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Procès du RN : "En travaillant pour les députés européens, les assistants travaillent indirectement pour le parti", a déclaré Marine Le Pen

La cheffe des députés RN a plaidé la "bonne foi" du Front national, ce mercredi 21 janvier, au deuxième jour de son interrogatoire lors du procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du parti. La veille, elle a nié tout "système" de détournement de fonds, renvoyant la responsabilité au Parlement européen.

Marine Le Pen, au tribunal correctionnel de Paris pour son procès en appel, le 21 janvier 2026

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

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Les 3 infos à retenir
  • Lors de sa deuxième journée d'interrogatoire, Marine Le Pen a répété ses arguments de la veille et assuré qu'elle contestait "formellement" la mise en place d'un système généralisé par le Front national dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés.
  • La justice lui reproche, ainsi qu'au parti (alors appelé Front national) et à dix autres cadres, d'avoir embauché des assistants parlementaires pour leurs eurodéputés, rémunérés par des fonds européens, mais dont l'activité réelle n'était qu'au seul bénéfice de la formation d'extrême droite.
  • En première instance, le détournement de fonds public au préjudice du Parlement européen - qui s'est constitué partie civile - a été chiffré à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros déjà remboursés par une partie des prévenus. 
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10 heures de présence à la barre pour marine Le pen

La stratégie de défense de Marine Le Pen a finalement peu évolué. Seul le ton change réellement, plus posé moins vindicatif. Au total plus de 10 heures de présence à la barre. Elle conteste point par point : le peu de faute qu'elle concède ne relève pas de son fait mais de son entourage, à commencer par son père Jean-Marie Le Pen. Dans cette affaire, c'est le Parlement européen qui est de mauvaise foi, répète-t-elle.

"En travaillant pour les députés européens, les assistants travaillent indirectement pour le parti"

L'audition est de nouveau menée par la présidente de la cour. "Il y avait de la mutualisation lors des deux premières mandatures" au Front national, lorsque Jean-Marie Le Pen était président du parti, dit Marine Le Pen.

"En travaillant pour les députés européens, les assistants travaillent indirectement pour le parti car il bénéficie de cette influence", explique l'intéressée. 

Selon Jean-Marie Le Pen, "les activités de chef de parti et parlementaires sont enchevêtrées", lance la présidente. "La fonction et le mandat sont indissociables", rétorque Marine Le Pen.

Emploi fictif ou salarié clandestin ?

"Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous ne l’ayez voulu, Gaël Nofri travaille pour vous sans que vous ne l’ayez voulu. Je connaissais la notion de travail fictif, je ne connaissais pas celle de salarié clandestin", accuse l'avocat général.

"Je note le trait d'humour mais je ne suis pas poursuivie pour le contrat de M. Nofri", lui répond Marine Le Pen. La présidente lui rappelle alors que, dans le cadre des faits de complicité de détournement de fonds, elle a en effet à répondre des contrats pour lesquels son père était poursuivi. C'est le cas concernant le cas de Gaël Nofri.

Marine Le pen "conteste formellement" l'existence d'un système

"Vous contestez l'existence d'un système mis en place ?" demande la présidente. "Je le conteste formellement car ce sont les mêmes assistants qui travaillent d'une mandature à l'autre. Je n'ai jamais donné comme instruction d'embaucher des assistants", déclare Marine Le Pen.

"Il y a sûrement eu des assistants au cas par cas, de façon résiduelle, qui ont dû travailler au bénéfice du parti", reconnaît-elle.

Le Parlement européen ne fait pas "preuve de bonne foi" assure Marine Le Pen

Selon Marine Le Pen, le Parlement européen savait très bien que Thierry Légier était garde du corps. "Le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ne ressortant pas l'ensemble des contrats", attaque-t-elle. 

"Tout cela n'est pas caché. Il y a plusieurs bulletins de paie où il est indiqué garde du corps", martèle-t-elle.

marine le pen nie tout "système" de détournement de fonds

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National. 

Hier, aux premières heures de son interrogatoire, décisif pour sa candidature en 2027, Marine Le Pen s'est efforcée de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti.

10 heures de présence à la barre pour marine Le pen

La stratégie de défense de Marine Le Pen a finalement peu évolué. Seul le ton change réellement, plus posé moins vindicatif. Au total plus de 10 heures de présence à la barre. Elle conteste point par point : le peu de faute qu'elle concède ne relève pas de son fait mais de son entourage, à commencer par son père Jean-Marie Le Pen. Dans cette affaire, c'est le Parlement européen qui est de mauvaise foi, répète-t-elle.

