4 min de lecture Élections européennes

Européennes : Macron, Salvini, Farage... Les cinq personnalités clés du scrutin

Elles ont marqué la campagne et auront un rôle très important à jouer sur la scène politique européenne, après ces élections.

Emmanuel Macron, le 20 mai 2019
Emmanuel Macron, le 20 mai 2019 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
et AFP

Ce dimanche 26 mai, les électeurs Français se rendent aux urnes pour désigner les 79 députés qui les représenteront au Parlement européen. Mais ils ne sont pas les seuls à se prononcer. Ces élections vont ainsi mobiliser au total 427 millions d'électeurs à travers les 28 États-membres de l'Union européenne. 

Jeudi 23 mai, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ouvert le bal, avec la victoire surprise des travaillistes néerlandais, selon les projections à la sortie des urnes. L'Irlande et la République Tchèque ont suivi vendredi 24 mai, alors qu'en République tchèque, en Slovaquie, en Lettonie et à Malte, le vote a eu lieu samedi 25 mai. Ce dimanche 26 mai, ce sera autour des 21 autres États-membres.

Les résultats officiels seront communiqués à la fin de ce dernier jour de vote, lorsque le scrutin sera clos en Italie, dernier pays à voter. Mais l'on peut d'ores et déjà désigner les 5 personnalités marquantes de ce scrutin, qui auront quoi qu'il en soit un rôle à jouer une fois les résultats connus. 

Emmanuel Macron, défenseur de l'UE

Il avait fait campagne sur des thèmes pro-européens et depuis son élection en 2017, le président français Emmanuel Macron a constamment plaidé pour "une relance de l'Europe", se posant en adversaire numéro 1 des leaders populistes européens. 

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En France, la liste de son parti La République en Marche est devancée dans l'ensemble des derniers sondages par celle du Rassemblement national de Marine Le Pen, avec des écarts allant de 0,5 à 2,5 points. Emmanuel Macron espère avec son parti rebattre les cartes au centre du Parlement européen, appelant à "bâtir une grande coalition des progressistes" face à "ceux qui veulent détruire l'Europe par le nationalisme". 

Sa formation devrait s'allier avec les Libéraux de l'Alde pour jouer un rôle pivot et dans le partage des postes des institutions européennes. Emmanuel Macron souhaite un budget commun aux pays de la zone euro et un ministre européen des Finances, réclame une "réelle" Europe de la défense et plaide en faveur d'une "identité européenne" forte et cohérente. 

Mais les propositions du président centriste de 41 ans pour relancer l'UE n'ont pas eu l'effet escompté sur la chancelière allemande, Angela Merkel. Les deux dirigeants ont admis récemment avoir des divergences, assumant "leurs confrontations". 

Matteo Salvini, l'extrême droite décomplexée

Homme fort du gouvernement italien et patron de l'extrême droite de la péninsule, Matteo Salvini ambitionne de fédérer un groupe souverainiste au Parlement européen, avec son "amie" française Marine Le Pen. 

Ce Milanais prolixe de 46 ans a fait son entrée au Parlement européen en 2004 et l'a quitté en 2018 après être arrivé au pouvoir en Italie. Sous sa houlette, le gouvernement populiste italien s'est vivement opposé à la plupart de ses partenaires européens en fermant ses ports aux arrivées de réfugiés et s'est livré à un bras de fer - conclu par un compromis - avec la Commission sur un budget 2018 en dehors des règles européennes. 

Doté d'un aplomb hors du commun et d'une équipe de jeunes virtuoses des réseaux sociaux, son parti est crédité de plus de 30% d'intentions de vote. 

Pedro Sanchez, l'espoir des socialistes

Net vainqueur des législatives fin avril, le chef du gouvernement socialiste espagnol Pedro Sanchez, seul dirigeant social-démocrate au pouvoir dans un grand pays européen, devrait sortir renforcé des européennes dimanche. Les sondages créditent son PSOE (Parti Socialiste ouvrier espagnol) de près de 30% des voix.  

Fort de ses bons résultats électoraux, l'économiste de formation de 47 ans, arrivé au pouvoir en juin 2018 après avoir renversé le conservateur Mariano Rajoy grâce à une motion de censure, veut faire avancer les pions espagnols sur la scène européenne où il s'est montré beaucoup plus actif que son prédécesseur.  

Il veut profiter en particulier du Brexit, qui permettrait à l'Espagne de devenir le quatrième pays de l'Union.

Le populiste Viktor Orban

Avec 57% d'intentions de vote pour son parti Fidesz, le Premier ministre hongrois au pouvoir depuis 2010 s'apprête à renforcer son emprise sur son pays et son statut de figure clé de la droite dure européenne. 

Suspendu par le Parti populaire européen (PPE, droite) en raison de ses attaques contre Bruxelles, le dirigeant souverainiste se défend de vouloir quitter l'UE, dont la Hongrie bénéficie largement grâce aux fonds structurels. 

Il entend jouer un rôle majeur dans la recomposition de la droite européenne et a multiplié les contacts avec Matteo Salvini, le FPÖ autrichien et le PiS polonais. Avec un message explicite : si la droite modérée refuse de s'allier avec les "partis patriotiques de droite" après le scrutin, il claquera la porte du PPE. 

Le Brexiter Farage

Surnommé "Monsieur Brexit" par son ami Donald Trump, Nigel Farage, 55 ans, peut se targuer d'être l'homme politique britannique le plus influent de sa génération même s'il n'a jamais été élu à la Chambre des communes.  

Son "Parti du Brexit", créé en février en raison de l'enlisement des négociations sur la sortie de l'UE du Royaume-Uni, caracole en tête des sondages avec environ 30% des intentions de vote. Sa victoire serait une gifle pour les deux principaux partis britanniques, Conservateurs et Travaillistes. 

Eurodéputé depuis 1999, Nigel Farage a mené sans interruption une croisade anti-UE depuis le Parlement européen pour son parti UKIP dont il a quitté la tête en 2016.  

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