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Procès en appel du RN : Bruno Gollnisch reconnaît avoir mis ses assistants parlementaires "à la disposition de Jean-Marie Le Pen"

Le procès en appel des assistants parlementaires du Front national (devenu Rassemblement national) s'est poursuivi ce lundi 26 janvier. Après Marine Le Pen, la semaine dernière, Bruno Gollnisch est interrogé lors de ce huitième jour d'audience.

L'ex-eurodéputé Bruno Gollnisch, le 21 janvier 2026

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Le point sur la huitième journée d'audience
  • Le procès en appel des assistants parlementaires du RN s'est poursuivi ce lundi 26 janvier. 
  • Pour cette huitième journée d'audience, l'ancien eurodéputé Bruno Gollnisch était interrogé. Figure historique du FN, fidèle de Jean-Marie Le Pen mais toujours loyal vis-à-vis de Marine Le Pen, il a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme sous bracelet, 50.000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
  • En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen - qui s'est constitué partie civile - a été chiffré à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus.
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"Une organisation" et non pas un système

Bruno Gollnisch évoque "une organisation" et non pas "un système". "Sur l’interprétation du règlement je comprends ce qu’on me reproche. J’aurais dû agir différemment. J’ai agi de façon paisible, publique et non équivoque. Je n’ai jamais manqué aux exigences de l’honneur et de la probité", a-t-il déclaré.

"Notre pratique était conforme à celle des autres formations politiques"

Bruno Gollnisch assure : "Si on avait su tout cela, il aurait fallu faire différemment. Notre pratique était conforme à celle des autres formations politiques. L’interprétation de la règle était commune l’époque"

Jean-Marie Le Pen, chef des eurodéputés et du parti : "tout cela se mélangeait"

La présidente rappelle que Jean-Marie Le Pen avait évoqué "un fonctionnement à la débrouille" destiné à "faire au mieux pour que ça fonctionne". "Ça ne coûte pas un centime de plus au parlement européen", rétorque Bruno Gollnisch.

Le travail de Mme Bruna, assistante parlementaire ne concernait-il que le mandat européen ? "Non, répond Bruno Gollnisch, mais ce n’est pas sécable". Jean-Marie Le Pen était la fois responsable des députés européens et chef du FN, "tout cela se mélangeait".

YANN LE PEN, ex-collaboratrice de Bruno Gollnisch, n'a pas fait appel

La sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen a été condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis pour recel de détournement de fonds publics lors du procès des assistants parlementaires.


Condamnée pour avoir été injustement rémunérée comme collaboratrice de Bruno Gollnisch alors qu'elle était employée par le Rassemblement national, elle a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation.

L'audience est suspendue jusqu'à demain

L'audience est désormais terminée. Merci à tous de l'avoir suivie. Bruno Gollnisch a reconnu avoir mis ses assistants parlementaires "à la disposition de Jean-Marie Le Pen". 

Le procès en appel se poursuit dès demain à partir de 9 heures avec l'audition de Catherine Griset, assistante historique de Marine Le Pen et Guillaume L’Huillier, directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.

"Une organisation" et non pas un système

Bruno Gollnisch évoque "une organisation" et non pas "un système". "Sur l’interprétation du règlement je comprends ce qu’on me reproche. J’aurais dû agir différemment. J’ai agi de façon paisible, publique et non équivoque. Je n’ai jamais manqué aux exigences de l’honneur et de la probité", a-t-il déclaré.

"Notre pratique était conforme à celle des autres formations politiques"

Bruno Gollnisch assure : "Si on avait su tout cela, il aurait fallu faire différemment. Notre pratique était conforme à celle des autres formations politiques. L’interprétation de la règle était commune l’époque"

"Ça ne choquait personne à cette époque au parlement européen"

"Yann Le Pen ne fait qu'organiser les manifestations", explique la présidente. "Ça ne choquait personne à cette époque au parlement européen", lui répond Bruno Gollnisch.

"Yann Maréchal dit que le travail qu’elle fait pour le parti sert aussi au mandat européen : les choses à l’envers", regrette la présidente.

"Le traiteur pour les universités d’été, ce n’était pas lié Au parlement européen"

Sur le cas de Yann Le Pen, Bruno Gollnisch reconnaît ses compétences en matière de communication qui "profitait aux députés européens comme au parti". 

