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Procès en appel du RN : "Je n'imagine pas que Marine Le Pen puisse commettre une infraction", assure Wallerand de Saint-Just à la barre

Le procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-Front national) s'est poursuivi ce mercredi 28 janvier. Wallerand de Saint-Just, l'ancien trésorier du parti, était notamment auditionné.

Wallerand de Saint-Just arrive au tribunal de Paris le 21 janvier 2026 pour une audience en appel des assistants parlementaires du RN

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Les 3 infos à retenir
  • Le procès en appel des assistants d'eurodéputés du RN s'est poursuivi ce mercredi 28 janvier. Nicolas Crochet - qui a eu un "rôle central" dans le système, selon les juges de première instance a été entendu ce matin. Il a soutenu n'avoir jamais "soupçonné le moindre problème" concernant les missions attribuées aux assistants parlementaires. 
  • "Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti" : Catherine Griset a soutenu mardi 27 janvier devant la cour d'appel de Paris n'avoir jamais été qu'au service de la leader d'extrême droite, lorsque celle-ci était eurodéputée, mais aussi, malgré tout, patronne du RN. 
  • Mardi, la journée d'audience a aussi été marquée par le passage de Guillaume L’Huillier, directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. "J'ai été payé pendant des années par un député pour travailler pour d'autres", a-t-il reconnu.
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l'audition est suspendue

Trésorier du Front national de 2009 à 2021, Wallerand de Saint-Just s'est péniblement défendu mercredi devant la cour d'appel de Paris, niant avoir chapeauté un système de détournement de fonds du Parlement européen pour alléger les charges du parti d'extrême droite. L'audience est suspendue et reprendra lundi 2 février. 

"La bonne foi est complète", assure wallerand de Saint-Just

Wallerand de Saint-Just poursuit : "Les textes du Parlement européen ne sont quand même pas claire du tout. La réglementation très stricte et très rigide". 

Il affirme avoir "la ferme certitude en connaissant le dossier depuis le départ que les protagonistes de cette affaire n'ont pas eu la moindre intention, ni la moindre conscience de commettre un délit". "La bonne foi est complète", ajoute-t-il. 

l'audition est suspendue

Trésorier du Front national de 2009 à 2021, Wallerand de Saint-Just s'est péniblement défendu mercredi devant la cour d'appel de Paris, niant avoir chapeauté un système de détournement de fonds du Parlement européen pour alléger les charges du parti d'extrême droite. L'audience est suspendue et reprendra lundi 2 février. 

"La bonne foi est complète", assure wallerand de Saint-Just

Wallerand de Saint-Just poursuit : "Les textes du Parlement européen ne sont quand même pas claire du tout. La réglementation très stricte et très rigide". 

Il affirme avoir "la ferme certitude en connaissant le dossier depuis le départ que les protagonistes de cette affaire n'ont pas eu la moindre intention, ni la moindre conscience de commettre un délit". "La bonne foi est complète", ajoute-t-il. 

"Je crois que bien Marine sait tout cela" : Wallerand de Saint-Just se défend sur cette petite phrase qu'il a écrite

"Je crois que bien Marine sait tout cela". Wallerand de Saint-Just est questionné par la présidente sur cette petite phrase qu'il a écrite en réponse au député européen Jean-Luc Schaffhauser qui en 2014 s'était plaint d'être contraint par son parti de laisser Marine Le Pen choisir l'un de ses assistants parlementaires. "Ce que Marine nous demande équivaut qu'on signe pour des emplois fictifs", avait écrit l'élu. 

À la barre, l'avocat précise qu'il voulait dire qu'il pense que Marine Le Pen est au fait des textes. "Je regrette de ne pas avoir été plus précis. Je n'imagine pas qu'elle puisse commettre une infraction", assure-t-il aujourd'hui.

La présidente questionne de Saint-Just sur les différents contrats d'assistant

La présidente Michèle Agi questionne l'avocat sur différents contrats, notamment celui de Charles Hourcade, graphiste au Front national et employé à partir de septembre 2014 par la députée européenne Marie-Christine Boutonnet. Cette dernière a admis ne lui avoir jamais attribué des tâches. 