Marine Le Pen évoque de "la débrouille"

Selon Marine Le Pen, à l'époque, c'était de "la débrouille" au sein du parti.

"Tout le monde travaillait avec tout le monde", dit Marine LE Pen

La présidente cite à nouveau Jean-Marie Le Pen, qui disait que les activités s'enchevêtrent. "Il n'y avait pas un cadrage précis. Tout le monde travaillait avec tout le monde", déclare Marine Le Pen.

Selon elle, tous les assistants parlementaires ont travaillé entre 2004 et 2009. "Après, était-ce un travail parlementaire ? C'est la cour qui répondra", affirme Marine Le Pen.

"Tous ces gens travaillent, la question c'est au bénéfice de qui"

"Il y a la nécessité du cas par cas", répète Marine Le Pen. "Tous ces gens travaillaient. La question c’est au bénéfice de qui", dit-elle. "Oui, c'est la grande question", résume la présidente.

"En travaillant pour les députés européens, les assistants travaillent indirectement pour le parti"

L'audition est de nouveau menée par la présidente de la cour. "Il y avait de la mutualisation lors des deux premières mandatures" au Front national, lorsque Jean-Marie Le Pen était président du parti, dit Marine Le Pen.

"En travaillant pour les députés européens, les assistants travaillent indirectement pour le parti car il bénéficie de cette influence", explique l'intéressée. 

Selon Jean-Marie Le Pen, "les activités de chef de parti et parlementaires sont enchevêtrées", lance la présidente. "La fonction et le mandat sont indissociables", rétorque Marine Le Pen.

L'audience va reprendre

Après une pause de 30 minutes, l'audience va reprendre. Marine Le Pen va désormais être interrogée en tant que représentante légale du RN, le parti étant poursuivi comme personne morale.

Au tour de Sandra Chirac Kollaric d'interroger Marine Le Pen

La deuxième avocate de Marine Le Pen, Me Sandra Chirac Kollaric, questionne à son tour sa cliente.

Les échanges se poursuivent entre Marine Le Pen et son avocat

Depuis plus d'une heure, Me Bosselut interroge sa cliente Marine Le Pen. 

Marine Le Pen répète ses arguments de défense

Face à son avocat, Marine Le Pen est à nouveau interrogée sur Thierry Légier et sa qualité de garde du corps. Elle répète ses mêmes arguments de défense, à savoir que le Parlement européen connaissait sa fonction.

Me Bosselut interroge sa cliente

Face à sa cliente, Me Bosselut évoque les procurations de Charles Van Houtte, le "gestionnaire" des contrats. "Est-ce qu'il y a eu un retour du Parlement européen sur ces procurations ?" lui demande-t-il. "Non", répond simplement Marine Le Pen.

L'avocat égrène ensuite des noms d'assistants parlementaires, que la leader d'extrême droite dit ne pas connaître. "Sur les 74 assistants parlementaires travaillant auprès des députés en 2015, il y a 80% que ne connais ni d'Eve ni d'Adam, encore aujourd'hui d'ailleurs", assure-t-elle.

La parole est à la défense

Après les avocats généraux, la parole est désormais à la défense. Me Bosselut dit vouloir faire appel à la "mémoire hypermnésique" de sa cliente. 

Marine Le Pen "conteste" les déclarations de Fernand Le Rachinel

L'avocat général reprend les propos de Fernand Le Rachinel, qui a dit qu'il y avait un système de pool d'assistants. "Je conteste les déclarations", dit Marine Le Pen.

Entendu jeudi dernier, Fernand Le Rachinel a expliqué que ses assistants parlementaires "travaillaient vraiment, mais pas dans les bonnes cases", disant ne pas voir vraiment le problème.

Emploi fictif ou salarié clandestin ?

"Julien Odoul vous envoie des notes sans que vous ne l’ayez voulu, Gaël Nofri travaille pour vous sans que vous ne l’ayez voulu. Je connaissais la notion de travail fictif, je ne connaissais pas celle de salarié clandestin", accuse l'avocat général.

"Je note le trait d'humour mais je ne suis pas poursuivie pour le contrat de M. Nofri", lui répond Marine Le Pen. La présidente lui rappelle alors que, dans le cadre des faits de complicité de détournement de fonds, elle a en effet à répondre des contrats pour lesquels son père était poursuivi. C'est le cas concernant le cas de Gaël Nofri.

Gaël Nofri est "mythomane et déséquilibré", dit Marine Le Pen

Après avoir évoqué le cas de Julien Odoul, où Marine Le Pen dit "ne pas avoir de relations poussées", l'avocat général parle de Gaël Nofri. 

