groupe de combattants armés vêtus de noir, mais sans cagoule. Leur volonté était de faire partir rapidement les Français qui auraient cherché à s’emparer de l’engin explosif. 

Une discussion qui tourne à la scène de guerre

La discussion entre les casques bleus et le maire a duré une dizaine de minutes, avant de basculer dans le chaos. D’autres miliciens du Hezbollah ont ouvert le feu et ont tiré directement sur la patrouille de la Finul. Les soldats français ont riposté, blessant probablement plusieurs de leurs adversaires, avant de se désengager par le feu pour relever leurs camarades blessés. Ils se sont ensuite repliés jusqu’à leurs véhicules et sont repartis.

Ces tirs à l'arme légère, qui ont coûté la vie aux deux soldats français et blessé un troisième, ne sont pas venus des hommes du Hezbollah qui accompagnaient l'élu du village. Ils provenaient d’un deuxième rang de tireurs situé à 150 mètres de leur position. Ces hommes avaient, eux, le visage masqué. Il s'agissait donc d'une attaque organisée, que la milice pro-iranienne a démentie. 

Contrairement à ce qu’a affirmé le Hezbollah, il n’y a pas eu d’affrontement entre les soldats français et la population. De son côté, le maire du village a paru débordé par cette attaque qui a tué presque sur le coup le sergent-chef Florian Montorio avant d'être fatale au caporal-chef Anicet Girardin, qui a succombé à ses blessures quatre jours après.

L'engin explosif ne visait pas la Finul

En réalité, l’explosif à l’origine du drame était destiné à protéger ce village contre une avancée des soldats israéliens, qui occupent une zone à quelques kilomètres au sud. La bombe ne visait donc pas à priori la Finul. Elle n’était d’ailleurs pas encore en état de fonctionner. Selon nos informations, le Hezbollah l’a enlevé après l’incident. 

Les interrogations se multiplient donc au sein de la force des Nations unies : le Hezbollah a-t-il voulu envoyer un message indiquant qu’il ne souhaitait pas être gêné dans son combat contre l’armée israélienne ? 

Est-ce parce que dans ce village il y aurait, près du cimetière, un poste de commandement souterrain du Hezbollah que les militaires français avaient découvert ? Pourquoi avoir frappé alors que le cessez-le-feu venait de débuter ? L’enquête sur ce drame permettra peut-être de répondre à toutes ces questions.

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