"Pourquoi c'est vous qui dites à Charles Hourcade qu'il va changer de contrat ?", demande-t-elle

"D'une part parce qu'on m'a demandé de le faire et puis parce que je connais particulièrement Charles Hourcade", lui répond Wallerand de Saint-Just. "Je ne peux pas savoir que Marie-Christine Boutonnet ne lui donnerait pas de travail". 

La présidente évoque également les contrats de Loup Viallet et de Gaël Nofri, que l'avocat dit ne pas connaître. 

"vous me reprochez d'avoir péché par omission ?", questionne l'ancien trésorier du parti

"Je ne m'intéresse pas du tout de savoir qu'un assistant parlementaire est payé par tel député mais travaille en fait pour tel député. Ça m'échappe complètement !", assure l'avocat. 

"Yann Le Pen vous savez pas ce qu'elle fait ?", le questionne la présidente Michèle Agi. 

"Elle travaille pour le parti"

"Mais quand elle signe un contrat en tant qu'assistante parlementaire", enchaîne-t-elle

"En tant que responsable des grandes manifestations elle peut travailler pour un député européen ou des députés européens ou le groupe des députés européens", énumère-t-il. 

"Mais c'est un poste à plein temps ça ne vous choque pas !"

"À l'époque non... vous me reprochez d'avoir péché par omission ?", demande à son tour l'ancien trésorier du Front national.

"Je ne vous reproche rien", réplique la présidente. 

Des primes demandées par Wallerand de Saint-Just

"Pourquoi on vous demande à vous de demander à Charles Van Houtte une prime pour Yann Le Pen et Catherine Griset à vous trésorier du parti alors que vous n'avez aucun lien avec les assistants parlementaires et le Parlement européen ?", le questionne la présidente qui fait référence à un mail datant de 2014 entre les deux hommes. 

"Je ne me souviens pas avoir envoyé ce message. Mais je fais le petit télégraphiste. On me demande ça dans un couloir et je m'exécute", répond Wallerand de Saint-Just. 

"Il y a une espèce de mélange, embraie la présidente. Catherine Griset a un contrat avec le Parlement européen, elle est censée travailler depuis Bruxelles, Yann Le Pen pareil... et là, c'est le trésorier du parti qui vient demander une prime pour ces assistants ? la réponse est intéressante."

"Mais quelle conséquence véritable on peut en retirer ? Encore une fois je me fais le petit télégraphiste !", martèle l'avocat avec une voix rocailleuse qui rappelle les accents de Jean-Marie Le Pen. 

Les mentions "non payé par le parti" et "payÉ par l'europe"

La présidente fait référence à un autre tableau qui liste les personnes non rémunérées par le FN. Dans ce tableau, il est indiqué que Nicolas Bay, responsable de la communication, a un salaire mentionné comme "non payé par le parti", tandis que Jean-François Jalkh et Catherine Griset, assistante de Marine Le Pen, sont notés comme "payés par l'Europe".

"Ce n'est pas moi qui l'ait fait ce tableau (...) c'est le juge d'instruction qui m'a nommé comme auteur de ce tableau c'est une erreur", explique l'ancien trésorier du parti. 

"En tous cas vous l'avez ce tableau, il est étonnant si on le met en perspective avec l'autre", fait remarquer la présidente.

"Ça m'a été envoyé par mail certainement... Je ne sais même pas si je l'ai vu", répond-il. 

La question du tableau des assistants parlementaires

La présidente questionne Wallerand de Saint-Just sur une liste mentionnant les noms des assistants parlementaire qu'il aurait reçu de la part Charles Van Houtte. 

"Charles Van Houtte m'a envoyé en tout et pour tout trois mails.. pour que j'en sois informé !", se défend l'avocat. 

"Je ne crois pas et pourquoi vous tient-il au courant de ces situations des assistants parlementaires ?", réplique-t-elle. 

"Pour vérifier les noms, si c'étaient des gens du parti". 

La présidente évoque alors le fameux tableau retrouvé chez lui avec mention "siège" "parlement". Le trésorier explique prendre son poste "dans des circonstances difficiles avec des dettes financières" et avoir rédigé lui-même ce tableau. 

"J'ai dû obtenir une liste des salariés du RN et d'après mes propres informations je fais ce tableau. Car un certain nombre de personnes ne sont pas salariées du RN". 

