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Essence, montant, date : le chèque carburant, la piste privilégiée par l’exécutif ?

ÉCLAIRAGE - Après un coup de pouce sur le prix de l'énergie, le gouvernement planche sur la flambée du prix des carburants. La piste d'une aide pour les ménages les plus modestes est à l'étude mais "il reste du travail à faire", a prévenu Bruno Le Maire.

Bruno Le Maire, le 13 octobre 2021
Bruno Le Maire, le 13 octobre 2021
Crédit : Jim WATSON / AFP
Marie-Pierre Haddad

La montée d'une inquiétude d'un côté et des "réponses" exigées de l'autre. Face à la flambée des prix de l'énergie, Emmanuel Macron avait annoncé le 14 octobre dernier vouloir mettre en place une "action de court terme" afin de "ne laisser personne dans le désarroi". 

Marqué par la crise des "gilets jaunes", le président de la République veut désamorcer la colère sociale à six mois de l'élection présidentielle. C'est pourquoi dès fin septembre, Jean Castex avait annoncé la revalorisation du "chèque énergie" et des "mesures de blocage des prix"

Tout cela s'inscrit dans "un bouclier tarifaire". "Il n'y aura plus d'augmentation du prix du gaz" après celle de 12,6% de vendredi, avait indiqué le premier ministre. La fin de ce bouclier est fixée en avril 2022, horizon à partir duquel "le prix du gaz devrait dégringoler". Des membres de l'opposition, eux, ont souligné que cette période correspondait à l'élection présidentielle. Et qu'en est-il du prix des carburants ? L'exécutif planche sur le sujet mais la solution ne semble pas encore avoir été trouvée. 

Un chèque carburant dans les tuyaux ?

Deux scenarii sont pour l'instant posés sur la table des négociations : créer un chèque carburant pour aider les ménages les plus modestes en compensant la hausse des prix, ou baisser les taxes sur le prix des carburants, ce qui bénéficierait à tous les Français. La première option semble être privilégiée, même si le gouvernement place ses pions avec prudence.

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Invité d'Europe 1, Bruno Le Maire a reconnu : "Il reste du travail à faire". L'enjeu est "surtout de savoir que ça puisse arriver le plus rapidement possible vers les Français" qui en ont besoin. Selon le ministre de l'Économie, une baisse de taxe serait "injuste". Pourquoi ? "Ça coûte très cher", explique-t-il. Autre point, cela ne ciblera pas les ménages qui ont le plus besoin d'un coup de pouce. Bruno Le Maire a aussi indiqué que cette subvention concernerait "des carburants fossiles" et c'est "précisément ce qu'on veut éviter" le gouvernement, engagé dans une stratégie de lutte contre le réchauffement climatique. 


La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili plaidait pour que les distributeurs fassent "un geste en cette période difficile en réduisant leurs marges". Demande entendue par les centres E.Leclerc. Michel-Édouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres Leclerc, a annoncé à l'antenne de RTL que le carburant sera vendu  à prix coûtant jusqu'au 30 octobre.

Quelles modalités pour le chèque carburant ?

Si l'idée du chèque carburant séduit davantage au sein du gouvernement, de nombreuses questions restent encore sans réponse. Quand sera-t-il mis en place ? Quel montant ? Qui sera concerné ? Sur la temporalité, Bruno Le Maire souhaite qu'il soit mis en place "le plus rapidement possible". "J'ai été pendant deux ans chargé de répondre à la crise économique et quand il y avait le fonds de solidarité, il fallait s'assurer que ça aille vite vers les consommateurs. Et ça va être la même chose avec ce chèque : il faut qu'il arrive rapidement à ceux qui en ont le plus besoin", a-t-il détaillé. 

Concernant le montant de ce chèque carburant, les chiffres restent encore flous. À titre d'exemple, le chèque énergie, versé en décembre, sera de 100 euros. Les Hauts-de-France distribuent déjà des chèques carburant depuis 2016, comme le rappellent nos confrères du Parisien. 20 euros sont ainsi octroyés par mois, et la somme est versée tous les trois mois. 

Quant à la question de savoir quels ménages pourront percevoir cette aide, l'entourage du premier ministre reste vague. "Nous souhaitons aider des populations modestes", confie l'entourage de Jean Castex au Parisien. Un proche du gouvernement prend ainsi un exemple : "Une mère au foyer qui accompagne ses enfants à l’école ou une personne handicapée qui a besoin de prendre sa voiture doivent pouvoir être accompagnées même s’ils ne travaillent pas".

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