"Vous le qualifiez de mythomane et votre père de bon à rien", attaque-t-il. "Il est mythomane et déséquilibré", soutient Marine Le Pen.

"Pourquoi le Parlement prend en charge cette protection ?", demande l'avocat général

"Pourquoi le Parlement prend en charge cette protection ?" demande l'avocat général, à propos de Thierry Légier. "C’est une assistance à l’exercice du mandat d’un député", répond Marine Le Pen. 

Thierry Légier, garde du corps historique de Jean-Marie Le Pen, est ensuite devenu assistant parlementaire de plusieurs députés RN, dont Marine Le Pen. Il a également assuré la sécurité de la cheffe de file du RN. Le Parlement européen, pour sa part, dit ignorer sa fonction de garde du corps.

Le cas de Thierry Légier abordé

Le cas de Thierry Légier est remis sur la table par le deuxième avocat général. 

Il y a une partie "un peu grisée" concernant Catherine Griset, dit Marine Le Pen

Selon Marine Le Pen, l'intégralité de son secrétariat était géré par Catherine Griset. Il y a une partie "un peu grisée", reconnaît-elle néanmoins.

Place aux questions des avocats généraux

Les avocats généraux, qui portent l'accusation, vont désormais interroger Marine Le Pen. 

L'audience reprend

Marine Le Pen est de nouveau à la barre. La présidente l'interroge, de nouveau, sur les conventions de groupement trouvés dans les scellés. "J'en ai objectivement aucun souvenir", répond Marine Le Pen.

L'audience va reprendre

Marine Le Pen et les autres prévenus sont revenus dans la salle. L'audience va bientôt reprendre.

L'audience est suspendue

L'audience est de nouveau suspendue. Elle reprendra à 14 heures avec les questions du ministère public.

Marine Le Pen interrogée par l'avocat du Parlement européen

Après les questions des assesseurs, Marine Le Pen est interrogée par Patrick Maisonneuve, avocat du Parlement européen, qui s'est constitué partie civile. "Avez vous toujours le même regard que ce que vous avez dit en première instance, que la décision était politique, et quelle avait bafoué l’état de droit ?" 

"Je considère toujours que l’inéligibilité avec exécution provisoire est contestable au regard de la démocratie", répond Marine Le Pen.

L'avocat du Parlement européen continue de la questionner sur l'existence d'un système. "Il ne faut juste pas juger toutes les choses en même temps", rétorque-t-elle. 

L'audience reprend

Après une pause de 20 minutes, l'audience reprend.

La séance est suspendue

Les débats sont suspendus pendant 15 minutes. L'audience reprendra avec les questions des assesseurs.

Marine Le pen "conteste formellement" l'existence d'un système

"Vous contestez l'existence d'un système mis en place ?" demande la présidente. "Je le conteste formellement car ce sont les mêmes assistants qui travaillent d'une mandature à l'autre. Je n'ai jamais donné comme instruction d'embaucher des assistants", déclare Marine Le Pen.

"Il y a sûrement eu des assistants au cas par cas, de façon résiduelle, qui ont dû travailler au bénéfice du parti", reconnaît-elle.

Gaël Nofri est un "personnage étrange", selon Marine Le Pen

La présidente s'intéresse maintenant à Gaël Nofri, qui affirme avoir bénéficié d'un emploi fictif lors de la campagne présidentielle de 2012. "C'est un personnage étrange", dit Marine Le Pen.

Selon la leader d'extrême droite, son ancien conseiller "ne signe jamais de la même façon et ne met jamais les bonnes dates sur les documents administratifs".

Gaël Nofri, désormais adjoint de Christian Estrosi à Nice, dit avoir été rémunéré par l'entreprise privée de l'expert-comptable du FN en 2012, alors qu'il travaillait pour le parti. Il a dénoncé un "système de corruption généralisé".

Marine Le Pen "regrette" que Charles Hourcade n'ait pas fait appel

Place à présent au cas de Charles Hourcade, qui n'a pas fait appel dans ce procès. "J'ai compris ses raisons et je l'ai regretté", déclare Marine Le Pen.

Les anciens députés européens Marie-Christine Arnautu, Marie-Christine Boutonnet, Dominique Bilde, Mylène Troszczynski, ainsi que les ex-assistants Yann Le Pen - l'une des sœurs de Marine Le Pen -, Thierry Légier, Micheline Bruna, Gérald Gérin, Guillaume L'Huillier, Loup Viallet, Charles Hourcade, Laurent Salles - décédé début juillet - et le "gestionnaire" des contrats Charles Van Houtte n'avaient pas fait appel. Tous reconnus coupables, leurs condamnations sont devenues définitives.