La présidente demande des explications sur la mention "payé autrement", présente sur le tableau. "C'est pour mon usage personnel mon information personnelle et il est très approximatif", insiste Wallerand de Saint-Just. 

Philippot a continué "à faire la communication du parti la nuit", après son élection au parlement européen

La présidente s'interroge de la perte potentielle d'une main-d'œuvre essentielle au sein du parti, après les élections européennes de 2014 à un moment crucial.

"Vous envisagiez des économies par le fait que certains cadres du parti deviennent élus européens et certains employés deviennent assistants parlementaires", explique la présidente qui s'interroge sur l'impact de la perte d'un certains nombre de salariés du parti, embauchés par le Parlement européen comme assistants parlementaires. 

"Vous alliez avoir besoin d'assistants, de gens qui répondent au téléphone au courrier... Ce n'est pas le moment que cette mane disparaisse au moment où le parti se développe", remarque-t-elle. 

"Philippot est élu député européen payé comme député européen et continue à faire la communication du parti, il fait ça la nuit et les week-end", répond l'avocat

"La mission de Catherine Griset : répondre au tel etc... Ça ne se fait pas la nuit", lui rétorque la présidente.  

"À l'époque où je suis trésorier, ce n'est pas mon problème", lance-t-il. 

Un "désordre organisationnel et opérationnel" au sein du parti

Pour trouver des assistants parlementaires, Wallerand de Saint-Just a insisté sur le fait que le parti a essayé "de puiser dans un vivier dans lequel on puisse avoir confiance mais encore une fois, je crois que cela a été démontré que les députés embauchent les assistants qu'ils voulaient", assure-t-il.  

"Nous sommes un parti de discipline et d'ordre, mais on peut pas dire qu'en terme organisationnel... il faut dire que tous nos recours financiers sont refusés. Nous sommes le seul parti politique à avoir subi cette mise à l'écart de toutes les banques. Toutes sauf une et c'est ça qui a contribué au désordre organisationnel et opérationnel", assure-t-il. 

Le cas du salaire du Monsieur Legier

"On a essayé qu'au RN l'échelle des salaires soit un peu respectée", assure l'ancien avocat du Front national à la barre. 

"Ça ne l'a pas été pour Mr Legier (Thierry Legier, garde du corps de Jean-Marie Le Pen, ndlr), rétorque la présidente du tribunal. Mr Legier est employé à 3.000 euros, il passe à 5.000 euros comme assistant parlementaire et il garde le même salaire quand il passe à mi-temps", souligne-t-elle. 

"Les gardes du corps sont toujours très bien payés et ça se justifie", assure l'avocat. 

"en réalité je ne m'en suis jamais occupé ", déclare Wallerand concernant les assistants parlementaires

L'ancien avocat du Front national indique qu'il ne s'est "jamais occupé" des assistants parlementaires. 

"Quand un assistant parlementaire devient salarié du RN, ça n'est pas arrivé beaucoup, mais c'est arrivé. On signe un contrat et quand un salarié RN devient assistant parlementaire, on doit bien faire attention à ne pas payer deux fois les charges salariales", explique-t-il. 

Wallerand de Saint-Just précise qu'il y a "un certain nombre de salariés au siège, mais tous les autres sont bénévoles. Il y a beaucoup de bénévolat au siège du parti", précise-t-il. 

Il explique qu'il s'est intéressé aux assistants parlementaires uniquement dans le cadre de son poste au bureau exécutif du parti. "Il faut surveiller qu'ils n'ont pas des écrits ou attitudes qu'on pourrait leur reprocher", explique-t-il.

Le parcorus de Wallerand de Saint-Just

À la barre, Wallerand de Saint-Just a en premier lieu rappelé les étapes de son engagement au sein du Front National. Après avoir adhéré au Front national en 1987, il est candidat aux élections municipales à Paris deux ans plus tard. Il devient ensuite l'avocat de Front national de 1998 à 2014 puis le trésorier du parti à partir 2009. 

Wallerand de Saint-Just auditionné cet après-midi

Âgé de 75 ans, l'ancien trésorier du parti, qui a longtemps été l'avocat principal du FN, a été condamné à trois ans de prison, dont un an sous bracelet électronique et à une amende de 50.000 euros et à trois ans d'inéligibilité, avec exécution immédiate de la peine.

