1 min de lecture

"Je souhaite avec affection que ce débat progresse" : Emmanuel Macron pousse Andorre à dépénaliser l'avortement

Le président de la République appelle Andorre à faire évoluer le débat sur l'avortement, sans brusquer les équilibres institutionnels de la principauté. Seul État d'Europe avec le Vatican à interdire totalement l'IVG, le pays est confronté à une pression croissante pour faire évoluer sa législation.

Le président français et coprince d'Andorre Emmanuel Macron et le coprince d'Andorre Josep-Lluis Serrano Pentinat, le 28 avril 2026.

Crédit : Ed JONES / POOL / AFP

"Je souhaite avec affection que ce débat progresse" : Emmanuel Macron appelle Andorre à dépénaliser l'avortement

00:01:34

Thomas Despré & Jérémy Descours

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

En déplacement en Andorre, dont il est coprince, Emmanuel Macron a appelé, ce mardi 28 avril, la principauté à faire évoluer sa position sur l'avortement. C'est aujourd'hui le seul État d'Europe, avec le Vatican, à interdire totalement l'IVG, y compris en cas de viol ou d'inceste.

Très attendu sur ce sujet sensible, le président de la République a choisi une ligne mesurée. "Je sais que lorsqu'on parle de l'interruption volontaire de grossesse, beaucoup d'Andorrans le réclament. Ceci doit se faire dans le respect des institutions, des équilibres, des consciences de chacun. De là où je suis, je souhaite avec affection que ce débat progresse", a-t-il déclaré.

Une prudence qui s'explique par le fonctionnement institutionnel unique du pays, où le chef de l'État français partage le rôle de coprince avec l'évêque d'Urgell. Le poids de l'Église catholique reste déterminant, rendant toute réforme délicate et nécessitant des discussions avec le Saint-Siège.

"S'ils acceptent l'avortement, il n'y aura plus d'évêques"

À Andorre, le débat dure depuis des années. De nombreuses femmes doivent encore se rendre à l'étranger pour avorter, une situation de plus en plus contestée. "Il y a une constitution et un respect à continuer. C'est une co-principauté. S'ils acceptent l'avortement, il n'y aura plus d'évêques. Donc, qu'est-ce qui va se passer ?", s'interroge Manela, une habitante.

À lire aussi

Le gouvernement andorran reconnaît cette pression croissante. Son chef, Xavier Espot, évoque une "revendication présente dans notre société" et travaille à une solution "mûrement réfléchie". 

Une piste se dessine : dépénaliser l'IVG sans aller jusqu'à la légaliser, tout en continuant à la pratiquer à l'étranger mais avec une prise en charge des frais.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info