Les assistants parlementaires d'autres députés évoqués

L'interrogatoire se poursuit sur les cas des assistants parlementaires d'autres eurodéputés, comme celui de Laurent Salles pour Louis Alliot. Concernant ce dernier, Marine Le Pen évoque "son compagnon de l'époque".

Un assistant parlementaire a "vocation à avoir une fonction plurielle", selon Marine Le Pen

Marine Le Pen défend le travail de Guillaume L'Huillier. "Il a été amené à faire des notes sur les sujets d'actualité de l'Union européenne", dit-elle. "Un assistant parlementaire a vocation à avoir une fonction plurielle."

L'audition se poursuit sur le contrat de Guillaume L'Huillier

La présidente s'attaque au contrat de Guillaume L'Huillier, assistant parlementaire de Bruno Gollnisch puis de Marine Le Pen. "C'est un garçon intelligent", souligne la leader de l'extrême droite.

Marine Le Pen explique qu’il n’est pas "raisonnable" de lui demander des preuves de son travail d’assistant parlementaire car les faits sont trop anciens. " Je n'ai aucune raison de conserver des archives des notes d'un assistant parlementaire avec lequel j'ai travaillé il y a 10 ans", dit-elle.

L'ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen a été condamné à 12 mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans d'inéligibilité.

Selon Marine Le Pen, le Parlement européen "était parfaitement informé"

"Sur les campagnes électorales, vous prenez soin de bien appliquer les règles, pourquoi n’avez vous pas pris soin de bien respecter les règles du Parlement européen ?" questionne la présidente. "Les règles évoluent tout le temps", rétorque Marine Le Pen.

"Nous n'avons pas commis d'irrégularités. Le Parlement européen acceptait la situation depuis des années en toute connaissance de cause", poursuit-elle. 

"J'affirme de la manière la plus solennelle que le Parlement européen était parfaitement informé de ce contrat", attaque-t-elle. Didier Klethi, représentant de l'institution, souffle depuis les bancs des parties civiles.

"Nous étions totalement de bonne foi", défend Marine Le Pen

Marine Le Pen répond concernant son besoin de garde du corps. "J'ai été en danger bien avant d'être députée", assure-t-elle. 

Et d'affirmer : "Nous étions totalement de bonne foi." "Pourquoi est ce que nous sommes des gens rigoureux et que nous semblons d'une absence totale de rigueur ? Car nous étions totalement de bonne foi."

Le Parlement européen ne fait pas "preuve de bonne foi" assure Marine Le Pen

Selon Marine Le Pen, le Parlement européen savait très bien que Thierry Légier était garde du corps. "Le Parlement européen ne fait pas preuve de bonne foi en ne ressortant pas l'ensemble des contrats", attaque-t-elle. 

"Tout cela n'est pas caché. Il y a plusieurs bulletins de paie où il est indiqué garde du corps", martèle-t-elle.

Marine Le Pen dit "regretter" de ne pas avoir demandé les horaires de badge

"Je regrette de ne pas avoir demandé les badgeages" de Thierry Légier, déclare Marine Le Pen. Selon elle, "cela prouve qu'il a bien travaillé".

Alors que le Parlement européen dit ignorer le rôle de garde du corps de Thierry Légier, Marine Le Pen assure qu'il "se trompe".  "Il était tout le temps avec Jean-Marie Le Pen, il apparaît dans des milliers de vidéos, il a une autorisation pour son port d'arme", énumère-t-elle. 

La présidente passe au contrat de Thierry Légier

Thierry Légier "est rattaché à Jean-Marie Le Pen" mais "sera embauché par vous", affirme la présidente.  "Ce n'est pas tout à fait vrai", rétorque la leader d'extrême droite.

"Il s'occupe de la sécurité de tout le monde. Quand Jean-Marie Le Pen rentre le soir à son hôtel, il est avec moi", poursuit-elle. "Il répond même au téléphone quand il est à Strasbourg car il n'a pas grand chose à faire". Selon Marine Le Pen, Thierry Légier "donne un coup de main aux assistants parlementaires". 

Ce n'est pas parce qu'il est garde du corps, qu'il est "limité et qu'il ne peut rien faire d'autres". "Il a fait la sécurité de l'ensemble du groupe."

Marine Le Pen n'a "aucun souvenir" de la possibilité d'établir des groupements

Selon la présidente, deux conventions de groupement "existent" dans les scellés. "Deux conventions de groupement parfaites avec les noms des assistants parlementaires et les quotes-parts de chacun tel que le Parlement européen le demandait", poursuit-elle, affirmant que Marine Le Pen "connaissait la possibilité d'établir des groupements".