L'audience est suspendue, elle reprend à 13h30

La présidente a suspendu l'audience qui doit reprendre à 13h30. Cet après-midi, la séance sera consacrée à l'audition de Wallerand de Saint-Just, l'ancien trésorier du parti d'extrême droite. 

"C'était gênant pour moi de lui dire d'arrêter" : cet échange entre nicolas crochet et jean-Marie le Pen

Nicolas Crochet évoque un échange avec Jean-Marie Le Pen, qui souhaitait obtenir des informations sur les assistants parlementaires du FN au Parlement européen. "C'était gênant pour moi de lui dire d'arrêter. Alors j'ai dit à Marine Le Pen qu'elle parle à son père ou alors qu'on me donne l'autorisation de lui envoyer les tableaux", raconte-t-il. 

"Je ne suis pas choqué qu'un assistant parlementaire puisse aller travailler pour le parti"

Questionné à présent par les assesseuses. L'expert comptable assure ne pas être choqué "que des salariés du FN puissent travailler pour un député, car c'est un vivier". "Je ne suis pas choqué non plus qu'un assistant parlementaire puisse aller travailler pour le parti s'il partage mes idées de son député", ajoute-t-il également

"J'ai entendu certains aveux, ça m'a bien détruit", confie Nicolas Crochet

"Quel regard vous portez sur ces faits aujourd'hui ?", demande la présidente à Mr Crochet. Après un silence, il confie regretter d'avoir travaillé avec des personnes "qui laissent supposer que je participais à certaines choses, ce qui n'est pas du tout le cas". 

"Jamais j'ai eu une présomption qu'il y avait quelque chose de pas légal. J'avais confiance, je travaillais avec des députés et en liaison avec le Parlement (européen, ndlr). Je n'ai pas soupçonné le moindre problème. J'ai entendu certains aveux ça m'a bien détruit. Je n'ai même pas de certitude aujourd'hui sur ce qu'il s'est passé. Ça m'a coûté tellement cher", confie-t-il. 

Marine Le Pen réagit à une question de la présidente

La présidente interroge Nicolas Crochet : "Pourquoi demandez-vous à Marine Le Pen de valider le contrat de Florian Philippot ?"


L'expert-comptable réplique : "Qui est le député de Philippot ?" "Ah oui, c'est Marine Le Pen", admet la présidente.

Marine Le Pen, visiblement agacée, se tourne vers les journalistes et secoue la tête en signe de désapprobation.

"Je ne pensais pas à mal", assure l'expert-comptable

"Comment vous pouvez établir ces contrats de travail sans vous assurer qu'ils correspondent bien aux règles fixées par le Parlement européen ?", le questionne la présidente. 

"Les premiers contrats, on ne m'a pas fait part de remarque. J'ai voulu apporter une amélioration. Le Parlement européen ne m'a pas alerté. Je ne rejette pas la faute sur le Parlement. Mais je ne pensais pas à mal", répond Nicolas Crochet. 

"Je n'ai même pas imaginé qu'il n'y avait pas de travail effectif"

Nicolas Crochet se défend de toute négligence, expliquant qu'il n'était pas en mesure de vérifier le travail effectués par les collaborateurs : "Je suis dans mon bureau, je ne peux pas savoir si l'assistant effectue ou non son travail (...) Je n'ai même pas imaginé qu'il n'y avait pas de travail effectif", assure-t-il devant la Cour. 

les contrats d'assistants parlementaire "étaient trop larges par rapport à la réalité des missions"

La présidente a soulevé plusieurs questions concernant les missions confiées aux assistants parlementaires. Elle estime qu'il aurait été plus simple que chaque député précise dans le contrat de travail la mission qu'il souhaitait attribuer à son assistant parlementaire.


"Si les choses étaient à refaire aujourd'hui, je donnerais une fiche de poste type et ils modifient s'ils le souhaitent", concède Nicolas Crochet. "On a essayé de prévoir des tâches, on était de bonne foi", assure-t-il. L'expert-comptable accorde que les contrats "étaient trop larges par rapport à la réalité des missions".