"Le traiteur pour les universités d’été, ce n’était pas lié à une activité du parlement européen", rétoque la présidente en référence à une tâche dévolue à Yann Le Pen.

"Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre", assurait Marine Le Pen

"Jean-Marie Le Pen considérait que le parti était pauvre et qu'on ne pouvait pas se permettre de ne pas utiliser les moyens qui étaient apportés par les institutions." Lors de son audition, Marine Le Pen a également invoqué le manque de moyen du parti à l'époque de son père.  

"Nous étions dans une situation de mutualisation de nos maigres moyens de l’époque", a assuré Bruno Gollnisch cet après-midi.

Comme Marine Le Pen, Bruno Gollnisch rejette la notion de "système"

La semaine dernière, Marine Le Pen s'est efforcée de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti. "Le terme de système me gêne car on a le sentiment d'une manipulation", a déclaré à la cour Marine Le Pen en évoquant ce concept-clé de l'accusation, validé par les juges de première instance. 

Cet après-midi, Bruno Gollnisch a avancé le même argument, rejetant à son tour la notion de "système". "Le mot système est connoté comme quelque chose de délictueux, de secret", dénonce-t-il.

L'audience a repris

L'audience a repris après une courte interruption, Bruno Gollnisch est à nouveau à la barre.

"Nous étions de bonne foi" : la défense de Marine Le Pen

Au cours de son audition, Marine Le Pen avait mis en avant la "bonne foi" du parti. "Pourquoi est-ce que nous, qui sommes des gens rigoureux, semblons avoir fait preuve, dans la façon dont ce dossier est présenté, d'une absence totale de rigueur?", a interrogé la cheffe de file de l'extrême droite en y répondant dans la foulée: "Car nous étions totalement de bonne foi".

l'audience est suspendue

Elle reprendra dans 20 minutes.

"vous avez l’image du travail d’un assistant parlementaire avec des horaires"

"On a l’impression que vous avez l’image du travail d’un assistant parlementaire avec des horaires", se défend Bruno Gollnisch, interrogé sur le travail de ses assistants parlementaires de l'époque. 


"Les horaires sont quand même dans le contrat de travail", rétorque la présidente.

Marine Le Pen : "nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit"

Le 13 janvier dernier, au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, Marine Le Pen a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l'a condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.


"Si un délit a été commis - et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis -, je veux bien l'entendre. Mais je veux que la cour sache qu'en ce qui nous concerne, nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit lorsqu'en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants", a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.

L'avocat du parlement européen souligne un changement de stratégie

Après l'audition de Marine Le Pen, l'avocat du Parlement européen, qui s'est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit "constater" l'"évolution" de sa stratégie et de ses co-prévenus, se disant "un peu étonné de cette progression, lorsque l'on a vécu, notamment (l'instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l'accusation de détournement de fonds publics".

"Guillaume l’Huillier ne peut pas justifier le travail qu’il a fait pour vous"

La cour d'Appel évoque désormais le cas de Guillaume l’Huillier, ex-assistant parlementaire de Bruno Gollnisch.  "Guillaume l’Huillier ne peut pas justifier le travail qu’il a fait pour vous", note la présidente.

"Confus ? ça l'a été un peu pour nous, il faut l'admettre"

La présidente souligne la confusion des propos de Bruno Gollnisch quant aux contours de "l'organisation" qu'il décrit. "Confus, ça l'a été un peu pour nous, il faut l'admettre", répond-il.

Une augmentation demandée par Yann Le Pen à sa sœur

Yann Le Pen, fille de Jean-Marie et sœur de Marine, a été assistante parlementaire de Bruno Gollnisch. Condamnée, elle n'a pas fait appel. 

La présidente rappelle que Yann Le Pen a demandé une augmentation à sa sœur plutôt que lui. "Est-ce que ça soit me faire condamner pour détournement de fonds publics ?", demande Bruno Gollnisch.

"Jean-Marie Le Pen avait une certaine influence"

Bruno Gollnisch reconnait que "Jean-Marie Le Pen avait une certaine influence","une autorité", notamment dans le choix des assistants parlementaires. Mais il assure qu'aucun nom ne lui a été imposé.