"Je n'ai absolument aucun souvenir de cela", assure l'intéressée. La défense demande à voir les pièces. "Ce sera fait cet après-midi", répond la cour.

Marine Le Pen assure ne pas avoir eu connaissance d'un "concept de groupement"

Selon la présidente, Michèle Bruna dit qu'elle a "agit sous vos directives à tous les trois, mais elle va aussi dire qu'elle a toujours été la secrétaire particulière de Jean-Marie Le Pen, qui le reconnaît lui-même".

"Je ne vois pas dans ces déclarations vagues de la part de Jean-Marie Le Pen de contradiction. Elle était en pool. On voit bien qu'on essaye de partager. Si on avait eu ce concept de groupement, nous ne le connaissons pas", assure Marine Le Pen.

Le cas de Michèle Bruna désormais évoqué

C'est désormais le statut de Michèle Bruna, assistante parlementaire à mi-temps et assistante  personnelle de Jean-Marie Le Pen, qui est soulevé par la présidente. 

"Elle fait connaître les réunions,  les dates, elle reçoit les informations sur les assistants. Et c'est Jean-Marie Le Pen qui la prend en charge", explique Marine Le Pen. 

Selon la cheffe de file des députés RN, Jean-Marie Le Pen leur dit "d'en prendre une part car elle travaille pour tout le monde". "Bruno Gollnisch et moi même avons accepté d en prendre une partie, ce n'est pas honteux", dit-elle.

Marine Le Pen dit faire un "mea culpa"

Le statut d'assistante parlementaire accréditée obligeait Catherine Griset à rester à Bruxelles. "Elle m'avait demandé de repasser en assistante parlementaire locale car elle ne repassait plus à Bruxelles qu'une fois par mois et j'ai laissé traîné", reconnaît Marine Le Pen.

"Mea culpa", poursuit-elle, disant avoir "été assez durement sanctionnée". "Oui, vous nous avez remboursé 80.000 euros", répond la présidente.

Catherine Griset a été condamnée en première instance

En première instance, le tribunal correctionnel a condamné Catherine Griset pour recel de détournement de fonds public, reconnue coupable d'avoir bénéficié d'un emploi fictif d'assistante d'eurodéputé alors qu'elle ne travaillait que pour le FN. 

Une peine de 12 mois avec sursis et deux ans d'inéligibilité avec exécution provisoire a été prononcée contre l'ancienne cheffe de cabinet et très proche de Marine Le Pen. Elle est depuis devenue elle-même députée européenne. 

Catherine Griset est "la porte d'entrée" à Marine Le Pen, selon l'intéressée

"Alors qu'elle est votre assistante parlementaire accréditée, elle figure toujours à votre cabinet sur l'organigramme et même après elle devient cheffe de cabinet. C'est ça qui interroge la cour", questionne la présidente. 

"Mme Griset est la porte d'entrée de Marine Le Pen", répond cette dernière.

Le cas de Catherine Griset soulevé par la présidente

Dans le cadre du statut des assistants, la présidente évoque le cas de Catherine Griset. Elle a été son assistante parlementaire accréditée entre 2010 et 2014 puis de 2014 à 2016. 

"Elle m'a toujours suivie", confirme Marine Le Pen, "d'avocate à directrice des services juridiques puis de directrice juridique à députée". Selon la leader d'extrême droite, Catherine Griset était notamment en charge des agendas et des courriers lorsqu'elle était députée.

Catherine Griset, condamnée en première instance, est l’une des prévenues de ce procès en appel.

Le statut des assistants parlementaires évoqué

L'interrogatoire de Marine Le Pen commence par les différences entre les assistants accrédités et les assistants locaux. 

"Il y a une énorme différence entre le député non inscrit et le député d'un groupe. Il était connu que l'objectif était d'interdire aux députés FN d'accéder aux moindres missions de groupes. Nous étions privés de travail législatif", déclare la leader d'extrême droite.

L'audience de Marine Le Pen reprend

Marine Le Pen est de retour à la barre, pour sa deuxième journée d'interrogatoire. Habillée d'un tailleur foncé, la leader d'extrême droite semble détendue. 

Toute la journée sera consacrée à son audition.

marine le pen nie tout "système" de détournement de fonds

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National. 

Hier, aux premières heures de son interrogatoire, décisif pour sa candidature en 2027, Marine Le Pen s'est efforcée de casser l'image d'un "système" institutionnalisé de détournements de fonds européens par son parti.

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