Des députés mis devant le fait accompli

La présidente souligne que certains députés ont refusé de signer les contrats d'assistants parlementaires ce qui suggère qu'ils n'ont pas toujours été consultés en amont et n'avaient pas toujours le choix.

"Je ne l'ai pas analyse comme ça et puis c'est arrivé très rarement", répond Nicolas Crochet. Selon lui, "le délai de dépôt est assez bref au Parlement européen. Il n'est donc pas inenvisageable qu'on a envoyé le contrat et que des députés ou même assistants n'ont finalement pas accepté", explique-t-il. 

Charles Van Houtte agissait sur instruction, selon Nicolas crochet

Nicolas Crochet a précédemment affirmé que Charles Van Houtte recevait des directives concernant les contrats des assistants parlementaires. 
Interrogé sur l'origine de ces instructions, il précise qu'il y avait des "discussions entre Charles Van Houtte et le député sur le choix de l'assistant" et mentionne "le droit de veto de Marine Le Pen". Il ajoute : "Le droit de veto politique pour écarter certaines personnes ne me choque pas".

Nicolas crochet désigne Charles Van Houtte comme celui qui centralisait les demandes des députés

La présidente du tribunal, lui rappelle que le tiers payant s'engage à certifier l'application correcte du droit administratif et social des contrats qu'il gère et non pas de "mettre en place un circuit organisationnel", selon les termes de Nicolas Crochet. 

"Je ne suis pas sans savoir que je vais avoir 14,15,20 créations de postes dans les mois qui viennent. Alors on demande aux députés de passer par Charles Van Houtte pour centraliser les demandes", explique Crochet. 

"Il n'y a pas un seul contrat de travail qui est envoyé sans que le député soit le premier destinataire ou en copie", ajoute-t-il. 

Nicolas Crochet "imposé" comme tiers payant par Marine Le Pen

Selon Aymeric Chauprade, ancien député européen du Front national, Nicolas Crochet a été "imposé" comme tiers payant. "Je ne savais pas que M. Chauprade voyait les choses comme ça", a réagit le concerné qui assure que c'est ses qualités d'expert-comptable qui l'ont mené à ce poste. 

Nicolas Crochet : "Certains députés ont estimé que j'avais fait une faute"

En sa qualité de tiers payant, Nicolas Crochet était chargé de superviser l'établissement des contrats de travail des assistants parlementaires des eurodéputés du Front National et de distribuer les salaires via des fonds versés sur un compte dédié ouvert par le Parlement.  "Certains députés ont estimé que j'avais fait une faute", confie-t-il à la présidente. 

L'audition de Nicolas Crochet a débuté

Nicolas Crochet, portant des lunettes sur la tête, un jean et une veste gris anthracite, répond calmement aux questions de la présidente. Il évoque notamment sa rencontre avec Marine Le Pen, qui est également présente ce matin avec ses avocats. 

Nicolas Crochet condamné en première instance à trois ans de prison dont un ferme

Nicolas Crochet, 62 ans, est accusé de complicité de détournement de fonds publics. Ce proche de longue date de Marine Le Pen a eu un "rôle central" dans le système mis en place, ont estimé les juges de première instance, qui l'ont condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme et trois ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

éxecution provisoire : "Je pense qu'il y a un sujet", déclare gérard Larcher sur RTL

Sur RTL, le président du Sénat n'a pas souhaité s'attarder sur le procès en cours. "Je me suis déjà exprimé sur l'exécution provisoire. Je pense qu'il y a un sujet, mais en l'état des textes, laissons faire la justice et nous verrons", a-t-il déclaré. 

Wallerand de Saint-Just attendu cet après-midi

Cet après-midi sera consacré à l'audition de Wallerand de Saint-Just, l'ancien trésorier du parti d'extrême droite. 

Le comptable, longtemps avocat en chef du FN, a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme sous bracelet, 50.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. Il a fait appel. 

Nicolas Crochet auditionné ce matin

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à cette nouvelle journée d'audience dans le procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national (ex-Front national). 

Ce matin, la cour va entendre Nicolas Crochet. À 62 ans, ce proche de longue date de Marine Le Pen a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme et trois ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. Les juges de première instance ont estimé qu'il a eu un "rôle central" dans le système mis en place.

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