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"C'est du béton" : Emmanuel Macron défend la clause d'assistance mutuelle de l'UE en cas d'attaque

Emmanuel Macron a assuré samedi 25 avril à Athènes que la France soutiendrait la Grèce "quoi qu'il arrive" en cas de menace sur le pays méditerranéen.

Le président français Emmanuel Macron fait un geste en s'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre grec, après la signature d'accords bilatéraux au palais Maximos, à Athènes, le 25 avril 2026.

Crédit : Aris Messinis / AFP

AFP & Juliette Vignaud

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Le président français Emmanuel Macron a assuré samedi 25 avril à Athènes que la clause d'assistance mutuelle entre pays de l'Union européenne, en cas d'attaque, "c'est du béton" et ne souffre d'aucune "ambiguïté". 

"Pour la Grèce et la France, l'article 42.7" des traités de l'UE, "c'est du béton, c'est-à-dire que c'est une obligation", a dit le président français lors d'une conférence de presse. Du "béton armé", a complété à ses côtés le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. 

Sous l'impulsion de Chypre, qui préside l'UE ce semestre, les 27 réfléchissent à un renforcement de cette clause, qui prévoit que, si un État membre est "l'objet d'une agression armée sur son territoire", les autres "lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir". 

"Je ne crois pas qu'il y a un besoin aujourd'hui de changer les traités ou de les modifier. Ils sont très clairs", a estimé Emmanuel Macron au second jour de sa visite en Grèce.  
"Il y a simplement un besoin d'abord de continuer de renforcer la défense et la sécurité de tous nos pays" puis d'avancer vers "l'Europe plus souveraine que nous appelons de nos vœux". 

"Elle est intangible"

Selon Emmanuel Macron, l'article 42.7 est "dans sa substance plus fort que l'article 5" du traité de l'Otan, c'est-à-dire la clause d'assistance mutuelle au cœur de l'alliance militaire américano-européenne mais régulièrement remise en doute par Donald Trump. "Il prévoit une solidarité entre les États membres mais il ne laisse pas l'option", a-t-il insisté au sujet du traité européen. 

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Lui emboîtant le pas, Kyriakos Mitsotakis a fait valoir que "personne ne parlait de cet article (42.7) auparavant alors qu'il existe dans les traités et qu'il est juridiquement plus fort, au moins dans sa formulation, que l'article 5 de l'Otan". 

Le président français a estimé que la France et la Grèce avaient "montré" par les actes que "l'article 42.7, c'étaient pas des mots" en envoyant début mars des navires militaires près de Chypre lorsque l'île de l'UE a été touchée par une frappe au début de la guerre au Moyen-Orient

Il a souligné que le partenariat de défense franco-grec renouvelé samedi prévoyait lui-même une telle clause encore renforcée. "Elle est intangible", "il n'y a pas de point d'interrogation à avoir, il n'y a pas de doute à nourrir. Et, pour tous nos ennemis, potentiels ou réels, il faut qu'ils le sachent très clairement", que la France viendra en aide à la Grèce en cas de besoin, a-t-il martelé. "Ne vous posez même pas la question. Quoi qu'il arrive, nous serons là, à vos côtés."

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