"une situation de mutualisation de nos maigres moyens de l’époque"

"Nous étions dans une situation de mutualisation de nos maigres moyens de l’époque", explique Bruno Gollnisch, interrogé par la présidente.

"Madame Bruna travaillait plus sous l'autorité de Jean-Marie Le Pen que de moi-même",

Bruno Gollnisch évoque une nouvelle fois une "organisation rationalisée". "C'est la seule façon de travailler", assure-t-il.

"Madame Bruna travaillait plus sous l'autorité de Jean-Marie Le Pen que de moi-même", reconnait l'ancien élu. Pourquoi n'était-elle pas sous son enveloppe ? "Mutualisation", bredouille Bruno Gollnisch.

Jean-Marie Le Pen, chef des eurodéputés et du parti : "tout cela se mélangeait"

La présidente rappelle que Jean-Marie Le Pen avait évoqué "un fonctionnement à la débrouille" destiné à "faire au mieux pour que ça fonctionne". "Ça ne coûte pas un centime de plus au parlement européen", rétorque Bruno Gollnisch.

Le travail de Mme Bruna, assistante parlementaire ne concernait-il que le mandat européen ? "Non, répond Bruno Gollnisch, mais ce n’est pas sécable". Jean-Marie Le Pen était la fois responsable des députés européens et chef du FN, "tout cela se mélangeait".

"J’ai passé plus de temps avec Jean-Marie et Marine Le Pen qu'avec mon épouse"

Bruno Gollnisch raconte qu'il s'entretenait très fréquemment avec Jean-Marie et Marine Le Pen. J’ai passé plus de temps avec eux qu'avec mon épouse. Je le regrette d’ailleurs."

Pas de système, mais "une organisation" afin "d'utiliser la dotation au mieux"

Interrogé sur le "système" mis en place à l'époque, Bruno Gollnisch s'inscrit en faux. "Mais il y a une organisation qui visait à utiliser la dotation qui nous était due, concède-t-il. Le mot système est connoté comme quelque chose de délictueux, de secret. Le but était d’utiliser la dotation au mieux. Ce secrétariat de Montretout existait."

YANN LE PEN, ex-collaboratrice de Bruno Gollnisch, n'a pas fait appel

La sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen a été condamnée à douze mois de prison avec sursis simple et deux ans d’inéligibilité avec sursis pour recel de détournement de fonds publics lors du procès des assistants parlementaires.


Condamnée pour avoir été injustement rémunérée comme collaboratrice de Bruno Gollnisch alors qu'elle était employée par le Rassemblement national, elle a décidé de ne pas faire appel de sa condamnation.

"Oui, j'ai mis mes assistants parlementaires à disposition de Monsieur le pen"

"Les orientations politiques se décidaient à Montretout, assure Bruno Gollnisch, en référence à la résidence de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud. Oui, j’ai mis mes assistants parlementaires à la disposition de Monsieur Le Pen. Il m’est apparu naturel de placer ces assistants dans cette espèce de vigie qu’était Montretout".

"J’ai beaucoup travaillé, j'ai fait le job"

Entre 2009 et 2014, "j’ai participé à plus de 23.000 votes", explique Bruno Gollnisch à la présidente. "J’ai beaucoup travaillé, j'ai fait le job".

"Je n’ai pas la mémoire des années, Madame la présidente"

Interrogé simplement sur ses fonctions politiques exercées en France en en Europe au cours de sa carrière, Bruno Gollnisch donne le ton : "Je n’ai pas la mémoire des années, madame la présidente".

l'audition de Bruno Gollnisch commence

L'audition de Bruno Gollnisch ommence. Marine Le Pen n'est pas présente aujourd'hui dans la salle, ses avocats non plus. 

Bruno Gollnisch à la barre

Après Marine Le Pen et Louis Aliot la semaine dernière, place à Bruno Gollnisch à la barre. Figure historique du FN, fidèle de Jean-Marie Le Pen, il a été condamné à trois ans d'emprisonnement dont un ferme sous bracelet, 50.000 euros d'amende et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

hUITIème journée d'audience dans le procès en appel du RN

Bienvenue dans ce direct consacré à la huitième journbée d'audience du procès en appel des assistants parlementaires du RN. 

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